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"runaway" team rocket

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MessageSujet: "runaway" team rocket   Mar 11 Sep - 17:58

Je détestais ces stages, on était externe, on ne faisait pas de garde, on ne pouvait faire que ce que les infirmières pouvaient faire et dans mon cas, je devais accompagner un Psychiatre dans ses visites. Et ça c'était gênant pour tout le monde. Comment quelqu'un était censé parler devant un étudiant qui n'avait pas prêter serment de choses censé le rendre plus fragile ? Non, c'était ridicule et je m'ennuyais au plus haut point, surtout quand la finalité se résumait à prendre des anti dépresseurs ou quelque dérivé qu'il soit. C'était une perte de temps et le pire dans tout ça, c'était qu'il n'était jamais à l'heure, que la séance durait qu'une dizaine de minutes et qu'en générale, je restais assis dans un coin de la salle avec un patient qui se demandait ce que je pouvais bien faire de ma vie. L'Agence m'emmerdait au plus haut point. J'avais juste envie de les envoyer chier et de prouver que la vie sera terriblement mieux sans eux. Mais je ne pouvais pas, car j'avais peur, et que j'étais un lâche. Alors je subissais, et un jour j'exploserais sans doute.

Arrivant au secrétariat, je discutais un instant avec la jolie demoiselle derrière le comptoir avant qu'elle ne m'annonce que le prochain patient était déjà là et qu'il attendait comme tout les autres dans un petit salon privé à l'abris des regards. Faire illusion, c'était bien quelque chose de propre à l'Agence. Comme si le système marché. Si c'était le cas on aurait pas besoin d'entendre des gens se plaindre pendant des heures sur un problème qu'il auraient pu régler seul en refusant d'être des moutons. Il suffisait de comprendre que le système était à chier pour se sentir mieux, quoi que... Je le savais et j'étais loin d'être heureux. M'avançant vers la salle avec le dossier sous les yeux, cet homme me priva déjà du peu d'intérêt qu'il pouvait y avoir à ce métier en venant pour la première fois. Une feuille vierge, c'était nul. J'aimais me dire que tout seul, dans mon coin, en lisant ce qui était écrit, je pouvais trouver les vrai mots, la vrai façon d'aider, mais là, une nouvelle fois, tout était aseptisé.

Tournant vers la porte, je toquais avant d'entrée, « Le docteur va avoir du retard, vous désirez boire quelque ch... », je ne sus pas finir ma phrase, mon regard se levant enfin sur le patient pour découvrir quelque chose de suprenant. C'est fou comme cet homme ressemblait à s'y méprendre à mon frère dont l'Agence avait consacré la fidélité. Souriant malgré moi, je reclaquais la porte du bout du pied avant de m'adosser à cette dernière. Ce dossier vide que je tenais contre moi n'avait à présent plus le moindre intérêt. « C'est fou, vous me rappelez quelqu'un que j'ai bien connu... Enfin connu... Est-ce qu'on peut connaitre quelqu'un qui peut vous effacer de sa vie en un claquement de doigt ? », voir James ici était une consécration. Une preuve que j'avais raison, il ne pouvait pas me mentir, il était là, devant moi, bien vivant et sous un autre nom. « Je suis l'externe qui accompagne le docteur dans ses séances, je serais invisible, promis. », quoi que cet élément ne serait sans doute pas pour le rassurer en fait. Mais il n'avait pas le choix. Pour la première fois de ma vie, je pouvais enfin regarder ce frère de haut sans qu'il puisse porter le moindre masque. Et j'étais pas entièrement fier de ça. Mon frère était là, obligé de se cacher pour obtenir de l'aide et même si je rêvais de lui dire qu'il pouvait enfin comprendre la solitude d'Athéna, il n'était pas là sans raison. Être déchiré entre la jouissance et la frustration, c'était terriblement désagréable.     

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 12 Sep - 5:10

Aussitôt qu’il mit le pied dans l’hôpital, James sut qu’il avait fait une erreur. Ou peut-être s’angoissait-il seulement à tort, mais en tout cas, chaque regard posé sur lui lui donnait des sueurs froides tant il craignait que quelqu’un ne le reconnaisse ou, pire encore, de tomber directement nez à nez avec sa mère. Et pourtant, il parvint miraculeusement à traverser l’immense bâtiment pour rejoindre le service de psychiatrie sans que personne ne l’arrête une seule fois. Ça n’en restait pas moins une idée désastreuse. Tout autant que vitale. Dire qu’il allait mal tenait davantage de l’euphémisme qu’autre chose et il ne fallait pas être très malin ni très observateur pour reconnaître les signes de la dépression. La plupart du temps, il parvenait admirablement à vivre avec et même à conserver un masque suffisamment convaincant pour qu’on ne lui prenne pas trop la tête. Mais quelqu’un finirait par s’en rendre compte car, malgré ses efforts constants, le masque de James commençait à s’effriter doucement. Depuis cette nuit, qu’il aurait voulu n’être qu’un souvenir flou à cause de l’alcool et qui le hantait pourtant avec tant de précision qu’il aurait pu aussi bien tout filmer et se repasser le film chaque jour. Cette nuit où, pour la première fois de toute sa vie, le secret qu’il conservait si bien depuis des années avait été révélé. Chaque jour depuis, il vivait avec l’impression insoutenable qu’étaient désormais tatoués sur son front les mots qu’il craignait le plus de prononcer à voix haute : je suis gay. Avec, aussi, la culpabilité imposante d’avoir trompé sa femme, d’avoir commis un acte irréparable et monstrueux et d’y avoir pris tant de plaisir qu’il n’arrivait même plus à penser à autre chose. Et avec les idées noires, la petite voix dans sa tête, étrangement semblable à la sienne, qui lui répétait sans arrêt quelle immonde créature il était, quelle déception aussi, qui parvenait peu à peu à le convaincre qu’il ne s’en sortirait jamais et lui proposait la seule solution logique, efficace et définitive.

Il n’avait pas droit à ce luxe, alors il lui fallait réagir vite. Raison pour laquelle il s’était enfin décidé à prendre ce rendez-vous avec un psychiatre. Raison pour laquelle il se retrouvait présentement devant une secrétaire occupée sur l’écran de son ordinateur. Il se racla la gorge pour attirer son attention et tenta de continuer à respirer le temps qu’elle ne lui offre. “Bonjour.” lâcha-t-il, sa voix quelque peu étranglée. “Luke Anderson, j’ai rendez-vous à quinze heures.” Elle hocha la tête et retourna à son écran sans rien dire. Il avait donné un faux nom, bien sûr, hors de question que sa mère ou que l’Agence ne découvrent un jour qu’il était venu ici. Ce qui finirait par lui poser problème, bien sûr, car s’il devait sortir d’ici avec une ordonnance au nom d’un autre, il ne pourrait jamais récupérer ses médicaments et que ferait-il ensuite ? Ce ne serait que rendez-vous après rendez-vous, sans jamais le moindre résultat et en prenant un peu plus le risque à chaque fois que ses parents n’apprennent tout. Mais il tâchait de ne pas se concentrer sur ce problème pour le moment. Un pas à la fois, c’était déjà suffisant. “Le docteur Ackless a un peu de retard, il viendra vous chercher dans la salle d’attente.” Ce fut au tour de James de hocher la tête et de prendre la direction que la jeune femme venait de désigner d’un doigt. Il entra dans la pièce et laissa échapper un soupir soulagé en constatant qu’elle était vide. Au moins, en dehors du médecin et de cette femme, personne ne saurait jamais qu’il avait mis les pieds ici…

