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Marvin ⊹ What if I don't get over you ?

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- EMPLOI : Ingénieur système à l'Agence
- ETUDES : Ecole d'ingénieur, cursus spécialisé informatique
- NEED TO KNOW : Fils aîné des Garisson, il a 2 sœurs et 1 frère
Marié à Maya depuis 7 ans
Il est très sportif
Il souffre de dépression


- ADJ : 25
- COMPTES : /
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- © : (av) BALACLAVA (gif) Daddario Daily
- TES CREDITS : 156
- MESSAGES : 134
- DATE D'INSCRIPTION : 23/07/2018
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MessageSujet: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Ven 28 Sep - 15:15


Le chaos avait fondu sur Heaven et refermé ses serres acérés à la gorge de la population. Et au milieu de cet Enfer, tous les regards se tournaient vers l’Agence, l’entité immuable et toute puissante imposant sa loi, tant et si bien que même en cas de crise, on ne savait plus comment réagir sans entendre sa voix impétueuse donner les ordres. Il semblait pourtant que ce soir, l’Agence elle-même soit dans l’incapacité de trouver quoi dire. À l’intérieur de ses murs, les gens importants se réuinnissaient pour mettre en place une stratégie, un plan de sauvetage dans l’espoir de limiter les dégâts. Les autres obéissaient aux ordres ou erraient sans savoir quoi faire. James se tenait quelque part entre ces deux états. En tant qu’employé zélé et parfait petit produit du système, il allait sans dire que le jeune homme croyait dur comme fer que la situation serait bientôt sous contrôle. Officiellement, du moins. Depuis son bureau au sous-sol du bâtiment, il entendait l'effervescence, le chaos des étages supérieurs où étaient prises les décisions et celui, plus inquiétant, des rues de la ville. Sans les puces, certains profitaient, d’autres paniquaient. Son rôle à lui était simple : s’assurer que les serveurs tiendraient bon jusqu’à un retour à la normale, qu’aucune donnée ne serait perdue ou volée, qu’aucune panne ne compromettrait le bon fonctionnement du système. Ça ne lui demandait pas beaucoup de travail, hélas et lui offrait donc une chance quasi exceptionnelle de réfléchir et de se poser des questions. Du genre de celles qu’il évitait soigneusement de se poser habituellement. Il avait même eu le temps de parler au téléphone avec Maya et quoi qu’il lui ait assuré que l’Agence avait la situation sous contrôle, plus le silence s’installait dans la salle des serveurs, moins il y croyait.

Personne n’avait su lui dire ce qui se passait réellement, lui laissant croire qu’on ne le savait simplement pas. Peu des employés de l’Agence étaient encore à leur poste, contrairement à lui et la quasi totalité des Guardians avaient été envoyés dans les rues pour contenir les émeutes. Quelque chose n’allait définitivement pas et l’Agence ne semblait pas tellement savoir comment réagir. Et peut-être que ça ne datait pas de ce soir, que James s’interroge. C’était même sûr, en fait, quoiqu’il refuse de l’admettre. Ça avait commencé quelques mois plus tôt, après le traitement imposé à sa petite sœur, la façon dont ses parents avaient rejeté deux de leurs enfants sans faillir. Cette nuit avec Marvin, à laquelle il s’interdisait de penser et qui continuait pourtant de lui faire mal, comme marquée au fer rouge dans sa chair. Les remarques dérangeantes et pourtant pertinentes de Jessie. Il avait toujours suivi les règles, joué le jeu, tout donné à l’Agence et pourtant, il souffrait. Alors à quoi bon ? Et ce soir, le système semblait vouloir s’effondrer, lui laissant une chance inespérée de se demander : serait-ce vraiment un mal, si ça arrivait ?

La possibilité qu’il puisse se séparer de Maya, mener sa vie, même si ça signifiait décevoir ses parents, en l’absence de lois pour l’en empêcher, faisait son chemin dans son crâne et rien ne vint le perturber dans cette dangereuse remise en question. Il ne sut même pas dire avec précision quelle pensée fut celle de trop, celle qui parvint à le convaincre tout à coup qu’il pouvait agir, changer le monde autour de lui, dans le but égoïste d’obtenir plus qu’un avant-goût du bonheur. Mais alors que les couloirs de l’Agence s’étaient vidés et que le silence et la nuit s’étaient installés plus fortement, James s’était retrouvé à faire quelque chose de plus impensable encore. Le disque dur était rangé dans un tiroir de son bureau depuis des mois, des années peut-être. Il l’utilisait parfois pour des maintenances, pour faire son travail tout simplement. Cette nuit, pourtant, il le sortit de sa cachette d’une main tremblante et n’hésita pas plus de quelques secondes à le brancher à son ordinateur. Et depuis plus de dix minutes, il observait l’écran de ses yeux écarquillés, suivant avec attention la barre de chargement se remplir lentement tandis qu’il enregistrait une copie d’une part - tellement infime - des données stockées sur les serveurs de l’Agence. Ça n’était presque rien. Des irrégularités dans les fichiers, des informations prises au hasard dans la base de données, des choses à première vue bien innocentes, mais qui, si elles étaient révélées, pourraient faire d’horribles dégâts. Elles donneraient un aperçu de la quantité impensable et malsaine de ce que l’Agence enregistrait de chaque citoyen. La moindre irrégularité dans le rythme cardiaque, la position à chaque seconde de la journée, chaque petit détail qu’on puisse traduire en ligne de code et qui, une fois traité par le bon programme, renfermait un pouvoir inimaginable. De quoi faire peur, peut-être, réveiller les esprits endormis dehors. De quoi faire chanter certains, libérer d’autres. De quoi tout bousculer.

Qu’il soit capable de faire une telle chose effrayait considérablement James. Mais pas autant qu’il le fut quand la porte de la pièce s’ouvrit brusquement, laissant entrer un faisceau de lumière blanche. Il leva aussitôt les yeux vers la porte et se remit sur ses pieds dans un bond, avant même de savoir ce qui se passait. Pris la main dans le sac, clairement, quoiqu’on ne puisse pas voir son écran depuis l’entrée. Son visage peinait à cacher la culpabilité, l’horreur aussi. Et finalement la surprise, quand son cerveau réussit à se reconnecter et à transformer la silhouette sous ses yeux en un visage familier. Il ne l’avait pas vu si souvent, pourtant et pas aussi longtemps qu’il l’aurait voulu. Mais son esprit s’occupait de le hanter avec ce même visage depuis des jours maintenant, si bien qu’il envisagea une seconde qu’il était encore une fois victime d’un souvenir trop prenant. Un frisson courut dans son dos. “Marvin ?” Pourquoi l’homme se serait-il trouvé ici, après tout ? Ça n’avait aucun sens. Et pourtant, il lui semblait définitivement trop réel pour n’être qu’un produit de son imagination exacerbée. Sans qu’il ne cherche beaucoup plus loin, James se mit en marche et s’approcha de l’homme, qu’il dépassa rapidement. Il ferma la porte dans un claquement infernal, plus préoccupé à l’idée que quelqu’un les trouve ici tous les deux que de savoir ce que l’homme faisait là. Ou du moins fut-ce le cas jusqu’à ce que la porte ne soit fermée et que la lumière plus ténue de la pièce ne les enveloppe. Ils se tenaient juste un peu trop près l’un de l’autre, sans se toucher pourtant, mais James peinait déjà à respirer. “Qu’est-ce que tu fais là ?” demanda-t-il, les mots échappant difficilement à sa gorge nouée. “Si quelqu'un te trouve ici, je vais avoir de gros problèmes...” ajouta-t-il, plus bas. Beaucoup moins assuré aussi. Son regard s'était égaré un instant de trop sur le visage de l'homme, créant un nouveau court-circuit dans son crâne.
 
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Caste trois
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- EMPLOI : Professeur de lettres/journalisme.
- ETUDES : Lettres
- LOGEMENT : District 3
- NEED TO KNOW : Vient du district 4, est monté en grade grâce à un diplôme.
A choisi de ne pas se coupler.
Accumule les histoires d'un soir avec toute sorte d'homme.
Sa mère est en prison pour s'être tournée contre l'agence.
Est en froid avec son père, et aussi un peu avec sa soeur.
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- COMPTES : Zachary Hansen
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Ven 28 Sep - 19:20