Ses jambes déjà tremblantes furent ravies quand il se laissa enfin tomber sur une chaise faisant directement face à la porte et, pour les quinze minutes qui suivirent, James ne fit plus rien d’autre que de l’observer fixement en se répétant à voix basse les arguments qu’il listait depuis des jours pour se convaincre qu’il avait pris la bonne décision en venant ici. Il y était presque parvenu - presque - quand la porte s’ouvrit un peu brusquement. Aussitôt, le jeune homme se redressa et releva les yeux vers la personne qui venait d’entrer. Et toutes ses bonnes résolutions volèrent en éclat quand il reconnut le visage de son petit frère. Son coeur s’emballa subitement et le sang se mit à battre si fort à ses tympans qu’il entendit tout juste les piques que lui balança le jeune homme. Il n’eut pas besoin de voir son visage pour savoir qu’il devait être particulièrement pâle, tout à coup. Il se remit debout dans un bon et son corps entier se crispa. “Jessie…” Le nom du garçon lui échappa dans un souffle étranglé par sa gorge nouée. “Je… Ce n’est pas ce que tu crois, je suis là pour…” Il allait mourir. Il ne termina jamais cette phrase, ne se donna pas la peine de trouver un quelconque mensonge pathétique et absolument pas crédible, car d’une seconde à l’autre, il mourrait tout simplement. Il en était persuadé pour la simple et bonne raison que sa tête commençait à tourner et sa poitrine à se serrer si fort qu’il en avait réellement mal. Il se fit la vague remarque que de faire une crise cardiaque à son âge et sans aucun antécédent de problème de ce genre n’ait jamais été révélé était assez peu probable, mais il avait tellement mal et n’arrivait tellement plus à respirer qu’il ne voyait aucune autre explication logique. “Il faut que je sorte d’ici…” Cela l’étonna quelque peu de parvenir à parler, mais il profita d’avoir visiblement encore assez de forces pour faire quelques pas en avant, ce qui se révéla bien vite inutile étant donné que son frère était présentement appuyé sur la seule issue. Ses yeux exorbités par la peur se posèrent dans ceux du jeune homme et une fois encore, il parvint le miracle de laisser échapper quelques mots. “Laisse-moi sortir. Et pitié ne dit à personne que tu m’as vu.”

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 12 Sep - 14:41

Tiens, il se rappelait de mon prénom ? C'était étonnant, vraiment, j'avais fini par croire qu'il m'avait complètement oublié. Il était lamentable, sa justification, l'angoisse que l'on pouvait lire sur son visage. C'était lamentable. Au plus haut point. Je voudrais bien croire ce qu'il voulait, mais il était ici, nerveux, sous un autre nom. Y avait-il d'autre raison ? D'autres possibilités pour justifier ça ? Je n'en voyais que très peu à vrai dire. Il avait besoin d'aide, lui, le fils parfait, le garçon ayant embrassé pleinement l'Agence, l'adulte responsable avait besoin d'aide, et pas simplement d'un ami. Il avait besoin d'un médecin qui ne ferait que l'abrutir un peu plus. Et il voulait fuir. Dans un sens, j'aurais bien aimé qu'il reçoive l'aide qu'il voulait, mais je savais qu'il n'aurait rien d'utile ici. Je savais qu'il ne pourrait pas vraiment être aidé, mais simplement mit dans une prison de plus. Quand à le laisser partir et ne rien dire, j'aurais bien voulu accéder à sa demande, mais je ne ferais rien. « Si on se parlait encore t'aurais su que je bosser en tant qu'externe à l'hopital et t'aurais su aussi que j'étais souvent en psychiatrie. », soufflais-je plus acide que je ne l'aurais voulu. C'était mon frère et même si nous n'avions jamais été proche, il était mon frère, et il me manquait. Malheureusement pour lui, il m'avait tourné le dos, il m'avait jugé et mit de côté pour avoir été humain. Je n'avais commis aucune erreur, sauf celle d'aimer et de soutenir ma soeur dans son épreuve. Il n'avait pas su être la et aujourd'hui, le voir ici... « C'est fou l'ironie de la vie... », commençais-je à dire en m'appuyant un peu plus sur la porte, « Abandonner sa soeur, lui refuser son aide et en arriver finalement au même point. Être seul, en détresse et dans l'incapacité d'en parler à sa merveilleuse famille... Monsieur Anderson. ». J'aimerais sincèrement pouvoir être parfaitement compatissant, mais c'était difficile.

« Si tu te tires maintenant, je signale qu'il y a eu une usurpation d'identité après de l’hôpital et de l'Agence. Et j'en fais informer le docteur Ackless et le docteur Garisson. », je n'avais pas défailli, mais même si j'avais terriblement envie de lui planter ce couteau dans le dos, je restais humain, contrairement à lui et le voir ici n'était pas une chose que je pouvais ignorer. Je devais être le plus adulte des deux, c'était l'idée et c'était effrayant. « Ackless ou n'importe quel autre psychiatre ne t'apporteront que des solutions chimiques, des camisoles de drogues t'abrutissant suffisamment pour que tu ne ressentes plus rien. », autant être honnête, « Tu seras euphorique, parfois amorphe, mais rarement toi-même. Tu ne sera plus James Garisson, tu ne seras qu'une ombre prête à exploser quand la drogue ne suffira plus, et ce jour là, plus personne pourra t'aider. », je ne voulais pas l'épargner, ca ne servirait à rien, absolument rien, « Quoi que tu comptais dire, on ne t'écoutera qu'à moitié, tu n'auras aucun conseil, aucune solution, aucun allié. », il serait prit au piège.

Soupirant, je détournais mon regard de lui, de ce corps stressé et malmené par la panique, « Je sais pas effacer ma famille aussi facilement que toi de ma vie. Tu restes mon grand frère, tu restes important et ce malgré le fait que je te déteste toi et ta conformité. », lui et son absence de courage, enfin... J'étais qui pour juger le courage ? Personne, mais j'avais au moins le courage de me battre pour ceux que j'aimais, pour Athéna, pour qu'elle puisse être heureuse. « T'as un choix assez simple à faire... Soit tu acceptes de faire confiance à ton frère en me parlant, soit je vais révéler la vérité et personne ne t'aidera jamais réellement. », il avait le choix, celui de garder son honneur et son arrogance face à moi, ou il accepterait l'idée que peut-être, des membres de sa famille pensant par eux-même pourraient l'aider. Je n'irais sans doute pas jusqu'à détruire sa réputation, soyons honnête, mais le voir me tourner le dos une nouvelle fois me ferait peut-être perdre tout respect concernant mon frère.    

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 12 Sep - 23:35

De toutes les personnes qu’il aurait pu croiser par hasard ici, il fallait évidemment qu’il tombe sur son frère. Un autre membre de sa famille aurait au moins eu la décence de faire semblant de rien, mais pas Jessie. Lui, il se devait de toujours rendre tout plus difficile. Et il ne dérogeait pas à la règle cette fois non plus, refusant bien évidemment de laisser James simplement sortir de cet hôpital et oublier tout de cette histoire. Le ton hargneux qu’utilisait le jeune homme pour s’adresser à lui n’était même pas le pire. S’il était honnête un instant, il aurait peut-être même pu admettre qu’il ne méritait pas mieux que le mépris de Jessie après l’avoir rayé de sa vie en prétendant n’en ressentir aucun remords. Non, le pire vient ensuite. Avec les menaces, qui eurent au moins le mérite de calmer immédiatement James, le figeant sur place, son regard interdit fixé sur son frère. “Jessie, s’il te plait…” Il savait qu’il perdait son temps à supplier et à espérer que le jeune homme aurait encore assez d’affection pour lui pour ne pas gâcher complètement sa vie. Mais que pouvait-il faire d’autre ? “Tu sais ce qu’elle me fera si elle l’apprend.” Il s’était donné corps et âme toute sa vie pour être le fils parfait dont rêvait leurs parents. Peut-être que Jessie ne comprenait pas bien pourquoi, mais il savait aussi bien que n’importe quel autre Garisson que tout cela comptait énormément pour James. Et il serait prêt à le lui arracher par simple désir de vengeance ?