Un prétexte. Une lubie. Ta puce endormie, éteinte, qui te laissait une liberté dont tu avais toujours rêvée. Une liberté grisante, l’espoir de toute une vie. Tu t’étais laissé prendre par le moment. T’avais pas hésité une seconde, et t’avais rejoint Haley. Sortir les prisonniers. L’espoir de serrer ta mère dans tes bras, de la sentir blottie contre toi, et de préférence à l’extérieur des quatre murs de cette prison qui te prenait au plus profond de toi. T’avais vu ta vie recommencer, ce soir, quand tu avais réalisé que ce n’était pas seulement ta puce qui avait cessé de fonctionner. Ce n’était pas juste toi qui t’étais éteint à jamais du système de surveillance de l’Agence. Tu n’étais ni mort, ni considéré comme tel. Ta vie finirait par reprendre, un beau jour, à subir de nouveau le joug menaçant de l’ombre que représentait ce colosse aux pieds d’argile, une ombre qui pourtant ne t’effrayait pas. Ou qui ne t’effrayait plus, et ça depuis bien longtemps. Oui, mais quand reprendrait-elle ? En avais-tu seulement envie ? Tu ressemblais à un vieux chat, qui marchait au ralenti, comme si chaque fois que tu posais un pied au sol, ça te procurait une douleur si grande que ta crainte de souffrir te faisait prendre encore plus de temps à te mouvoir, prolongeant l’agonie de ta vie.
Mais ce soir-là, la chance n’avait, une fois de plus, pas été de ton côté. T’avais aidé à libérer des prisonniers. Ca oui. Mais il n’avait pas été question de libérer ta mère. En les rejoignant, tu savais déjà pertinemment que les free spirits étaient ambitieux. Et Madame Harper, elle, ne semblait que trop loin du centre de leurs préoccupations. T’avais pas eu le choix, une fois encore, il avait fallu que tu te fasses une raison. Peu importait combien ça pouvait être difficile. Comme un nouvel Adieu à formuler, alors que t’avais eu l’impression d’avoir la clé pour accéder à une parcelle, même infime, du bonheur auquel tu ne pensais pas pouvoir un jour prétendre. Mais l’espoir n’avait été que momentané. Et, peut-être dans la recherche d’un réconfort, une sorte qui finirait par te faire du mal, t’avais eu une idée. Que t’avais partagée avec le groupe. Un coup de folie parmi tant d’autres, auquel tu ne croyais pas. Un vrai coup de poker. Et t’espérais te tromper, que les battements affolés de ton coeur n’auraient pas raison, ni de toi, ni de la suite des événements.
Comme une consolation, l’espoir de voir un visage connu, celui qui t’obsédait, alors que t’avais tout fait pour passer à autre choix, voilà ce qui t’avait guidé à aller jusqu’à l’agence. Pourtant, t’espérais ne pas le voir. Lui. Lui qui berçait tes rêves, avant de les voir se transformer en cauchemar, à le voir avec sa femme. Mais dans un sens, pourquoi diable ça te faisait quelque chose ? L’attirance entre James et toi, c’était purement physique. Purement stratégique et intéressé. Oui, t’étais intéressé. Par lui, mais surtout par ce qu’il représentait. Sa place à l’agence, la voilà ta voie d’entrée pour tout détraquer. Pour montrer au système ses erreurs. Pour faire libérer ta mère. Pour retrouver ta famille. Pour reprendre le contrôle. Tu y croyais, plus que tout au monde. Parce que pour la première fois depuis des années, t’avais les bonnes clés en main pour y arriver. Pour voir le monde à portée de ta main. Erreur de débutant ou pensée folle te poussant aux extrêmes, tu n’osais pas choisir, préférant une troisième alternative : le début d’une nouvelle histoire. Une histoire dans laquelle tu poussais ton coeur à ne pas laisser de place pour un James. Il n’était aux yeux de ton cerveau, qui essayait de contrôler tout le reste que l’instrument de ton plan. Un instrument crucial, mais c’était tout ce qu’il restait. Quand bien même ça pouvait être dur.
Les autres avaient approuvé ton idée, te laissant gérer seul. T’avais prévenu qu’au pire, t’aurais les moyens de t’en sortir. Les moyens de passer outre les filets, même si t’étais le fils de la si célèbre criminelle de société, Yun Harper. Une femme révolutionnaire, qui n’avait pas eu la chance d’évoluer avec son temps, un temps bien trop en retard pour elle. Alors, bien qu’il n’était déjà que trop tard, te laissant espérer trouver un bâtiment sombre, froid, vidé de toute vie humaine, tu savais que si tu te trouvais à croiser quelqu’un, tu t’en sortirais. De toute façon, t’étais de la graine de ceux qui n’avaient pas de chance, mais qui arrivaient à s’en sortir, parce qu’ils avaient les bons outils. Il était malin, le fils Harper. La suite, on la connait. Tu ne t’étais pas fait prier, et t’avais enjambé ta moto, pour te rendre jusqu’à l’Agence. T’avais déjà été devant. Un nombre incalculable de fois. Mais jamais, t’étais entré pour te rendre dans les salles plus spécialisées. Comme celles des serveurs. Et ça te foutait une sacrée boule au ventre. Non, bien sûr, rien à voir avec ton brun, James. Evidemment. D’ailleurs, il n’était pas “ton brun” non plus. Juste une sorte d’objet. Il fallait que t’avances avec cette idée dans la tête. Parce que tu te trompais. Ce n’étaient pas des sentiments amoureux. Juste la crainte de faire du mal à un être humain, une personne comme toi, ton père, ta mère, ou Vanessa. L’exemple de ta famille te rappelait constamment à l’ordre, et te montrait tout ce que tu ne voulais pas faire. Malheureusement, ton rôle, ton plan, servaient un intérêt supérieur. Pas celui de ta famille. Celui d’une société corrompue, trompée et aveuglée. Une société qui ne pourrait jamais avancer, s’épanouir dans le malheur groupé de ses membres. Une société qui pourrait surtout aspirer à tellement mieux. Et ouvrir les yeux à ceux qui vivaient avec eux, c’était certainement l’une des choses les plus importantes pour toi. De faire tomber l’Agence pour avoir un vrai gouvernement. Un gouvernement avec toi ? Non, pas du tout. Toi, t’étais pas fait pour ça. T’étais pas dans cette optique. T’aimais ta vie en tant que prof, et la liberté presque infinie que ça t’offrait. L’ouverture d’esprit, et surtout, le fait de rester à la page. T’étais pas vieux. Trente-trois piges, et pourtant, t’apprenais tellement plus de la jeunesse que ce que t’aurais jamais pu penser. Déjà par leur ouverture d’esprit. Et leur façon d’envisager leur vie, avec des rêves que toi, t’avais pas connus. Ou alors qui s’étaient évaporés à peine arrivés dans ta tête.
T’avais tellement pensé que t’avais à peine réalisé que t’étais arrivé. La boule au ventre se manifesta une nouvelle fois, comme un poid ralentissant tes pas. Nous y voilà. T’étais au pied de l’Agence. Et tes yeux se faisaient rond de voir que, bien qu’il ne se fasse tard, personne n’était là pour surveiller. Pour protéger les données des citoyens qui devaient vouer presque une allégeance éternelle au colosse aux pieds d’argile. Pendant l’espace d’un instant, t’oubliais que plus rien d’électronique ne fonctionnait. T’étais libre d’entrer. De te cacher quelque part si t’entendais des pas retentir dans un couloir. Sans que personne, non vraiment personne ne le sache. Et finalement, c’était grisant. Comme si l’adrénaline de la libération des prisonniers s’amplifiait si fort que c’était à peine si ton corps pouvait le supporter. Et ça faisait un bien de fou de te sentir encore plus capable. Sans aucun mal, t’avais réussi à pénétrer dans le bâtiment. T’avais fait un plan, des années auparavant, alors tu ne nécessitais pas d’un James pour t’indiquer où se trouvait la salle des serveurs. Le temps d’arriver au bon étage, et tu comptais les portes. Une fois au bon nombre selon ce vieux plan cartographié, t’ouvrais la porte, sans réaliser qu’il y avait déjà quelqu’un. Et qui ! James se trouvait devant tes yeux, pris sur le fait de tu ne savais quoi. L’air coupable le rendait tellement plus...tout. Pendant un moment, t’avais hésité. Etait-ce bien lui ? Ou bien un autre sosie qu’il avait à Heaven ? Mais sa voix brisant le silence pour dire ton prénom t’arrachait un frisson qui se baladait sur tout ton corps. C’était bien James. T’aurais reconnu son timbre parmi des centaines, des milliers, des millions peut-être. Le souvenir de sa voix résonnant entre les murs de ta très humble demeure, ton appartement délabré. L’impression de sentir son parfum, lui qui désormais, était si près de toi. T’aurais bien faint que tu n’étais pas surpris, en criant d’un ton presque heureux le fameux mot “supriiiise” qu’on chantonnait aux anniversaires, faisant frétiller ses doigts au bout de bras tendus comme formant une croix avec le reste du corps. Mais la surprise, à ce moment précis, elle était tienne. Ne se devait-il pas d’être avec sa femme, à ce moment précis ? Dans ce genre de situation, il ne l’aurait tout de même pas laissée ? Tu te mordais l’intérieur de ta joue. Voilà qui compliquait ton plan. Comme depuis le début. James aurait pu si facilement être une sorte de mot de passe te laissant entrer dans les comptes de l’Agence, se montrait si rapidement être un obstacle pour toi. Mais il fallait que tu en tires ton avantage. C’était encore et toujours ce que tu faisais le mieux. En guise de réponse, tu utilisais le ton interrogatif à ton tour. « Et toi, qu’est-ce que tu fais là?» Tu devais être con. Ou le faire exprès. Il travaillait là. Même si, à cette heure-ci, il devrait avoir évacué les lieux depuis longtemps. Comme toutes les âmes vendues à l’Agences, ces âmes laissées aux mains du diable. En entendant sa phrase, tu roulais des yeux. « T’en fais pas, je dirais que je te retenais contre ton gré, si on me voit. T’auras pas de problème, t’es rassuré ? » jetais-tu, comme de rien, quitte à lui en mettre plein la tronche. Pourtant, t’avais pas été dans l’agressivité. Plus dans cette tentative de rassurer. C’était non prémédité. Et pourtant, ça te donnait la suite pour arriver à tes fins. D’une pierre deux coups ? C’était pas ça l’expression ? Même si dans le fond, ça finirait un jour par te revenir en pleine gueule. Comme un boomerang. Parce que, peut-être, tu finirais par comprendre le pourquoi du comment. Mais rien ne servait de l’évoquer, t’étais bien trop borné pour l’instant. Mieux valait te laisser t’embourber dans ton jeu malsain. Même de te le dire, ça n’aurait rien changé, t’étais un peu trop fixé sur ton idée. Alors, tu jouais. Une nouvelle fois, c’était Game On. En espérant ne pas faire Game Over trop vite. Tu me mordais la lèvre inférieure en le fixant dans les yeux. Il avait beau faire sombre, il serait capable de le remarquer. Et tu prenais, une nouvelle fois la parole. Pour vraiment faire débuter la partie. « James.. J'en peux plus.. » Les mots déferlaient comme d'une pluie, d'une facilité déconcertante. Presque comme si t'arrivais à penser ce que t'allais dire. Comme si tu le pensais vraiment. « Tu me manques tellement.» tu passais une main sur son bras, remontant jusqu'à l'épaule, ce qui t'arrachais bien malgré toi un nouveau frisson. Une sensation frustrante jusqu'à l'excès, mais tellement plaisante. « Je n'arrête pas de penser à toi. » ça, au moins, c'était la vérité, tu ne l'avais pas inventée. Comme quoi, même dans les mensonges, on est obligé de raconter une immense partie de la vérité. Et toi non plus, tu n'échappais pas à cette règle.

 
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Sam 29 Sep - 1:06


La panique s’égara un instant, pour laisser la place à la saveur tout aussi désagréable du malaise, aux premiers mots que l’homme laissa échapper. Il était là parce qu’on le lui avait demandé, parce que c’était son travail. Parce qu’il obéissait constamment aux ordres, sans jamais tenir compte de ce qu’il voulait réellement, de ce qui était bien ou mal, de quoi que ce soit d’autre que les moindres désirs de sa Sacro-sainte Agence. Ça ne l’avait jamais gêné avant, pourtant, fut même un temps où James était fier d’être employé ici, de participer à ce que le système fonctionne et perdure. Mais ce soir, face à Marvin… Il se sentait nauséeux, dégoûté de lui-même, de participer à sauver un régime qui l’opressait personnellement, alors qu’il se tenait devant ce qu’il désirait sans doute le plus au monde et qu’on lui interdisait pourtant. Et désormais, Marvin savait. Non pas qu’il n’était qu’un instrument aux mains de l’organisation, mais qu’il leur appartenait au point d’avoir renoncé à ce qu’il était pour leur plaire. De ça, James avait réellement honte, ces jours-ci, plus encore quand le regard de l’homme pesait sur lui comme c’était le cas en ce moment. Il ne répondit rien, mais il baissa les yeux et c’était certainement un aveu suffisant. Il les releva rapidement, cependant, son cœur se serrant de nouveau aux paroles qui suivirent. Il n’était pas rassuré, non, mais définitivement plus mal à l’aise. Blessé aussi, alors qu’il était vu exactement comme il était, non ? Et qu’est-ce que ça changeait ? Tout était clair entre eux depuis le premier jour. Une nuit et rien d’autre. Un souvenir qui refusait peut-être de s’effacer, mais ça n’aurait dû avoir aucune importance. Et pourtant, ça en avait. Que Marvin le voit comme ça, comme une pauvre petite chose au service du Mal, c’était… Plus qu’il ne pouvait en supporter. Ça lui donnait envie de répliquer, de nier. De sauver quelque chose qui n’existait que dans son esprit torturé.

C’était, du moins, ce qu’il se répétait comme un mantra pour tenir le coup. Il n’y avait rien entre eux, il n’y aurait jamais rien. C’est mieux comme ça. Ces mots tournaient en boucle dans son crâne chaque fois qu’il avait le malheur de repenser à cette nuit. Ils se révélaient désespérément insuffisants et le furent d’autant plus quand, finalement, l’ambiance se transforma tout à coup. Avant même de réaliser pleinement ce qui se passait, James ferma les yeux et inspira profondément. Il n’eut même pas l’occasion de se sentir stupide de réagir aussi intensément alors qu’il ne se passait encore rien. Rien d’autre que son nom sur les lèvres de Marvin. Mais personne d’autre ne savait le dire de cette façon, ou personne ne s’y était risqué en tout cas et, inévitablement, cela faisait remonter des images qu’il aurait voulu enfouir profondément. Son corps se tendit, imperceptiblement, mais pas d’angoisse. D’attente. De quelque chose qui n’aurait pas dû venir et qui se produit pourtant. Un contact. Une caresse si désespérément légère. Un aveu, dont il n’osait même pas rêver. Un frisson le traversa de nouveau, son regard embrassa entièrement l’homme planté devant lui, s’arrêtant finalement sur la main posée sur son épaule, ou au moins ce qu’il pouvait en voir. Le reste lui échappa complètement, un peu comme tout ce qui se passait pour lui ce soir. Porté par un instinct qui lui était complètement inconnu, il força sa place contre le corps de Marvin, pressant jusqu’à ce que ce ne soit plus possible, jusqu’à ce l’homme soit coincé entre lui et la porte. Il trouva ses lèvres aussi aisément que s’il ne les avait jamais quittées depuis la première fois et laissa, un moment, s’effacer toute la frustration et le manque qu’il ressentait depuis trop longtemps.

Il faisait cela trop souvent, réalisa-t-il vaguement, s’oublier un instant aux lèvres de Marvin sans y avoir été invité. Dès que cet homme entrait dans l’équation, une toute nouvelle version de James se réveillait. Pas totalement assurée, mais juste assez pour trouver des moyens efficaces d’exprimer la passion, le besoin presque maladif qui l’animait en sa présence. Il l’avait fait plus souvent qu’à son tour, cette nuit-là et encore le matin suivant. Juste avant d’être si douloureusement rejeté. Un dernier baiser comme la plus dangereuse des tortures, l’impulsion nécessaire à la chute. Les souvenirs de ce moment affluèrent rapidement à l’esprit de James, le motivant un instant à s’offrir un peu plus dans le présent. Jusqu’à ce que ça ne le frappe. La froideur avec laquelle Marvin l’avait repoussé ce jour-là. C’est mieux comme ça. La façon définitive dont il avait prononcé ces mots. Et pourtant, il était là ce soir.   Le jeune homme mit fin au baiser presque aussi brusquement qu’il l’avait engagé. Son corps resta pressé contre celui de Marvin, mais il éloigna son visage juste assez pour croiser son regard. “Je croyais que tu ne voulais plus me revoir.” souffla-t-il, d’un ton relativement neutre malgré la tempête qui venait d’éclater dans son crâne. Mais après tout, James non plus n’en avait pas eu envie. Ou du moins avait-il cherché à s’en convaincre. “Je n’ai pas cessé de penser à toi, moi non plus.” avoua-t-il, plus bas encore. Ses pensées commençaient à s’organiser, lentement mais sûrement, quelques incohérences à se dessiner. “Mais après la dernière fois… Après Maya, je pensais que…” Ça n’avait aucun sens. Même si tout ce que venait de dire Marvin avait été vrai, ça n’avait aucun sens qu’il soit venu ici pour voir James, après l’avoir repoussé, après avoir découvert qu’il était marié. Et puis... Comment aurait-il pu savoir qu’il le trouverait précisément ici, ce soir, dans un moment pareil, sans qu’il n’y ait personne d’autre ? “Tu n’es pas venu pour moi.” souffla-t-il presque à l’instant exact où il le réalisait lui-même. Il se détacha pour de bon, faisant quelques pas en arrière alors qu’un rire douloureux lui échappait brièvement. “Qu’est-ce que tu veux ? Réellement.” De nouveau, il se sentait stupide et avec ce sentiment venait la brûlure désagréable de la honte sur ses joues, la douleur oppressante dans sa poitrine.
 