S’en suivit alors un discours qui crispa James davantage encore, sans qu’il ne parvienne à décider s’il s’agissait de condescendance ou de véritable intérêt. Et, à sa propre surprise, un rire jaune lui échappa finalement aux mots de son frère. Ne plus rien ressentir ? Ce pauvre Jessie n’imaginait même pas une seule seconde à quel point il en rêvait. Quant à ne plus être que l’ombre de lui-même… Quelle différence cela ferait-il avec ce qu’il traversait déjà ? Il n’avait plus été lui-même depuis tellement longtemps, bien avant que Jessie ne se réveille avec de grands rêves et des envies de se rebeller. Bien avant qu’il ne comprenne même le monde dans lequel ils vivaient. Et quoique ce soudain désir d’aider son grand frère soit absolument admirable, il ne pourrait rien faire. Rien du tout. Serrant les poings pour se calmer, James prit sur lui de retrouver toute la froideur et l’indifférence qu’on lui prêtait habituellement et les membres de sa famille les premiers, sans y parvenir réellement. “Parce que tu crois que toi, tu peux m’aider ?” souffla-t-il, quelque peu désespéré d’entendre le son de sa propre voix, qui n’avait absolument rien de froide et de détachée, mais laissait paraître toute la colère et le désespoir qui l’accablaient au quotidien.

“Ma vie toute entière est en train de s’écrouler, ne va pas me dire que ça ne te fait pas un tout petit peu plaisir.” Et comment lui en vouloir ? Là encore, James l’aurait bien mérité. L’ironie de la situation ne lui échappait certainement pas. Une histoire de karma, peut-être ? Ou du moins était-ce ce que devait penser Jessie en ce moment, mais il n’avait pas la moindre idée de ce qui se passait, depuis combien de temps James portait ce masque et s’enfonçait un peu plus chaque jour dans ses mensonges et sa noirceur. Et il aurait vraiment voulu croire qu’en parler à quelqu’un aiderait au moins un peu, mais ce serait surtout prendre le risque de voir tout s’effondrer pour de bon. Une vie entière passée à mentir et à se cacher pour être à la hauteur, envolée en un claquement de doigts. Un beau gâchis, en résumé. “Tu viens tout juste de me menacer d’aller tout raconter à Maman et tu me demandes de te faire confiance ?” Vu l’état de Jessie, ses mots durs et sa colère somme toute compréhensible, lui faire confiance relevait du miracle. Ça lui était sincèrement douloureux de penser comme ça, mais il doutait vraiment que le jeune homme écouterait sagement ses confidences et ne ferait rien pour s’en servir ensuite contre lui, leur donner à tous une bonne leçon, après la manière dont ils avaient traités Athéna et Jessie lui-même.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Jeu 13 Sep - 10:36

C'était étrange de voir James me supplier, bien plus encore de l'entendre dire que je savais parfaitement ce qui arriverait si notre mère venait à l'apprendre. Oui je le savais, et je n'aurais jamais du le savoir, car théoriquement, j'étais son fils, son frère aussi. Je n'aurais pas du savoir justement. J'aurais du tout ignorer de l'abandon, de la trahison au sein de sa propre famille. « Oui, elle va sans aucun doute te rayer de sa vie car tu auras eu le malheur de mal supporter une vie imposé... Enfin Athéna le sait, moi je le sais, toi pas encore. », mais je ne lui souhaitais pas, car malgré tout, je savais dans quelle spirale il allait mettre les pieds. Je savais qu'il n'en sortirait pas indemne. Et je savais aussi que j'étais en pleine contradiction, en plein conflit en cet instant. J'avais mon frère, au fond du gouffre visiblement, et l'envie de l'y laisser, mais je ne pouvais pas, même si de toute évidence, sa meilleure idée fut de m'attaquer, de me reprocher quelque chose. Levant les yeux au ciel, je soupirais, plus parce que mon frère était plus minable que jamais que pour ses mots. Il avait touché le fond et la suite me le confirma. « Oui ça me fait plaisir, et je sais aussi que je ne devrais pas être heureux de ça. Mais je me dis qu'il y a une justice, même minuscule dans ce monde. » et qu'il en faisait les frais.

Il avait à présent le choix, soit me parler à moi, son frère, soit fuir et prendre un risque que je ne mettrait jamais à exécution. Car comme détruire consciemment la vie de mon frère sans éprouver les moindre remord ? J'en étais incapable. Je ne détruisais pas des vies, je n'étais pas comme ça. Ce n'était ni mon objectif, ni dans mes ambitions. Je voulais aider les gens, prouver qu'on pouvait être plus efficace en gardant son humanité et j'avais la une occasion de lui prouver. Alors oui, je venais de le menacer et je lui demandais de me faire confiance, mais si il y réfléchissait un petit peu il aurait comprit. « Je prends du temps pour te laisser le choix, tu penses sincèrement que je m'en serais encombré si je n'avais pas un peu envie d'être là pour toi, contrairement à ce que toi tu as fait. ». Je n'avais fait que menacer, je n'avais pas été plus loin. « On peut sortir d'ici, aller dans un endroit plus calme si tu préfères, mais voir un psychiatre James... Quelque soit le problème, vraiment, ça sera pire après. », il ne saurait plus s'en sortir ni relever la tête après ça. Il serait perdu, condamné à devoir rester ainsi toute sa vie. Condamné à la souffrance. Encore fallait-il qu'il accepte. Encore fallait-il qu'il comprenne.

M'écartant de la porte, je lui laissais une possibilité de fuir, à lui d'être intelligent. « Je sais que je suis pas ton premier choix, mais j'ai soutenu Athéna quoi qu'il a pu faire, quoi qu'il est pu arriver. Et même si je t'en veux d'avoir préféré l'Agence, l'image à ta famille, à ceux ayant vraiment besoin de leur frère, tu restes mon frère, tu restes celui que j'aurais voulu prendre pour model. Et si ta vie s'écroule vraiment, si t'as peur de ce que notre mère pourrait faire, rappelles toi juste qu'Athéna et moi on est là. On peut pas oublier, mais on est là et j'ai pas envie que tu te détruises simplement car on t'as fait croire qu'il fallait vivre une vie définie, simplement car on t'a fait croire que tu ne pouvais pas diverger. T'es humain James, et le propre de l'homme c'est pas de se conformer. », je voulais qu'il prenne sa décision seul au final, pas qu'il est simplement peur de moi. Je voulais qu'il décide de me parler à moi, son frère, pas sous la contrainte et lui faire peur ne mènerait à rien. Il avait toute les cartes en mains, je ne pouvais pas prendre d'autre décision à sa place, je savais simplement que je l’empêcherais de mettre un pied dans un cabinet, car pour disparaître et devenir un vague zombie rampant dans le sillage de l'Agence, c'était impossible. Il devait gardait son libre arbitre, il devait rester indépendant. Souffrir, avoir peur, tout ça était des sentiments normaux qu'il fallait apprendre à accepter. Et on pouvait les transformer. Les étouffer c'était mourir avec eux.  