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Sam 6 Oct - 18:48



Quelles étaient les probabilités qu'il se trouve là ? Infimes, même s'il travaillait ici. Tu le savais. Et pourtant, ton coeur n'arrivait pas à ne pas se réjouir de voir que le destin jouait avec vous deux, à vous faire vous croiser à différents endroits. Depuis cette nuit, depuis le barbecue, il serait mentir que de dire que tes pensées ne lui appartenaient pas. Mais tu tentais de te convaincre qu'il ne s'agissait là que du fait qu'il ait été le dernier homme avec qui tu avais eu une relation. Et cette nuit avait été assez intense pour imprimer un souvenir indélébile dans ta mémoire. Le reste, tu te refusais à le supposer. Cet homme n'était pas tien, et semblait ne serait-ce qu'insaisissable pour devenir ton jouet. Et dans le fond, t'étais quand même assez lucide pour réaliser que c'était pas non plus ce que tu voulais. Oui, mais tu voulais quoi ? Voilà la vraie question. Ce que tu voulais, tu le savais. C'était évident pour n'importe qui, même le plus bête de cette société. Mais tu te refusais à espérer. Tu te refusais à oser émettre la moindre supposition. La réalité te ferait souffrir d'autant plus. De toute façon, aimer quelqu'un, c'était lui donner les clés en main pour pouvoir le détruire. Tu le savais parfaitement.
T'avais bêtement demandé à James ce qu'il faisait là. Comme si la question se posait réellement. Il travaillait là. T'aurais pu rouler des yeux pour toi-même, tant tu t'étais agacé de l'avoir posé. Quel idiot tu faisais, parfois. Mais James n'y répondait pas. Et puis, tu te laissais prendre au jeu. Ca faisait mal, ces quelques mots que t'avais prononcé. Et pourtant, tu les avais dit. Tu faisais semblant de ne pas réaliser que si t'arrivais à les prononcer, surtout vu leur importance, c'était qu'il y avait une part de réalité. Au fond de toi, t'aurais espéré revenir quelques semaines, quelques mois en arrières, quand vous vous étiez rencontrés la première fois. Oui, vos puces fonctionnaient, et vous étiez esclaves et prisonniers du système dans lequel vous étiez voués à évoluer. Et pourtant, cette nuit-là, il s'était créé une sorte de bulle intemporelle. A la limite de la magie. Et pourtant, toi, tout ce que tu avais trouvé à faire, c'était de la briser. Tu lui avais mis un stop, et lui n'avait pas tenté de le relever. Mais à ce moment précis, ça n'avait pas été un gros deal. Il fallait qu'il parte. Parce que toi, tu ne voulais pas t'attacher ne serait-ce qu'un peu, ou amicalement. Tes coups d'un soir, tu ne les gardais pas en ami. Et en général, tu ne couchais pas non plus avec tes amis. Sauf peut-être Clément. Mais c'était une longue histoire, ça, encore. Et ça n'avait clairement rien à voir avec celle qui te liait à James. Quand il te retourna ta phrase, basée sur de la manipulation, tu ressentais un coup au coeur. Comme s'il t'avait frappé, et tenté de couper ta respiration. Encore. Mais cette fois-ci, tu étais incapable de parler. Alors tu étirais rapidement les lèvres en un sourire; C'était le moins que tu ne puisses faire. Et quand il te rappella le souvenir de sa femme, qui, de ce que tu avais compris, l'était depuis quelques années déjà, tu te crispais. Mais dans le fond, sa femme, tu t'en fichais. Elle ne constituait aucunement un obstacle à tes yeux. Comme si une femme pouvait t'équivaloir. C'était insensé. Pourtant, une question passait par ta tête. Maya. Maya. Pourquoi une femme ? Cette question te déchirait le coeur, l'âme, l'esprit. Mais tu la taisais, comme un secret de polichinelle. Si tu te mettais à poser trop de questions, et à en découvrir trop sur lui, tu resserrerais les liens qui se refermaient déjà sur toi. « Il en faut plus pour m'arrêter. »  ça, c'était chose sûre. Ce n'était pas une femme qui allait te stopper. Mais plutôt toi-même. Pourtant, t'en crevais d'envie. Aller vers lui, le prendre dans tes bras. Passer une journée entière, seul, avec lui. La journée entière dont tu t'étais volé la moitié à toi-même. Comme d'une nécessité de stopper l'impression de bonheur qui avait alors commencé à s'installer en toi.
Malgré tout, tu avais beau te donner des illusions, James, lui, était bien moins dupé par ton esprit fourbe. Tes mots, bien que vrais, et tu commençais enfin à le réaliser, ne le trompaient pas. Il était lucide, et réfléchissait vite. merde, pour une fois que tu tombais sur un mec intelligent, fallait que ce soit celui qui travaillait à l'Agence et qui te plaisait vraiment. T'avais hésité. Te fourvoyer en lui mentant d'autant plus. Lui faire croire qu'il était l'homme de ta vie, et te laisser prendre faiblement au jeu. Quitte à risquer tout perdre, sauf ta mère que tu rejoindrais incessamment sous peu. Ou être franc. Pour ne pas te compromettre davantage. Compromis, tu l'étais déjà. Tu soupirais, et tu t'éloignais de James. Tu te mordais la lèvres inférieur, t'étais grillé. Prenant ta respiration, tu te décidais finalement à oser parler de nouveau. Et là, t'étais prêt pour la vérité. Pour la première fois depuis longtemps..« Non, t'as raison, je ne suis pas là pour toi. Je ne savais même pas que je te trouverais ici. Mais il n'empêche que ce que je t'ai dit est vrai.. » Il hantait ta vie. A chaque coin de rue, t'espérais tellement le voir que tu te laissais prendre à l'illusion de sa chevelure, de son sourire. Pourquoi t'étais là ? C'était la bonne question. Celle à un milliard de crédits. Celle qui t'enverrait en prison. Mais tu comprenais que James fasse son travail et sauve sa peau. Tout comme tu n'avais pas envie de lui mentir. « Je voulais récupérer des données... » Que tu avouais, presque honteux, en baissant les yeux, tel un enfant pris sur le fait. Pourtant, si James ne t'avait pas posé la question, t'aurais été capable d'oublier totalement ce que tu faisais ici, par sa simple présence. Tu n'avais plus ni le temps, ni l'opportunité de faire semblant qu'il n'était qu'un souvenir. Il était bien présent, et sa présence te rappelait douloureusement son absence dans ta vie. Et surtout, celle de sa femme. Il s'était couplé et l'avait choisie. Si ça se trouvait, il allait découvrir l'existence d'enfants qu'ils auraient eus. Et c'était certainement le pire. Ce qui te détruirait et te ferait plonger droit vers les tréfonds de l'enfer qui n'attendait que ton arrivée à ta perte.
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Ven 12 Oct - 17:55


C’était à la limite de l’insoutenable, cette façon qu’avait Marvin de le précipiter sans arrêt d’un extrême à l’autre en l’espace d’une seconde. Un instant plus tôt, James s’était senti soulagé, comme capable de respirer de nouveau alors même que son souffle lui était arraché par un aveu dont il rêvait depuis trop longtemps. L’instant d’après, il voulait seulement mourir, encore, humilié et blessé en réalisant sa propre naïveté et la façon dont il s’offrait toujours si docilement à cet homme sans réfléchir. Comment pouvait-il être idiot au point de croire, même une seconde, que l’homme aurait fait tout le chemin jusqu’ici pour lui ? Comment pouvait-il même espérer qu’un homme comme Marvin voudrait de lui ? Ils ne se connaissaient même pas vraiment, pourtant, mais certaines choses n’avait pas besoin d’être dites pour sembler évidentes. Ils n’appartenaient pas au même monde, ne menaient pas la même vie et sans qu’il ait réellement besoin de le dire, James devinait que Marvin n’était pas de ceux respectant aveuglément l’Agence et ses agissements. Il n'avait pas les accessoires pour aller avec ce genre de vie soumise. Alors, vraiment, il n’aurait pas dû être surpris de l’entendre dire qu’il n’était pas venu ici pour trouver James. C’était même très logique, bien que ça n’explique en rien ce qu’il faisait réellement ici. Et malgré l’évidence, ça n’empêcha pas le coeur de James de se serrer davantage. Ego froissé ou coeur brisé, il n’arrivait pas trop à se décider. Seulement, il réalisait dans la douleur qu’il aurait voulu que ce soit possible. Que malgré son mariage, malgré leurs deux modes de vie diamétralement opposés, ils puissent… Quoi, d’ailleurs ? Être ensemble ? C’était ridicule. Ils n’avaient partagé qu’une seule nuit, ils ne se connaissaient pas, n’avaient rien en commun. Pourquoi y aurait-il eu plus ? C’était une nuit importante pour James, mais il n’avait aucun droit de reprocher à Marvin de ne pas le savoir ou de ne pas partager ce sentiment. Il avait choisi de ne rien dire, il s’était cru assez mature et intelligent pour ne pas en faire toute une histoire et visiblement, il s’était trompé. Mais ça n’était que son problème à lui. Il recula encore d’un pas, détournant les yeux pour masquer ces sentiments ridicules à ceux de l’autre homme. Mais aussitôt, la volte-face. Son regard retrouva Marvin dès l’instant où ce dernier admit penser quand même ce qu’il venait de dire. Qu’il lui avait manqué, qu’il pensait à lui sans arrêt. Que finalement, aussi différents soient-ils l’un de l’autre, ils avaient bel et bien une chose en commun. Un ascenseur émotionnel de chaque instant, voilà dans quoi l’embarquait Marvin chaque fois qu’il avait l’audace de se tenir devant lui.

Il y avait une lueur d’espoir dans ses yeux et il attendit en retenant son souffle que l’homme décide de la suite. Qu’il le précipite plus haut encore ou plus bas que terre, peut-être. Il savait qu’il n’y aurait rien entre les deux, qu’entre eux ce serait toujours tout ou rien, quelque soit le sujet. Et bien sûr, bien sûr, Marvin se décida sur la seconde option. Récupérer des données. Juste une seconde, James glissa le regard vers son ordinateur où il faisait très exactement ce que l’homme était venu faire ici. La honte le traversa au cours de cette minuscule seconde, mais quand il retrouva le visage de Marvin, elle s’était envolée pour laisser la place à la colère. Un autre rire jaune lui échappa et il se passa une main sur le visage. “Dommage, alors, on dirait que je vais gâcher tes plans pour la soirée.” souffla-t-il plus venimeux qu’il ne s’en savait capable. Il était blessé, oui, mais étonnamment agacé aussi. Vexé et en colère, trahi presque, par tout ce que cet aveu laissait entendre. “Quoi, tu croyais réellement que l’Agence laisserait sa salle des serveurs sans surveillance dans un moment pareil ? T’as déjà de la chance que tous les Guardians aient été envoyés ailleurs et que ce soit moi qui sois de garde ce soir, sinon…” Un autre rire laissa deviner ce qui aurait attendu Marvin si un autre s’était trouvé dans cette pièce. James, lui, quoiqu’il eût réellement envie d’en avoir la force, se savait dores et déjà incapable de sortir d’ici pour le dénoncer. Sa main fila vite se perdre dans ses cheveux sur lesquels il tira un peu plus fort que nécessaire alors qu’il se mettait à faire les cent pas. “Et même s’il n’y avait eu personne,” reprit-il de ce même ton désagréable, un peu accusateur peut-être, “tu ne peux pas télécharger quoique ce soit qui se trouve sur ces serveurs juste en claquant des doigts. Tu réalises que toutes les informations réunies par les puces de chaque habitant de cette ville sont stockées ici, pas vrai ? Il faudrait être vraiment stupide pour ne pas y mettre toutes les sécurités possibles et imaginables. Je serais curieux de savoir comment tu comptais t’y prendre pour mettre ton plan à exécution, vraiment. Et puis, de toute façon, qu’est-ce que tu voudrais faire de ces infos ? C’est bien joli de les avoir, mais encore faut-il savoir les lire.”