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Dernière édition par Jessie E. Garisson le Mar 18 Sep - 15:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Lun 17 Sep - 16:11

Une forme de justice. Était-ce ainsi qu’il aurait fallu considérer les choses ? Très étonnamment, James avait employé tant d’énergie à se haïr et se cacher, qu’il n’avait jamais vraiment pris la peine de voir les choses de cette façon. Il s’était épuisé à se voir comme le problème, le fils pas assez bien, pas à la hauteur, le monstre caché sous le masque et presque persuadé, quand il cherchait à se rassurer du moins, qu’il subissait un genre de malédiction. Mais pas qu’il payait seulement le prix pour avoir repoussé les siens.
Il était comme cela bien avant qu’un seul de ses frères et soeurs n’aient été rejeté, après tout. Mais peut-être que Jessie avait raison et qu’il payait seulement un prix beaucoup trop élevé pour lui seul. Cette pensée et les mots qui suivirent le poussèrent à relever les yeux vers son frère et l’hésitation s’intensifia encore un peu. Il faisait de son mieux pour donner le change et il y parvenait presque, pour peu qu’on ne veuille pas réellement voir au-delà du masque qu’il portait chaque jour. Mais ça n’était rien de plus que cela : un masque, prêt à s'effilocher d’un moment à l’autre pour laisser passer la vérité. Et bien sûr qu’il avait des remords, chaque jour un peu plus, autant concernant sa soeur que son frère. Il les avait aimés tous les deux, les aimait encore, quand bien même on cherchait sans arrêt à le culpabiliser pour ça. Pourquoi n’aurait-ce pas été leur cas à eux aussi ? Athéna avait accepté de lui parler alors qu’il ne le méritait pas du tout. Jessie lui laissait désormais une chance aussi et si ça ne l’aidait pas à se sentir mieux, bien au contraire, la tentation n’en restait pas moins forte.

Un moment, James resta planté là, à observer la porte enfin libérée puis son frère à tour de rôle. Il se sentait incapable de prononcer les mots à voix haute et pourtant, il était venu ici dans ce but, n’est-ce pas ? L’hésitation se prolongea de longues secondes avant que son regard ne se fixe pour de bon sur Jessie et qu’un soupir lui échappe discrètement. “D’accord.” souffla-t-il, de manière presque involontaire. La peur ne le quitterait pas d’une seconde à l’autre, mais dans le fond à choisir entre un inconnu et son propre frère, y avait-il réellement un choix à faire ? “Mais on ne peut pas rester ici.” insista-t-il une fois de plus. Il mettait déjà son peu de courage à l’épreuve pour se tenir là et plus encore pour accepter de faire confiance à une personne connue, il n’en aurait pas assez pour tout déballer à Jessie et recommencer ensuite quand le psychiatre se déciderait à venir le chercher et exigerait de commencer la séance comme c’était prévu. Il ne pouvait pas non plus emmener son frère à la cafétéria de l’hôpital et prendre le risque que leur mère les voit ensemble en train de discuter sagement autour d’un café. Jessie, même s’il comprendrait sans doute, ne lui faciliterait sans doute pas les choses s’il osait faire cette remarque à voix haute.

Il jeta finalement un regard à sa montre avant de se décider pour de bon, proposant la première chose qui lui passe par l’esprit et qui lui offre un quelconque sentiment de sécurité. “Il y a un bar dans le district trois,” souffla-t-il en baissant de nouveau les yeux, “tu peux me retrouver là-bas après ton service ? Je t’envoie l’adresse.” Il ne réalisa pas immédiatement à quel point c’était idée était idiote et dangereuse. Comment, quoi qu’il décide de dire, Jessie pourrait rapidement comprendre les choses par lui-même une fois qu’il aurait mis les pieds là-bas - à condition qu’il accepte de venir, évidemment. Mais quelle autre solution avait-il ? Il ne pouvait certainement pas inviter son frère à la maison ni nul part ailleurs où leurs parents finiraient par le savoir. Et dans cet endroit, au moins, il était assez loin de son monde pour que personne ne le remarque et se sentait assez en sécurité pour pouvoir y aller quand même. Il jeta un dernier regard presque suppliant à Jessie, mais n’attendit pas d’obtenir une réponse claire avant de prendre la fuite, désespéré de retrouver l’air frais de l’extérieur pour réussir à respirer de nouveau. Il marcha un bon quart d’heure avant de retrouver réellement son calme et quand ce fut enfin chose faite, il envoya l’adresse à Jessie comme promis et se précipita lui-même au lieu du rendez-vous sans s’inquiéter de savoir combien de temps il aurait à y passer avant que son frère ne vienne le rejoindre.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 18 Sep - 14:09

Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il accepte, en fait, j'avais pensé qu'il ne m'aurait pas prit au sérieux, qu'il n'aurait fait que sortir. Pas qu'il aurait accepté. Et le fait d'entendre un d'accord me laissa un instant immobile, incapable de bouger. Je finis simplement par hocher la tête lorsqu'il fut question de ne pas parler de ça ici. On aurait pu, je connaissais un peu tout les bons endroits pour parler ou faire quelque chose d'autre dans cet hôpital, mais je pouvais comprendre. Il y avait le risque d'ouvrir la porte sur notre mère, ou sur un de ses amis et voir James avec moi serait aussi mal venu que de le savoir dans cette pièce. Il parla alors d'un bar dans le district trois, d'une réunion la-bas à la fin de mon service. Le district trois était assez loin c'est ça ? Sans doute. « Ok. », soufflais-je simplement avant qu'il ne disparaisse, me laissant une impression étrange, une crainte de ne plus avoir la moindre nouvelle de lui. Il pourrait me mentir, je n'étais pas certain de réussir à l'anéantir, mais je ne voulais pas croire que James irait une nouvelle fois me poignarder. Reprenant mon travail, les quelques heures qui suivirent me semblèrent terriblement longue, du moins jusqu'à ce que la dernière minutes ne s'écoule et que je file dans les vestiaires pour me changer, la... Voir cette adresse, ce nom me fit l'effet d'une bombe. C'était pas le bar le moins connu, mais disons qu'à moins d'avoir certaines préférences, on n'y mettait pas les pieds. Alors comment James pouvait connaitre l'endroit si il n'était pas ? Il n'aurait pas été se cacher la-bas sans raison, déjà car on pouvait quand même l'y voir et puis... J'aurais cru qu'il détestait suffisamment ce genre de chose pour ne pas se forcer. J'avais peur de comprendre où était réellement le problème.

Quittant l’hôpital, j'avais rejoins les lieux assez rapidement, saluant un barmaid en rentant avant de trouver mon frère dans l'espace encore relativement vide. Je ne venais pas ici si régulièrement, mais j'y avais passé quelques soirée mémorables, et je n'étais pas complètement inconnu des lieux. M'avançant vers James, je m'assis devant lui, pour le laisser encore un peu respirer avant de jouer avec une carte présente sur la table. « Ca fait combien de temps que tu sais ? », demandais-je sans lever les yeux vers lui. Il y avait encore un doute possible, mais vu la façon dont il avait soutenu nos parents lorsqu'il fut question d'ignorer chaque mec que j'avais pu ramener... J'avais un peu de mal à croire qu'il s'était surtout refoulé durant toute ses années. Si on avait été plusieurs à faire bloc une nouvelle fois, peut-être que nous n'aurions pas tous été dégagés les uns après les autres. Mais nous n'avions jamais formé la moindre unité.