Quoique, très honnêtement, ça lui était complètement égal. L’excuse des serveurs était parfaite pour qu’il laisse passer un peu de sa rage, mais à la vérité, ça n’était absolument pas ce qui continuait de tourner dans son crâne à la même vitesse à laquelle il arpentait cette pièce en ce moment. Et c’était sans doute le plus agaçant dans tout ça. Que même maintenant, alors que Marvin s’était tenu devant lui et avait osé lui dire en face ce qu’il faisait ici, la seule chose qui préoccupe encore James soit l’infime possibilité qu’il se passe quelque chose entre eux. Qu’il ne soit pas stupide au point de s’être énamouré d’un inconnu dans un bar juste parce que c’était le seul homme qu’il ait jamais connu, mais que tout cela soit réel. Partagé, surtout. Ça aurait été rassurant, quelque part, de se dire qu’ils souffraient l’un et l’autre du même mal. Il se stoppa assez brusquement et se tourna pour faire face à Marvin, oubliant presque définitivement l’histoire des serveurs. “Tu le pensais vraiment ?” Il ne prit même pas la peine de préciser de quoi il parlait. Son ton était redevenu plus doux, peut-être un peu trop désespéré sans doute, mais la colère s’était envolée d’un seul coup et quelque chose lui disait que Marvin comprendrait très bien où il voulait en venir juste en le regardant. Ça l’énervait, bien sûr, d’être aussi pathétique, mais… S’il avait su comment s’en empêcher, il n’en serait certainement pas là.
 
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Dim 14 Oct - 19:47



Depuis que tu étais entrée dans la salle des serveurs, et que tu l'avais vu, lui, tu te sentais tellement bête que t'avais envie de te gifler. Tu avais vraiment cru que tu pourrais passer comme ça, et lui faire croire que t'étais venu pour lui ? Pire, sans réfléchir, tu ne t'étais pas dit que tu allais croiser quelqu'un, éventuellement lui, puisqu'il était ingénieur dans l'informatique, et que tu devrais mentir également ? Toujours pire encore, que si tu te trouvais face à lui, tu ne serais plus dans la mesure de lui faire croire que ce n'était qu'une nuit, et que t'étais passé à autre chose ? Quoi que tu fasses, tu réalisais que tu avais tort. T'avais tort d'essayer de répondre quelque chose : dans tous les cas, tu passais pour un idiot qui tenait à faire croire quelque chose, des mensonges parfois plus gros que toi. Comment arriver à exprimer quelque chose alors que toi-même, t'étais pas capable toi de le comprendre.

C'était peut-être pour ça que t'avais choisi d'être franc, et de parler sans y réfléchir, sans penser à y mettre les formes ou tenter de mentir de quelques façon. T'en avais fini de mentir, à lui, mais aussi à toi-même. Alors, t'avais vraiment tout dit. Du pire pour lui, au pire pour toi. Et sa réaction ne n'avait su trop tarder. Tu haussais les épaules. Oui, très bien, qu'il les gâche, tes plans. De toute façon, à partir du moment ou dans l'ombre, t'avais reconnu son visage, t'avais plus eu envie de les suivre. Il t'avait rendu faible par sa présence. Et cette faiblesse n'avait de cesse de s'accentuer, de s'amplifier, te rappelant chaque souvenir enfoui dans la malle aux oubliettes jusqu'alors. Les souvenirs de cette nuit. De l'envie de lui appartenir plus longtemps, de pouvoir l'aimer comme tu ne savais pourtant pas le faire. Mais ça, tu risquais pas de le formuler à haute voix. Ça voulait dire affirmer une nouvelle faiblesse : celle de ton cœur, finalement capable d'aimer malgré les murs de pierre et de glace que t'avais construit tout autour, au fil du temps. Tu le laissais te démonter, et te démontrer que t'avais tort, que t'aurais pas pu y arriver. Jusqu'à ce qu'il te demande comment tu comptais t'y prendre. T'avais l'air bête quand tu sortais de ta manche une clef USB. « Avec ça ? » que tu osais, en te crispant, comme accusant le coup qui pouvait venir. Puis, tu te redressais, détendais tes muscles, et haussais les épaules avec cette nonchalance qui était tienne. « J'aurais tenté, en tout cas. Même si je doute d'y arriver. » Et encore plus depuis que t'avais compris que c'était James qui avait pour partie sécurisé l'endroit. Fallait pas être une grande lumière pour remarquer qu'il était intelligent et doué pour ce qu'il faisait. Sinon, il aurait pas été recruté par l'Agence. Puis en plus, ils avaient tiré le gros lot, un garçon intelligent, et surtout beau comme un dieu, on en trouvait pas à tous les coins de rue. Bon sang, Marvin, si tu savais ce que l'amour rend aveugle ! Tellement aveugle que tu réalisais même pas que tu tombais au fur et à mesure amoureux de lui. Peut-être une question de distance, ou que tu ne pouvais vraiment pas l'atteindre, l'avoir pour toi. Pourtant, t'en avais tellement envie. Te réveiller le matin à ses côtés. Lui faire le café sur ta vieille cafetière prête à rendre l'âme, mais qui te permettait d'avoir le seul nectar chaud que tu aimais, et pas la boisson toute préparée par l'Agence. Mais c'était comme si tu réalisais pas tes envies, toi qui pourtant avait toujours été très ouvert, et très libre pour les avouer, voilà que tu te brimais de les connaitre.

Désormais, la seule chose qui t'inquiétait, c'était la colère de James. Qu'il te dénonce, s'il le voulait ! Mais voir son visage fermé, ses sourcils froncés, ça te mettait un poids au cœur et à l'estomac. Curieusement, t'avais envie de passer ta main sur sa joue, comme si le contact de ta peau sur la sienne pouvait le dérider. Bordel, mais pourquoi ça comptait tant pour toi ? Pourtant, si tu semblais ignorer tes sentiments, le fait de ne pas réfléchir à esquiver les questions, ou à y mentir, et d'y répondre franco, ça te permettait d'avouer ce que ton cœur voulait, mais que ton cerveau bloquait à admettre totalement. « Oui. » Puis, tu te reprenais, avant de dire ce qui te passait dans la tête, ton cerveau reprenant le dessus sur ton coeur. « J'ai du mal à comprendre, mais tu hantes mes souvenirs, mon esprits, les murs de mon appartement.. J'ai l'impression de te voir partout. Je t'espère à chaque coin de rue. Et ça me tue, presque littéralement. » que tu disais, en baissant la tête. Au moins, ça c'était dit..
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Dim 14 Oct - 23:46


Vu le manque évident de préparation de Marvin dans son plan de hacker l’Agence, les deux hommes - surtout James, probablement - auraient pu se disputer à ce sujet pendant des heures. Qui envisageait réellement de s’infiltrer dans les serveurs les plus sécurisés des environs avec une pauvre clé USB et aucune connaissance en informatique ? Rien de tout cela n’avait de sens, ça dépassait totalement l’entendement, mais pour James, hélas, ça n’était même pas une priorité. Sans doute aurait-il dû en rougir. Il était censé être le parfait petit produit du système, n’est-ce pas ? Le petit soldat prêt à tout pour préserver l’ordre qu’il servait avec tant de zèle depuis des années. Et de voir un intrus admettant si aisément le crime qu’il s’apprêtait à commettre aurait dû déclencher une réaction immédiate chez James. Pour n’importe qui d’autre, il n’aurait pas hésité à sortir d’ici en courant pour aller prévenir la sécurité. Mais malgré ses piètres tentatives de tourner la page, Marvin n’était pas n’importe qui. Il aurait tellement voulu que ce soit le cas, qu’il puisse se tenir là dans l’indifférence la plus totale et se concentrer sur ce qui était réellement important, mais il n’y arrivait pas. Les mots de l’homme continuaient de tourner en boucle dans son crâne, aussi bien ceux prononcés ce soir que ceux balancés à son visage ce matin-là. La contradiction, la situation de ce soir, tout était trop inconcevable. Il lui fallait une réponse, absolument. Alors tant pis pour la sécurité de l’Agence, tant pis pour tout le reste. Lorsque la pitoyable voix de James s’éleva de nouveau, ça n’était certainement pas pour s'inquiéter de savoir par quel miracle Marvin comptait pirater les serveurs avec sa clé USB, mais bel et bien pour entendre encore une fois la confirmation qu’il n’était pas devenu fou, que tout ce qu’il croyait ressentir existait réellement. Le petit oui auquel il eut droit en réponse le tendit un peu plus qu’il ne l’était déjà et il aurait juré sentir son coeur arrêter de battre un instant. Il ouvrit la bouche dans la ferme intention de répliquer quelque chose. De préférence quelque chose de froid et de désagréable, sans qu’il ne sache trop pourquoi. Mais rien ne vint. Ça aurait pu être un mensonge, pourtant, mais la suite chassa cette possibilité au loin.

Avant qu’il ne puisse s’en empêcher, James avait fait un pas en avant. Un seul petit pas pour le rapprocher de l’homme. Il le réalisa brusquement et s’arrêta, encore assez loin pour conserver le peu de dignité dont il disposait encore. Marvin ne le regardait même plus en face et il y avait quelque chose dans sa voix, dans la façon dont il se tenait en ce moment… Difficile de dire quoi exactement, mais en tout cas, James ne doutait pas le moins du monde de sa sincérité. Peut-être, aussi, parce qu’il pensait exactement la même chose, traversait exactement le même drame depuis cette première nuit. Chaque jour, être hanté par un autre et devoir lutter pour y échapper. Il resta plusieurs secondes sans rien dire, sans bouger, à chercher comment réagir. Parce qu’il ne savait pas vraiment. Ou au contraire, il savait très exactement ce qu’il voulait, ce qui brûlait ses entrailles juste à entendre ces mots, mais il n’y avait pas le droit et c’était tellement injuste. “Je suis toujours marié.” souffla-t-il au bout d’un moment, le ton neutre et la gorge nouée. “Et personne ne sait que je suis… Personne ne sait ce qu’il s’est passé entre nous.” Ça n’était pas une tentative de repousser Marvin, bien au contraire, mais seulement un fait. Un fait qu’ils ne pouvaient plus ignorer, ni l’un ni l’autre, quoique James n’ait jamais réellement eu cette chance et dont il faudrait bien parler un jour, s’il devait y avoir autre chose que ça. Il fit un autre pas, s’approchant de quelques centimètres à peine. Il n’était pas question de se heurter à un mur une fois de plus et il décida même à cet instant précis que peu importe le nombre de pas en avant qu’il comptait encore faire, il s’arrêterait avant de pouvoir toucher Marvin.

“Il ne s’est pas passé un jour, depuis cette nuit-là, sans que je ne pense à toi.”
reprit-il, plus bas. Il y avait toujours quelque chose de très factuel dans sa voix, un peu perturbant au regard des mots qu’il prononçait. Mais il ne se lançait pas dans une tentative désespérée d’obtenir quelque chose de cet homme, ça n’était que la vérité pure et simple et irrémédiablement douloureuse. “Chaque fois que je ferme les yeux, chaque fois que je me retrouve sans rien faire plus d’une seconde... “ Il fit un autre pas de la même envergure et il commençait sérieusement à sembler hésitant, timide. “T’es de nouveau là, gravé dans ma mémoire, dans ma peau.”  Mais ils avaient convenu d’une nuit, rien de plus et ça n’en restait pas moins affreusement insuffisant. Un autre pas suivit ces mots. Ce serait le dernier, ou du moins essaya-t-il de s’en convaincre. Un geste de plus et Marvin ne serait plus du tout inaccessible. Et même s’il se laissait faire, à quoi bon ? Ce ne serait que retarder l’échéance de la fin inévitable qui les attendait. “J’ai envie...J’ai besoin de plus. Une nuit, ce n’est pas assez.” conclut-il avec la même sobriété. Il ne parlait pas que de cette première nuit depuis longtemps épuisée et il espérait que ça s’entendrait dans sa voix. Que même s’il y en avait une autre, une dernière fois, pour de vrai cette fois, ça ne serait toujours pas assez pour lui. Car il doutait avoir la force d’en dire davantage, de se mettre un peu plus à nu sans l’assurance d’un résultat qui irait dans son sens.
 
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Lun 15 Oct - 15:28


Tu devais certainement passer pour un con devant James. Lui parler de pirater le système ultra protégé de l'agence avec une clef USB, fallait le faire.. Mais toi, tu t'étais trouvé après l'épisode à la prison avec une trop forte dose d'adrénaline et une impression d'avoir des ailes qui te poussaient : tout te semblait réalisable. Enfin, si tant était que t'avais pris James en compte dans ton plan. Outre le fait que sa présence, par son insistance et son allégeance à l'Agence pouvaient consister en un immense obstacle, c'était surtout ce que ton cœur disait à ta tête en sa présence. Un mélange confus, barbouillé, qui te laissait perplexe à tous les niveaux. T'avais été trop dans le flux du mouvement pour réaliser ta bêtise. Et peut-être même qu'inconsciemment, t'avais espéré de le croiser. Mais ça, c'était une autre histoire.
Pourtant, James ne resta pas longtemps sur la connerie que tu avais faite. T'en étais pas fier. Mais d'un côté, tu n'étais qu'un petit prof de langue, pour toi, la clef USB constituait une solution à tous tes problèmes. Besoin d'une sauvegarde ? Allez, un branchement USB. De transporter des fichiers électroniques ? Une clef USB. Voilà ce en quoi reposaient toutes tes connaissances informatiques en matière de récupération de donnée. Tout comme les besoins liés au monde de l’électronique. Quand t'avais foncé à l'Agence, t'étais fier de toi. Un moment court, pendant lequel tu t'étais senti tel une lumière, un mec super intelligent. Heureusement, ça n'avait pas duré. Quelle aurait été ta déception de remarquer que t'étais incapable de faire la moindre sauvegarde sur ton minuscule outil que pourtant, t'avais brandi telle une épée. Avant de bien vite la ranger. Après la lumière que t'avais cru être, avait grondé le tonnerre de ton erreur. Rappelé par l'air moqueur de James. Encore une fois, heureusement pour toi, ça ne su durer.

En effet, tes mots étaient sortis sans que tu ne puisses vraiment y mettre une barrière. Sans que tu ne puisse cimenter le moindre sentiment que tu compartimentais avant de le faire disparaître sur un amoncellement de tristesse. De rancune et de rancœur. Du déchirement qu'avait subi ta famille, brisant ta vie et tes rêves, te laissant seul dans une étendue d'obscurité. Une ruelle sombre, voilà ce qu'était ta vie en l'absence de ta mère, en l'absence de l'amour réel d'une famille. Même avec Vanessa, les choses étaient différentes. Surtout depuis que, en Caste 3, tu n'avais pas honte de lui faire comprendre, à elle, que t'étais absolument contre l'Agence, et que t'espérais la faire tomber. De quoi exaspérer les membres restants de ta famille.
Pour la première fois, tu t'étais dévoilé. T'avais laissé ce sentiment brulant, inconnu, grisant et pourtant si adolescent prendre le dessus sur toi. Tu ne savais pas le définir, mais ça te mettait dans tous tes états. Et tes paroles avaient coupé la chique à James. Il ne t'avait jamais vu malhonnête avant ce soir, mais certainement ne t'avait-il non plus jamais connu si sincère. Troisième fois que tu le rencontrais. Et c'était comme si depuis toujours tu attendais après lui. Comme si tu le connaissais mieux que personne. Si votre première rencontre avait aidé à vous connaître plus vite, ce que tu voyais surtout, c'était que malgré tout, malgré le besoin d'en être éloigné pour ne pas t'égarer du chemin que tu t'étais tracé, c'était que t'avais constamment cette volonté et ce besoin de le connaître mieux. Il avait une femme. Il te le rappelait, comme pour te faire connaître les conditions en petit caractère à la fin d'un contrat. Maya ne te paraissait pas désagréable. Ils avaient l'air de bien s'entendre. Egoïste, très certainement, tu n'en avais rien à faire. T'avais envie qu'à nouveau, la première chose que tu ne voies en te réveillant le matin, ce soit son visage, ses boucles, ses muscles, lui quoi. Et c'était pas Maya qui empêcherait cette nécessité guidée par ta propre volonté..« Je m'en fiche. » Ce n'était qu'une femme. Et ils ne ressemblaient pas à un couple. Même pour James, qui semblait vivre au travers des saints commandements de l'Agence. Tu te risquais à faire un pas vers lui. Bon sang, cette distance entre vous, ça te tuait. Ça te donnait l'impression de faire des minis crises cardiaques à mesure que tu arrivais à estimer la distance, qui, par un jeu d'illusion de ton cerveau, te semblait grandir par seconde. Pourtant, James n'avait de cesse de s'avancer. Mais pas assez vite à ton goût. Bordel, mais qu'est-ce qu'il t'arrivait quand il était là ?! Tu te passais la main sur le visage. Pas la peine d'être la lumière que tu n'étais pas pour comprendre que jusqu'à maintenant, il se faisait plus ou moins passer pour un hétéro. C'était comme inscrit dans ses gestes. Pourtant, t'avais pas envie ni de te moquer, ni de l'envoyer chier pour ça. Ton coeur, bercé par sa voix de laquelle émanait cette chaleur qui te faisait frissonner, manquante dans ta vie, semblait apte à laisser passer ça, à le pardonner presque de ce qu'il n'avouait pas au monde.

Si toi, t'en étais à ouvrir ton coeur, t'étais pas le seul. Il était là, et il se mettait à nu. T'avais levé les barrières, les frontières qui vous séparaient, et il en faisait de même de son côté. Délicieuse harmonie dans ses paroles, tu réalisais que pour une fois, t'avais été le premier à parler. Et que jusqu'à l'entendre prononcer ses mots, t'avais cru être au bord d'un gouffre : un mot, et il te faisait basculer dans le vide, dans une chute éternelle. Mais il avait préféré venir te sauver de la chute par ses paroles réconfortantes, des paroles qui avaient une saveur sucrée à ton oreille. Ses dernières paroles, elles se présentaient comme une exaltation de tous tes sens. Alerte au moindre son, à la moindre odeur. Son odeur, celle de son parfum qui venait te chatouiller les narines à chaque pas. Pour en arriver à ce besoin qui te tirait, qui te brulait, qui semblait t'écailler la peau. James était comme une crème hydratante qui te manquait pour ne pas voir des lésions sur elle.
T'aurais pu brûler sur un bucher que c'était la même chose. Que t'en aurais eu l'impression d'être un coton déchiré, un papier froissé. Il était la solution à chacune des solutions à laquelle tu te trouvais confronté. Mais cette distance..Il ne manquait plus grand chose entre James et toi. Pour que tu puisse le toucher. Pour réduire ce fossé qui réveillait un monstre de frustration dans ton ventre. Toujours à l'écoute de ses paroles, et sans avoir toujours rien dit, le laissant parler, tu franchissais en deux pas la barrière invisible de vide qui vous séparaient après avoir finalement décroché quelques mots. « J'en veux plus aussi. » Peut-être avec une certaine violence, t'arrivais jusqu'à lui. Quelques gestes, un pour placer ta main dans sa nuque, l'autre main la rejoignant, tes lèvres allant chercher les siennes, tu ne lui avais pas laissé le choix. Un baiser passionné, brûlant, faisant s'envoler ta frustration, levant un poids de ta poitrine. Le contact avec sa peau sous tes doigts, c'était quelque chose de libérateur. Sentir ses boucles au bout de tes pouces te donnait l'impression de retrouver un souvenir envolé, volé par l'agence, par toi, pas ta crainte d'aimer. Tu t'écartais pourtant de lui, et, comme pour l'enlacer, ou pour parler au creux de son oreille, tu plaçais ta tête au dessus de son épaule. « Cette distance entre nous. j'en crève à chaque instant. Ne pas te voir, ne pas te toucher.... James..» reprenais-tu, en t'écartant de lui cette fois-ci pour de bon, reculant d'un pas. T'avais pas fini ta phrase, et pourtant, tu te raclais déjà la gorge, et tu baissais la tête, comme honteux de ce que tu allais avouer. Parce que c'était une honte pour toi. Mais avouer, même directement qu'on aimait quelqu'un à ce que quelqu'un et à soi-même, en quoi était-ce une honte ? « Une nuit, une journée.. ça ne suffira jamais. » Toujours la tête baissée, tu te mords la lèvre inférieure. « C'est comme... être en manque d'une drogue.. tu comprends ? » que tu demandais, une sorte de grimace de souffrance installée sur ton visage, que tu redressais pour le regarder. Bon sang, ce que c'était difficile, comme phrase, à formuler..
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Lun 15 Oct - 19:06