Relevant finalement les yeux vers lui, je repris, « Tu veux boire quelque chose ? C'est moi qui invite, je suppose que ça t'arranges. », histoire qu'on ne puisse jamais le relier à l'endroit, ou du moins pas aussi régulièrement. « Je m'attendais pas à ce que tu acceptes. », avouais-je en arrêtant de jouer avec mes mains pour le regarder réellement. Je ne pensais pas qu'il aurait ce courage et je m'attendais toujours à ce qu'il disparaisse, « Ni à ce que tu sois vraiment là. », qu'il m'envoie dans un bar gay était aussi une possibilité que j'aurais très sérieusement pu envisager. Mais il avait l'air mal, et j'avais eu peur qu'il refuse mon aide, car je n'étais que Jessie, un membre non désiré de sa famille qui trouvait un peu de plaisir dans tout ça. Je n'aurais pas cru un seul instant qu'il m'aurait fait suffisamment confiance pour ça.  

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 18 Sep - 21:34

Comme la première fois - et unique - fois où James avait mis les pieds dans ce bar, il n’y avait pas foule, mais juste quelques personnes dispersées dans la pièce et occupées dans leur coin. Personne ne prêta attention à lui, ni quand il entra, ni quand il s’installa à une table en plein milieu du bar. Comme la première fois, il commanda un verre de scotch et deux shots de Tequila. Il avala les deux derniers presque aussitôt que le barman vint les poser devant lui et se demanda une seconde s’il reverrait Marvin s’il restait ici jusque tard dans la nuit. Cette pensée finit par lui échapper à mesure que son verre de scotch se vidait et que le temps filait. Il venait tout juste de terminer le second quand quelqu’un tira la chaise vide face à lui et qu’il releva les yeux sur son frère. Grâce à l’alcool faisant déjà son chemin dans son sang, il parvint au moins à contenir un peu l’angoisse qui menaçait de remonter aussitôt que l’affrontement s’esquissa. Il n’avait pas pris le temps de réfléchir à ce qu’il dirait à son frère et tout à coup, le temps lui manquait pour décider…

Il y eut un silence qu’aucun des deux frères ne chercha à briser un moment, James observant vaguement les doigts du plus jeune Garisson occupés à remuer une carte dans tous les sens. Il était encore pleinement concentré sur cette tâche lorsque la voix de son cadet résonna enfin, lui faisait relever immédiatement les yeux. Il sentit le rouge lui monter aux joues, son regard balaya rapidement la pièce avant de revenir à Jessie. Et il décida de ne rien répondre du tout, de jouer l’idiot encore un moment, au moins jusqu’à ce qu’il décide s’il comptait dire toute la vérité ou non. Le jeune homme n’en sembla pas particulièrement gêné et lui proposa plutôt de commander quelque chose, s’étonnant au passage que James soit venu, qu’il ait accepté son aide. “Un scotch.” souffla-t-il, priant silencieusement pour que le fait qu’il se mette soudainement à boire de l’alcool ne choque pas plus son frère. “Merci.” Un autre silence suivit, un peu plus tendu sans doute, au cours duquel James se demanda ce qu’il pourrait bien dire. Par où devait-il commencer ? Il y avait tant de choses qui n’allaient plus, qu’il cachait, qu’il ne supportait plus… “Je suis désolé, Jessie.” lâcha-t-il finalement. “J’ai eu tort de te tourner le dos, je…” Sa gorge se noua un peu plus qu’elle ne l’était déjà et, par réflexe, ses doigts se refermèrent sur son verre malheureusement vide qui ne lui serait d’aucun secours. Pour les prochaines minutes au moins, il devrait affronter cette conversation seul et il ne savait pas comment. “Je sais que ce n’est pas une bonne excuse, mais j’ai seulement peur de tout perdre. Même si je commence à me demander ce que je perdrais réellement si j’osais enfin être moi-même. Je n’ai juste pas le même courage qu’Athéna et toi.”

Il ferma les yeux à ces mots et inspira doucement, faisant de son mieux pour conserver un air digne. Il était déjà trop tard pour cela, sans doute. Mais il ne savait tout simplement pas comment agir autrement, comment aller soudainement à l’encontre de tout ce qu’il connaissait, tout ce qu’il avait été pendant des années. Et même s’il était tout à coup entièrement honnête avec son frère, qu’est-ce que ça changerait vraiment ? Sa vie serait toujours la même, il n’osait même pas imaginer vivre autrement. Il serait seulement un peu plus en danger, à vivre sur le fil dans l’attente que la personne de trop ne découvre tous ses secrets et ne détruise son existence toute entière. “Je crois que je suis malade.” reprit-il après un moment. “Dépression, d’après ce que j’ai trouvé sur Internet.” Dépression, oui et puis le reste aussi. Ce qu’il ressentait quand il regardait sa femme, ou quand il fermait les yeux et se souvenait des lèvres de Marvin sur les siennes, de son corps nu contre le sien. Mais ça, à qui pouvait-il le dire ? Sur Internet, on ne parlait d’aucun traitement pour soigner ce mal là et Jessie n’approuverait certainement pas.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 18 Sep - 23:48

Appelant le serveur pour passer commande, je laissais ce dernier disparaitre à nouveau alors que James me remerciait. Je n’étais pas bien sur d’avoir encore fait quoi que ce soit méritant un merci, mais je n’allais pas m’en plaindre, pas plus que j’allais refuser les excuses qu’il était en train de me faire. Il était très certainement déjà alcoolisé et je ne devrais sans doute pas prendre ce qu’il allait me dire pour argent content, mais le fait est qu’il s’excusait, avouant avoir eu tort de me tourner le dos. Il avait bien plus de tort que cela, bien plus de chose qu’en tant que grand frère il n’aurait jamais du faire. Mais je savais qu’il avait eu peur, peur de se retrouver sans rien. Quand au courage d’Athéna et de moi, je n’étais pas certain que l’on puisse parler de courage. J’étais tétanisé à l’idée de vraiment agir contre l’Agence et si j’avais soutenu Athéna c’était simplement car l’injustice me semblait trop grande et que je n’avais de toute façon plus le moindre crédit aux yeux de mes parents. Ce n’était pas du courage, juste de l’humanité. « J’ai aussi peur que toi de tout perdre, mais ma famille, la vrai est plus importante encore. » soufflais-je simplement avant que le silence ne retombe. Le serveur prenait de toute évidence son temps pour servir deux verres, mais le bar n’avait de toute façon jamais brillé par sa rapidité de service, après tout il fallait laisser les rencontres se faire non ?

James attira de nouveau mon attention à lui lorsqu’il affirma croire être malade et plus exactement être en dépression d’après ce qu’il avait pu trouver sur internet. C’était si étonnant que ça ? Il s’était si souvent mit dans une cage qu’il avait forcément fini par étouffer. Recevant enfin nos verres, je poussais celui de James vers lui avant de jouer avec le mien, mon regard perdu dans le liquide ambré de ma bière. « Et c’est pas grave… », soufflais-je dans un premier temps. Remontant le regard vers lui je repris, « Tu as le droit de l’être, c’est pas un drame, ce qui l’est en revanche c’est de fermer les yeux et de penser que tu pourras gérer ça sans personne pour te soutenir. », la dépression faisait peur, elle était un signe de faiblesse et dans un monde comme le notre, c’était souvent le signe d’une chute sociale dont il ne pouvait de toute évidence pas subir les frais aujourd’hui. « Tout comme fréquenter ce genre d’endroit n’est pas grave. », continuais-je.