Dire toutes ces choses avaient un effet plus dévastateur sur James qu’il ne l’aurait imaginé. La vérité le libérait d’un poids, mais l’accablait d’un nouveau. À quoi jouait-il, ce soir ? Être infidèle une fois l’avait déjà pas mal secoué, mais là, il dépassait largement le simple accident et n’avait même pas l’excuse de l’alcool pour s’en sortir. Et le pire restait certainement l’attente. L’incertitude. Bien qu’il n’ait fait que retourner à Marvin les mots qu’il venait d’offrir lui-même, James doutait encore de l’issue de cette conversation. Il s’attendait réellement à le voir faire volte-face, l’entendait déjà revenir en arrière ou répondre qu’il ne fallait pas, qu’importe ce qu’ils voulaient tous les deux. L’attente le tuait complètement. Il n’entendait presque plus rien d’autre que les battements de son propre coeur, violemment propulsé contre sa poitrine et le sang tambourinant à ses tempes. L’angoisse serrait sa gorge et l’excitation son ventre. Tout pouvait basculer maintenant et durant le bref silence qui suivit son aveu, James se mit à douter très sérieusement de quelle plaie serait plus difficile à supporter. La chute vertigineuse dans le vide si Marvin se refusait à nouveau à lui ou l’étouffante culpabilité s’il suivant son chemin ? Dans un cas comme dans l’autre, il avait déjà perdu, il n’y aurait pas de retour en arrière après ce qu’il venait de confier et rien de plus qu’un léger pansement bien insuffisant pour apaiser la douleur. Il rêvait de voir la Terre s’ouvrir sous ses pieds et l’avaler avant que le verdict ne tombe et le condamne pour le reste de sa vie. Et au son envahissant des battements de son coeur vint bientôt s’ajouter le rythme tout aussi régulier de cette prière qu’il formulait dans son crâne.

Tout cela aurait pu durer une heure ou une seconde, il ne savait plus tellement faire la différence. Quoiqu’il en soit, lorsque Marvin parla enfin, sa voix parvint au miracle de traverser l’épaisse barrière de coton dans laquelle flottait James et de tout faire voler en éclat. Presque à l’instant même où le jeune homme comprenait tout ce que ces mots impliquait, il se retrouva prisonnier des lèvres de Marvin. Sa première pensée fut qu’il devait s’éloigner, maintenant, qu’il devait lutter, mais ses mains étaient déjà posées sur la taille de l’autre homme. Aussi bien se rendre, au point où il en était et c’était ce qu’il voulait, de toute façon, que ça plaise ou non à la partie encore consciente de son esprit. Alors c’est ce qu’il fit, rendant coup sur coup, s'offrant aux lèvres de l’homme jusqu’à ce qu’il ne lui échappe, beaucoup trop rapidement à son goût. Il était déjà essoufflé et pris de vertige, à ce moment-là, accablé autant que soulagé par un simple baiser, presque une promesse dans le fond. Car c’était bien cela, non ? Ils venaient d’admettre l’un comme l’autre qu’ils voulaient plus que juste une nuit, alors il était définitivement impensable que ça se termine là. Et Marvin en rajoutait déjà une couche en reprenant la parole. Il était doué avec les mots, aucun doute là-dessus. Il savait précisément quoi dire pour précipiter James en Enfer et comment le dire pour que ça sonne comme une bénédiction. Il rouvrit les yeux quand Marvin se détacha définitivement de lui et l’observa reculer sans trop savoir comment réagir. Il n’avait jamais fait ça de toute sa vie, bon sang. Et c’était tellement plus difficile sans l’alcool pour lui retourner le crâne. “Je comprends, oui.” lâcha-t-il malgré tout. L’honnêteté lui réussissait plutôt bien, ce soir. Il arrivait à peine à y croire, mais ça l’avait mené jusque là. “Ce que je comprends beaucoup moins, c’est comment on peut ressentir ça pour quelqu’un qu’on connait à peine.” admit-il dans un léger rire, baissant les yeux à son tour. Il se passa une main dans la nuque et expira lentement. Peut-être que, tant qu’il était lancé sur l’honnêteté et les aveux stupides, il aurait dû en profiter pour dire à Marvin à quel point tout ça était nouveau pour lui. Mais il avait encore trop peur de le voir prendre la fuite à cause de ça.

Il se força quand même à relever les yeux et ce fut moins difficile que prévu. Maintenant qu’il était arrivé jusque là, autant assumer jusqu’au bout. Un sourire timide s’installa sur ses lèvres tandis qu’il se permettait de s’approcher de nouveau. Il avait réussi une fois, à duper suffisamment cet homme pour qu’il passe une nuit entière avec lui sans jamais deviner dans quoi il mettait les pieds. Peut-être que l’alcool avait empêché Marvin de voir le comportement de James pour ce qu’il était, mais ça n’était pas le moment de penser à ça. Il avait réussi une fois parce qu’il n’avait pas hésité, abandonné ses barrières au fond d’un verre et osé. Il pouvait recommencer, avec ou sans alcool. C’était un peu plus difficile, mais il parvint à se convaincre que ça ne se voyait pas, quand il glissa de nouveau ses bras autour de la taille de Marvin, réduisant une fois pour toute la distance entre leurs corps. Et… Oh, il ne pourrait jamais se lasser de cette sensation. Juste de pouvoir tenir un homme dans ses bras, sans avoir à s’inquiéter de quel monstre il était pour le vouloir à ce point. “Mais rien ne nous oblige à penser à ça maintenant, n'est-ce pas ?” reprit-il en s’efforçant de paraître plus assuré qu’il ne l’était. Faire l’autruche ne le sauverait pas éternellement, mais il n’allait pas dire non à un peu de répit, là. “Ni à ça, ni à quoi que ce soit d’autre dans ce bordel monstre dans lequel on est en train de s’enfoncer.” souffla-t-il en se penchant un peu plus sur Marvin, effleurant à peine ses lèvres. “Pas ce soir.” Il aurait préféré que ça ne soit même jamais, mais comme la première fois, il devinait dores et déjà que la bulle finirait par éclater, quand bien même chaque contact avec Marvin avait tendance à lui faire perdre le sens des réalités.
 
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Mar 16 Oct - 23:16


James te rendait faible. Ces espèces de sentiments que tu nourrissais à son égard, c'était simple, ça faisait de toi une personne atteignable. Ça créait une condition, un moyen de pression. Il t'avait comme envoûté, et toi, t'arrivais pas à comprendre pourquoi, t'arrivais pas à comprendre comment. Comme la serrure de la prison que tu te créais, tellement heureux de l'avoir, comme un pillier, le baiser que tu étais allé lui voler, en t'agrippant à lui, ça avait tout simplement scellé un peu plus ce lien étrange qui vous unissait. Ou en tout cas, qui t'unissait certainement à lui. il s'éloignait de toi, et tu voyais ça plus comme une peur. Parce que t'étais pas aveugle. Il t'avait fallu de peu pour comprendre. James n'avait jamais eu de coup d'un soir. Sans sentiment. Sans rien d'autre que le besoin et l'envie. C'était une découverte de lui-même et de ses capacités. Et généralement, on s'attache à sa découverte, avant de finalement, la laisser tomber. Il s'accrochait à cette part de lui-même cachée dans l'ombre, désormais révélée à sa propre lumière, jusqu'à finir par éprouver des sentiments pour sa femme. C'était chose courante, dans les couplages de l'agence. Un grand nombre finissait par tomber amoureux l'un de l'autre. Tu l'avais vu parmi certains membres des Free Spirits; Parmi tes amis, ou encore tes anciens voisins de caste 4. Ou pire. Il pouvait rencontrer quelqu'un d'autre, homme ou femme, ce à quoi tu n'étais pas sûr d'être préparé.
Il allait juste falloir que tu t'extirpes avant que ça n'arrive à James. Parce que t'en étais sûr, ça finirait par arriver; Parce qu'il avait raison : ce lien qui vous unissait, c'était irrationnel. Une sorte de co-dépendance, mais qui ne saurait vraiment durer. C'était pour ça qu'elle n'avait aucun sens logique, ce qui rendait le tout totalement inexplicable, incompréhensible. En guise de réponse, tu secouais légèrement la tête, de gauche à droite, formant silencieusement un "Je ne sais pas" avec tes lèvres.

Pourtant, toutes tes pensées, toutes tes inquiétudes, il les balayait, en revenant vers toi, t'enlaçant de ses bras. Tu passais doucement sa main sur sa joue, finissant par sourire.« Non.. on est obligé de rien. » Tu n'étais pas du genre à imposer. Et encore moins dans ce genre de situation, où tu faisais clairement tes premiers pas, tombant assez facilement, comme un bambin qui apprendrait à marcher. Il avait raison, vous étiez dans un beau merdier. Lui plus que toi, par rapport à sa position à l'agence. Mais s'il se faisait prendre avec toi plutôt qu'avec Maya, ça risquait de mal se passer pour lui. mais tu préférais être égoïste. Penser à toi. Aux frissons que sa peau te fournissait. Aux vrilles que faisaient ton coeur et ton estomac en sa présence. Bon sang ce que ça pouvait être à la fois dérangeant et agréable. Tu tressaillais de joie juste au moindre vibrato de sa voix. Et tu perdais conscience du monde qui t'entourait. Oui, c'était ça, il te faisait totalement perdre pied. Dans l'euphorie du moment, tu lui attrapais le col de la chemise, pour rapprocher son visage du tien et l'embrasser. Ses lèvres te faisaient totalement perdre la tête. Il s'était passé plusieurs mois sans, et t'avais eu l'impression d'en avoir manqué pendant une bonne moitié de ta vie, si c'était pas toute ta vie. Alors que tu passais une de tes mains dans ses cheveux, les ébouriffant légèrement, t'entendais comme un signal d'alerte d'ordinateur. Putain, vous étiez à l'Agence ! Si ça se trouvait, quelqu'un vous avait capté. Et c'en était fini de lui. Le coeur tambourinant d'angoisse dans ta poitrine, tu t'écartais de James, essayant d'oublier ta volonté qui criait à tout ton corps de ne pas t'éloigner trop de lui. « C'était quoi ce bruit ? » que tu t'efforçais de demander calmement. Tu regardais son ordinateur. « J'en avais oublié que je t'avais dérangé dans ton travail.. » Pourtant tu plissais les yeux, avant de te rendre compte de quelque chose. « Attends voir... » tu passais ta main sur l'endroit où était ta puce. Elle ne semblait toujours pas fonctionner; Tu étais curieux. Pourtant, s'il n'avait pas s'agit du comportement soudain de James, qui s'était redressé comme un piquet, t'aurais laissé ta curiosité au placard : comme d'un accord informel, le baiser t'avait fait promettre à James de -momentanément, tout au plus-ne pas t'attaquer aux données de l'agence. De toute façon, ta clef USB n'avait pas non plus une très grosse capacité de stockage.
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MessageSujet: Re: Marvin ⊹ What if I don't get over you ?    Mer 17 Oct - 23:09


Ignorer les problèmes ne les réglait peut-être pas, mais c’était réellement la meilleure chose que James ait jamais faite. Ça lui avait permis de rencontrer Marvin, après tout et lui donnait maintenant l’illusion qu’il pourrait l’avoir autrement que comme un souvenir trop persistant. Juste un soir. Son excuse préférée, ces temps-ci. Ça ne durerait pas, il le savait parfaitement, ce soir pas plus que le premier, mais prétendre le contraire se révélait de plus en plus facile. D’autant plus quand il sentit les lèvres de l’homme de nouveau sur les siennes, le plongeant un peu plus profondément dans le déni. Il se laissa ensevelir, encore et encore, oubliant tout ce qui n’allait pas, s’accrochant de toutes ses forces à ce rêve idiot. Jusqu’à perdre le souffle. Jusqu’à ce que le moment qu’il craignait tant, où cet instant parfait lui glisserait entre les doigts, ne se présente enfin. Trop tôt. Le son caractéristique d’une notification sur son ordinateur le tendit brusquement et il oublia momentanément l’homme encore dans ses bras pour se redresser. Ses yeux se posèrent sur l’arrière de l’écran et quoiqu’il eut l’impression de voir le temps stopper sa course, son coeur se mit à battre un peu plus fort. Il entendit la voix de Marvin, lointaine et incohérente et y répondit par automatisme, sans se soucier de le sentir s’éloigner. “Mon ordi.” Le chant de guerre annonçant que son crime se révélait enfin un succès. Il était encore sous l’eau, mais il se noyait maintenant et ça n’avait plus rien d’agréable. “C’est rien, je ne faisais rien d’important…” lâcha-t-il du même ton lointain, en captant d’autres mots. Malgré tout, il ne regardait plus ailleurs que vers son bureau.

Et il se sentait un peu stupide, à vrai dire. Alors que tout lui revenait en pleine face : ce qu’il faisait ici avant que Marvin n’entre, la soirée de panique, les puces en panne, ses parents et leurs attentes oppressantes, Maya, l’Agence… Tout son monde envolé en un claquement de doigts. C’était effrayant et pourtant fascinant, cette façon que Marvin avait de lui faire perdre complètement la tête en quelques secondes. Il suffisait d’un mot, peut-être même de sa présence seulement, et tout ce que James croyait être disparaissait dans l’arrière-plan pour laisser toute la place à cette nouvelle version. Plus légère, plus imprudente, plus assurée aussi. Plus heureuse. Mais jamais vraiment réelle, finalement. Il aimait se sentir comme ça et c’était incroyablement frustrant de savoir que quoiqu’il fasse, quoiqu’il veuille, ce ne serait jamais qu’éphémère. Viendrait forcément le moment où Marvin se lasserait d’être le petit secret inavouable, l’amant. Le moment où il devrait reprendre le cours de sa vie, même si ça n’était que pour une journée avant qu’ils ne se retrouvent. Ou celui, comme maintenant, où un simple baiser prendrait fin. Trois postulats différents pour le même douloureux résultat : James Garisson, la version officielle, triste et coincée, refaisait brusquement surface et le laissait paralysé par la peur.

Il parvint tout de même à s’activer rapidement, son instinct depuis si longtemps entraîné à se cacher sans arrêt refaisant surface en un battement de cil, et il se rua jusqu’à son bureau sans jeter un regard vers Marvin qui s’intéressait désormais à sa puce. La barre de téléchargement pleine lui tira une grimace aussitôt qu’il la vit et il réalisa qu’il n’était pas tellement plus doué que Marvin pour monter des plans fiables. Car maintenant, il n’avait aucune idée de ce qu’il était censé faire. Il n’avait pas prévu d’avoir le cran d’aller jusqu’au bout de ce petit projet ridicule et encore moins qu’il y ait un témoin. Ou plutôt un intrus qu’on identifierait immédiatement comme un ennemi si on le trouvait ici. Le retour à la réalité se révélait un peu trop brusque à son goût, beaucoup plus qu’il n’était en mesure de le supporter en tout cas. Et à défaut de savoir quoi faire, il s’empressa de déconnecter le disque dur et de le ranger dans son tiroir habituel, qu’il referma un peu trop fort. Il se laissa tomber sur sa chaise après ça, fermant les yeux et lâchant un soupir, prenant tout le temps dont il avait besoin pour essayer de calmer ses nerfs mis à rude épreuve. Ça lui prit une dizaine de secondes avant qu’il soit en mesure d’affronter à nouveau Marvin et la situation. “Les puces fonctionnent toujours, le problème vient des serveurs qui ne répondent plus. À chaque fois qu’une information est enregistrée ou une requête envoyée par un citoyen, la puce envoie un signal au serveur pour demander l’autorisation. C’est ce signal qui est compromis ce soir. Mais on a des sécurités au cas où une panne de ce genre se produirait, des serveurs hors-réseaux qui servent seulement de stockage de secours. Tout ce qui est autour de nous en ce moment, en gros. C’est pour ça que tout marche ici. ” expliqua-t-il, l’air ailleurs. C’était peut-être un peu stupide, mais ça le rassurait presque de parler d’informatique maintenant, ça l’aidait à se calmer ou au moins à ne pas penser à tout le reste. “Pour le moment, on ne peut les toucher qu’en passant par cet ordinateur et il est déconnecté aussi pour assurer la sécurité des données.” Il pointa l’écran du doigt et inspira de nouveau, lentement, dans une autre tentative de calmer les battements de son coeur.

Quelques secondes s’écoulèrent encore avant qu’il puisse reprendre la parole. “Tu ne devrais pas rester ici.” souffla-t-il, hésitant, effrayé à l’idée que cette conversation ne ressemble trop vite à des regrets.  “Je veux dire… Si quelqu’un te trouve, on va avoir beaucoup de mal à expliquer ce qui se passe.” essaya-t-il. Ça ne sonnait pas beaucoup mieux. En grande partie, sans doute, car il ne savait plus vraiment où il en était. Il n’aurait pas vraiment parlé de regrets, mais il fallait bien admettre que toute cette histoire s’annonçait compliquée et qu’il ne se croyait pas une seule seconde capable de le prendre avec calme et indifférence. Ou d’en assumer toutes les conséquences, beaucoup plus palpable en ce moment. Il ne voulait pas renoncer à Marvin, à la manière dont il se sentait dans ses bras, mais il ne pourrait pas vivre éternellement sur ces montagnes russes. Ça l’épuisait déjà et il n’y avait qu’à voir l’état dans lequel il s’était trouvé après une seule nuit dans la vie de cet homme. Il voulait toujours plus, tellement plus, mais à quel prix ? Il aurait à répondre à cette question très vite. “Il faut qu’on parle de tout ça,” osa-t-il quand il en prit conscience, “sérieusement.” Son pessimisme naturel lui soufflait que cette conversation serait sans doute douloureuse et désagréable et qu’il pouvait déjà en deviner la fin. Il aurait tout donné pour qu’ils puissent la repousser un moment, mais… “Est-ce qu’on peut se retrouver ailleurs, plus tard ?” Dans quelques heures, dans quelques jours, ça lui était tout à coup complètement égal. Il ne serait jamais prêt pour ça, de toute façon, alors quelle importance ?
 
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