« James, tu n’as pas à être parfait, tu n’as pas à être irréprochable, c’est impossible de toute façon. », je ne savais pas vraiment comment communiquer avec James, j’avais toujours peur qu’il se braque, qu’il finisse par réaliser qu’il me parlait et que c’était la pire des conneries qu’il n’aurait jamais fait dans sa vie. Pourtant j’étais là, j’étais ici pour lui. « Personne n’est parfait. », nos parents les premiers. Il suffisait que l’on se penche quelques minutes sur ce qu’ils étaient l’un envers l’autre ou de comment ils avaient géré l’éducation de leurs enfants pour savoir combien ils avaient des choses à se reprocher. L’image ne devait pas prévaloir à la réalité. « Tu as déjà essayé d’être toi même ? Même pour une soirée ? Juste pour voir la différence ? », même si je me doutais que le retour à la réalité ne serait pas facile si jamais il venait à se laisser aller. Il avait besoin de souffler quoi qu’il arrive, il avait besoin d’envisager un avenir, quel qu’il soit. Il avait besoin d’avancer. Et je doutais sincèrement qu’Athéna ou moi ne serions pas là pour lui, pour l’aider. « Je vais presque tout les soirs chez Athéna et Shinji, tu pourrais peut-être venir nous rejoindre ? Essayé d’être toi. », c’était clairement trop tôt pour lui proposer, mais je voulais qu’il sache qu’il n’était pas seul et que si il voulait faire l’effort, j’étais certain que nous pourrions être là bien plus souvent. Il fallait simplement qu’il s’ouvre un peu plus, qu’il arrête de paniquer, ou de se noyer dans l’alcool comme aujourd’hui. Il y avait d’autre solution et on pourrait les trouver ensemble.  

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 19 Sep - 20:21

L’alcool faisant certainement déjà son oeuvre, un rire échappa à James aux paroles pourtant rassurantes de son frère. Ça n’était peut-être pas grave d’être triste sans arrêt, de se haïr profondément et de ne rien désirer d’autre que de vouloir disparaître, mais c’était définitivement difficile à vivre. Et ce serait plus difficile encore de l’expliquer à ses parents s’ils venaient à l’apprendre. Peut-être les Garisson auraient-ils même voulu aider leur fils aîné, avec un peu de chance, mais comment aurait-il pu leur expliquer pourquoi il ressentait un tel désespoir ? James restait persuadé qu’ils n’ouvriraient jamais les yeux, même en perdant tous leurs enfants un à un. Et ça n’était pas qu’eux, le problème, mais lui aussi, ses propres attentes, ses propres espoirs. Il aurait voulu croire que ça n’avait rien de grave, mais il ne voyait pas comment s’en convaincre. Son rire mourut rapidement, cependant et il n’avait de toute façon rien de très amusé. Pendant une seconde, alors que Jessie lui assurait qu’il n’y avait rien de grave non plus à fréquenter des endroits comme celui où ils se trouvaient actuellement, la gorge de James se noua si violemment qu’il ne put plus laisser échapper le moindre son. Il n’était pas encore prêt à parler de ça, raison pour laquelle, quand l’air passa de nouveau dans sa gorge, il se redressa soudainement. “Je ne fréquente pas cet endroit.” se défendit-il un peu plus froidement qu’il ne l’aurait dû. Et c’était encore le cas, n’est-ce pas ? Mettre les pieds deux fois dans le même bar ne signifiait rien du tout. Coucher plusieurs fois avec le même homme, par contre… Non, ça ne voulait rien dire non plus. Si ce n’est qu’il avait réellement un problème et qu’il devait trouver rapidement un moyen de le régler.

Cette pensée lui occupa l’esprit un moment tandis que Jessie, parfaitement inconscient des préoccupations de son frère, continuait sagement d’essayer de lui venir en aide. Ses mots effleuraient vaguement la conscience de James, mais décuplaient aussi son angoisse d’une force assez improbable. Le silence retomba trop vite et pourtant, l’aîné était déjà prêt à exploser. Il se sentait sous pression comme il l’avait rarement été, mis devant le fait accompli, devant ses mensonges et tous ses mondes sur le point de se rencontrer dans un violent mariage. Il attrapa son verre et en avala une longue gorgée dans l’espoir que cela l’aide à se détendre un peu, mais le goût de l’alcool aujourd’hui ne faisait que lui rappeler encore un peu plus Marvin et termina de faire exploser ses barrières. Il le reposa devant lui un peu plus fort que nécessaire, mais sentit à peine les gouttes de la liqueur éclaboussant ses doigts. “J’ai déjà essayé d’être “moi-même” comme tu dis et ça ne m’a pas aidé ! C’est encore pire qu’avant, si tu veux tout savoir !” lâcha-t-il, un peu trop fort. “Je ne sais pas comment faire autrement, obéir aux ordres, rendre mes parents fiers, c’est ce que j’ai toujours été, c’est ce que je suis ! Tout le reste, tout ça, ce n’est pas fait pour moi.”

Ses doigts tremblaient légèrement et il les referma sur le bord de la table pour le cacher. Ça n’était pas lui, vraiment pas et pourtant, la seule soirée qu’il avait passé ici avant aujourd’hui, il s’était senti différent. Libre, sans pression, sans attentes pesant sur ses épaules. Il s’était laissé aller à faire quelque chose qu’il s’interdisait depuis des années et il avait aimé ça, mais il n’aurait pas dû. Et maintenant ? Comment était-il supposé composer avec ce qu’il restait ? Jessie y arrivait. Homme ou femme, ça semblait lui être complètement égal et ce qu’en pensaient leurs parents encore plus. Il semblait heureux, au moins un peu. Plus que lui en tout cas. “Je suis déjà venu ici une fois.” souffla-t-il sans détacher son regard de son verre, incapable d’affronter le dégoût qu’il imaginait déjà sur le visage de son frère. “J’étais avec quelqu’un. Un homme. Je suis vraiment malade. C’est ce qu’ils penseront en tout cas. Je ne peux pas me permettre d’être ce genre de personne, c’est impossible.” Il ne s’était pas senti malade ce soir-là, pourtant, ni pendant le barbecue à l’Agence. Mais il n’avait aucune idée de comment faire fonctionner sa vie avec cette partie de lui. Aucune.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Jeu 20 Sep - 11:06

La réaction de mon frère fut brutale lorsque je laissais entendre qu'il fréquentait les lieux. Ok, il y avait un problème avec l'endroit, un gros problème avec ce qu'il pourrait y faire ou qui il pourrait se faire. « Je fréquente cet endroit. », soufflais-je le plus calmement possible. Essayant de ne pas rentrer dans l'agression avant d'essayer de l'aider, de chercher à comprendre aussi. Je présentais des idées, j'essayais de l'aborder, commençant à comprendre d'ou venait le problème.Finalement, il avait déjà essayé d'être lui-même, mais cela n'avait fait qu'empirer le problème. Il avait déjà essayé au moins, il n'était pas entièrement bloqué dans un déni. Ne pas savoir vivre lui-même, se sentir contraint d'obéir aux ordres, contraint de rendre nos parent fier. Vivre pour les autres en soit, jamais pour lui. Comment pouvait-il fermer les yeux ? Comment pouvait-il continuer ainsi sans jamais lutter, sans jamais chercher à le faire ? Il n'irait pas très loin et j'avais l'impression que lui dire était pire que tout. Gardant le silence, j'avais longuement regarder l'alcool entre mes mains, cherchant les mots, la bonne façon de l'aider sans m'en prendre à lui. Mais il demeurait un inconnu, je ne savais presque rien de mon frère et agir comme je l'aurais fait avec n'importe quel patient n'était pas agréable. Il fit alors une révélation, celle qu'il était déjà venu ici une fois, et qu'il était avec quelqu'un, un homme. Je n'aurais pas pensé James capable d'un jour faire ça. Je n'aurais pas cru mon frère capable de tromper sa femme et qui plus est avec un homme. Mais il était humain. Et ce que nos parents pouvaient penser n'avait plus la moindre importance.

Prenant une gorgée de bière, je pris le partie d'ignorer, pendant un temps, ce que nos parents pourraient penser, « Et c'était comment ? Enfin dans l'optique où vous avez... », parler de ça et non du reste, voilà ce qui m'importait en cet instant, je voulais dédramatiser tous ça. « Enfin il était mignon ? J'espère pour toi qu'il embrassait comme un dieu, y'a rien de mieux que des lèvres pour faire monter la température, ça et des abdos, soyons honnêtes ! », soufflais-je avec un sourire rassurant. Mais James ne serait pas dupe, soyons honnête, « James... La première fois que j'ai couché avec un mec je l'ai fait uniquement pour faire chier nos parents, j'étais pas sur d'aimer ça, je voulais simplement qu'ils arrêtent leurs réflexions et que pour une fois dans leurs vies ils soient cohérent. Si l'Agence mari des hommes entre eux ou des femmes entre elles c'est bien que l'homosexualité est un droit, pas une horreur ? », mais eux voulaient autre chose, quelque chose de normal, comme ce que nous pouvions penser avant.

Me pinçant les lèvres, j'allais marcher sur des braises ardentes, je le savais, mais je voulais juste qu'il m'écoute, « Le seul objectif de vie qu'on devrait avoir c'est d'être heureux James, pas d'être ce que d'autres estiment être un objectif ou une réussite pour nous. », être heureux, c'était bien complexe, bien difficile, mais si l'on pouvait l'être juste quelques instants par jours, c'était toujours ça de gagné. « Obéis aux ordres si ça te rassures, mais rendre les parents heureux ? C'est quand la dernière fois que toi tu as été heureux ? Parce que que t'es pas juste ça James et aujourd'hui tu n'es pas plus malade que moi. T'as le droit et t'es normal. ». Retrouvant mon siège, je cherchais des solutions, tant bien que mal, « Tu peux venir chez moi si t'as besoin de te cacher, personne n'y fera gaffe et si t'as besoin d'inviter quelqu'un, j'irais bosser à la bibliothèque ou j'attendrais en bas. Je suis sur que même Athéna pourrait te laisser l'appart si jamais elle et Shinji travail. Y'a plein de solution pour te laisser vivre une vie qui te fait du bien parfois. Tu pourrais continuer à obéir, à être celui que tu veux devant les autres, mais t'aurais aussi le droit d'être vraiment toi à l'abris des regards, sans prendre le moindre risque de te faire pincer. Et puis au pire si on se pose des question, tout le monde sait que chez moi ça défile, on se posera pas de question sur la présence d'un mec chez moi, quant à toi, tu serais simplement le frère altruiste qui cherche à ramener son petit frère dans le droit chemin ? Et si les parents viennent à se poser des questions... T'as qu'à dire que tu voulais simplement qu'ils n'aient honte de rien dans leurs vies et que même si Athé et moi on est les pire, tu restes persuadé qu'on pourrait rendre un peu d'honneur aux Garisson en travaillant sur nous. On ne t'en voudra jamais d'être le fils parfait voulant offrir un tableau parfait à sa famille non ? », demandais-je pas très sur de moi, « Sauf qu'en réalité tu pourrais juste souffler sans avoir besoin de boire ou de t'enfermer dans un camisole chimique. ». Baissant les yeux, je finis par reprendre, un peu plus noué, « J'ai toujours eu besoin de toi quoi que je dise James, et je sais que je fais beaucoup de bruit, que j'ai eu beaucoup de mot dur envers toi, l'agence ou les parents. Mais t'es mon frère James et quoi que tu fasses, si je peux t'aider, je le ferais, même si ça semble bancale... C'est en se serrant les coude qu'on sera heureux, même si c'est qu'une heure par jour, c'est déjà énorme non ? », mais il devait accepter d'avancer vers nous, accepter qu'il était normal et qu'on pouvait l'aider et ça, c'était la partie la plus délicate.  

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 25 Sep - 16:18

Des questions… James venait de prononcer les mots les plus difficiles qu’il ait jamais eu à dire, plus difficiles encore que ceux qu’il avait eu à prononcer le jour de son mariage et tout ce qu’il récoltait en retour n’étaient que des questions. De la curiosité qui lui semblait presque malsaine et mal placée dans la bouche de son propre frère. Et Jessie n’y allait pas par quatre chemins, jamais. Peut-être même que ça l’amusait, de parler comme ça à James, de le mettre mal à l’aise de cette façon. L’ingénieur n’avait aucune intention de répondre, de donner le moindre détail concernant ce moment et pourtant, des réponses s’imposaient malgré lui dans son esprit. Des mots se formaient tous seuls, sur ce qu’il avait ressenti cette nuit-là, dans les bras de cet homme, ce qu’il en avait pensé réellement et ce qu’il en pensait maintenant. Il se sentait surtout très perturbé et très mal, au point d’avoir fini dans le bureau d’un psychiatre avant d’en venir à des extrêmes encore pire. Il refusa de parler ou même de regarder vers son frère tout au long de cet interrogatoire et de ce partage indécent de souvenirs et de remarques. Jusqu’ aux mots de trop, la contradiction de trop. L’Agence, effectivement, mariait les couples homosexuels et l’Agence avait toujours raison, n’est-ce pas ? Mais pendant presque dix ans, James s’était répété encore et encore, convaincu qu’il n’était pas normal, qu’il était malade, dégoûtant. Accepter que cette vision de lui-même n’était peut-être pas la bonne restait difficile.

Quand, enfin, Jessie fit l’effort de changer plus ou moins de sujet, ou au moins de ne plus parler directement de Marvin, James s’autorisa à relever les yeux vers lui. Il restait triste, désespéré. Peut-être un peu exaspéré aussi. Tout était tellement plus simple dans la vie de Jessie Garisson. Il n’y avait que blanc ou noir, jamais rien entre les deux et pourtant, James était complètement perdu dans cette zone grise où il étouffait. Les tentatives de son frère ne le rassuraient pas. Il ne voulait pas devoir se cacher pour coucher avec des hommes, il ne voulait pas avoir envie de coucher avec des hommes. Il voulait juste que tout ça prenne fin, redevenir le jeune homme de dix-neuf ans heureux et sans soucis qu’il avait été un jour dans sa vie. “Tu ne comprends pas, Jessie.” lâcha-t-il, après le long monologue bordé de bonnes intentions du jeune homme. Il n’y avait même pas de méchanceté dans sa voix, pas de reproches non plus. “J’étais heureux à une époque. J’étais heureux d’avoir ma famille de mon côté, nos parents fiers de moi, l’Agence fière de moi. C’était très bien comme ça, c’est ce que j’ai toujours voulu. Ce qu’il s’est passé avec cet homme, ça n’aurait jamais dû arriver et ça ne se reproduira jamais. Je ne veux pas le revoir, je ne veux pas me cacher dans ton appartement pour faire une chose pareille. Même si tu penses que c’est normal, même si tu penses que ça pourrait me rendre heureux. Je suis marié, j’ai un travail qui me plait et une famille qui compte pour moi et je ne veux pas perdre tout ça. Je dois faire un choix, c’est ma seule option. Alors que ce soit normal ou non, je ne peux pas continuer de ressentir ça pour un homme, n’importe lequel.”

Il inspira après ça, longuement et se sentit plus mal que jamais. Il ne pouvait pas, non et ça ne changeait malheureusement rien. Il continuait de penser à Marvin, il continuait de se sentir mal. Il continuait de rêver, secrètement, qu’il pourrait tout avoir. Un homme dans sa vie, un travail à l’Agence, une famille qui le respecte et l’aime. Mais il ne voyait pas comment ce serait possible. “Je finirai par m’y faire, par oublier. Je pourrais peut-être même aimer réellement Maya. On veut avoir des enfants.” souffla-t-il, ses yeux de nouveau sur son verre, son ton beaucoup moins ferme. “C’est peut-être la solution.” Il se passa une main sur le visage, comme pour chasser les ombres sous ses yeux, le désespoir sur ses traits. Même lui ne croyait pas à ce mensonge. Un enfant ne changerait rien à ce qu’il ressentait au fond de lui, sept ans de mariage n’avaient pas changé ce qu’il était, ce qu’il désirait réellement.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 26 Sep - 14:24

Ne pas comprendre... J'avais l'impression que ça allait être le let motiv de cette discussion. Si je voulais bien croire qu'il avait été heureux, ce qu'il cherchait à faire aujourd'hui était impossible, pas sans payer le prix fort, pas plus qu'en faisant semblant, car c'était ce qu'il s'apprêtait à faire, faire semblant. Il n'aimait pas vraiment Maya et il voulait des enfants avec elle. C'était la seule solution qu'il voyait ? Il ne pensait sincèrement pas qu'il y aurait mieux à faire ? Plus à gagner ? « Comment tu réagiras le jour où ton enfant t'annoncera qu'il est gay ? Qu'il a trompé la personne qu'il a épousé car il ne ressent rien pour elle ? Qu'est-ce que tu vas dire le jour où il te dira être malheureux ? Les parents auront encore une quelconque importance à tes yeux où le bonheur de ton enfant en aura plus ? » demandais-je un peu brusquement, la voix brisé. Il allait être comme nos parents ? Il allait vivre dans un mensonge ? Sous un masque ?  C'était ce qu'il espérait faire de sa vie ? « Tu penses que c'est normal qu'un parent ne veuille plus parler à son enfant car il est différent d'eux ? Tu penses que c'est normal de ne pas aider un enfant à se relever quand il s'écroule ? Tu pense que c'est normal de pas aider son propre fils ou sa propre fille à surmonter les épreuves même quand il ou elle a fait une erreur ? », baissant les yeux sur ma bière, je finis par dire, la gorge nouée, « Tu vas faire exactement comme maman, comme papa avec Athéna et moi... », il allait tout abandonner pour l'image.

Relevant le visage vers lui, j'avais les yeux plus embrumé que je ne l'aurais voulu. Je pensais sincèrement pouvoir l'aider, je le voulais, mais il ne ferait que continuer, inlassablement, à vouloir rendre fier des gens qui se fichaient de lui comme un humain. « J'espère que ce mec aura aucune mauvaise intention avec toi, j'espère qu'il ne sait pas qui tu es, ni où tu travail, car le jour où quelqu'un d'autre que moi ou Athéna l'apprendra... Tu réaliseras que tu as été fidèle à la mauvaise partie de ta famille, et que les rendre fier n'aura servit à rien James. », secouant la tête je savais pas comme faire là, « Tu devrais pas être heureux au passé putain. Je sais pas comment t'expliquer que ça te détruit, que vouloir la reconnaissance de personnes qui ne peuvent même pas dire si tu es heureux ou non n'est pas ce que tu devrais rechercher. Je pari que quand on demande comme tu vas, ils répondent que tu as un bon poste, une femme magnifique, mais pas que tu vas bien. », et ça m'énervait sincèrement, « A quel moment tu vas comprendre ça toi justement ?! Tu crois que je suis heureux que mes parents m'ignorent, me déteste juste par ce que j'ai couché avec des mecs ?! Tu penses que je suis heureux que mon frère, celui qui est censé être mon modèle dans la vie ne m'adresse la parole uniquement car je l'ai vu là où il n'aurait pas voulu ?! Tu crois que je suis heureux de la situation? J'aimerais pouvoir te parler James, j'aimerais pouvoir t'appeler ou aller chez toi, qu'on rit ensemble, qu'on fasse des trucs ensembles, qu'on parle de choses sérieuses ensemble... Mais on peut pas car tu pense que ta vie entière s'écroulera si tu acceptes de penser à toi... », mais ça je le faisais qu'avec Athéna et encore... Je ne pouvais pas parler de tout avec elle...

Pianotant nerveusement la table, je repris, « T'es au courant que je crois en l'amour ? Aux coup de foudre et que je suis tétanisé à l'idée qu'un jour on me mari à quelqu'un que je n'aime pas ? Tu sais que j'ai peur ? Parce que ma soeur à tout perdu en étant malheureuse et mon frère l'est aussi de toute évidence… », riant jaune, je finis ma bière en concluant, « Je suis censé faire quoi James ? Je suis censé devoir aider mon frère même si il m'a déjà poignardé, je suis censé devoir tout faire pour qu'il soit heureux, mais il est sourd et je vais le perdre alors que j'ai besoin de mon grand frère... J'ai besoin de pouvoir poser des questions à quelqu'un, même si il bosse pour ce qui cause le malheur de tout ceux que je croise, j'ai besoin de lui, j'ai besoin qu'il comprenne qu'il a le droit d'être heureux, parce que lui il a toujours tout respecté, et que si même en ayant tout fait bien il est pas foutu d'avoir le droit d'être heureux il va se passer quoi pour moi qui n'a jamais rien suivi ? Il va se passer quoi James ? ». J'avais baissé le visage, à nouveau, mon coeur serré, bien plus que je ne l'aurais cru. J'étais sans doute égoïste dans un sens, mais j'avais besoin de lui, besoin de l'aider pour avoir une chance de le retrouver, « Qu'est-ce qu'il y a de mal a aimer les hommes ? Qu'est-ce qu'il y a de mal à vouloir ce sentir vivre James ? » et Maya dans l'histoire, était-elle heureuse ? J'étais presque sur que non, car elle n'était pas stupide, pas plus que James. Après autant d'années de mariage ils auraient déjà du avoir des enfants. Je ne voulais que son bonheur, mais lui ne voulais qu'une reconnaissance fragile... 

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Jeu 27 Sep - 10:56

Ils auraient parfaitement pu ne pas parler ensemble que ça n’aurait rien changé. La conversation n’avait aucun sens et les conclusions qu’ils en tiraient l’un et l’autre non plus. Le plus surprenant restait sans doute de voir Jessie réagir si intensément à ce qui pouvait bien advenir de la vie de son frère. Il prenait tout cela à coeur, bien plus que ne le méritait James après l’aisance avec laquelle il avait tourné le dos aux siens au premier obstacle. Et pourtant, les yeux de son frère s’emplissaient de larmes et ses arguments prenaient davantage la forme d’une supplique désespérée. James, lui, ne parvenait pas à s’émouvoir réellement. Bien sûr, cela le touchait d’entendre son frère essayer de le raisonner, de vouloir réellement le meilleur pour lui. Mais il ne comprenait vraiment pas et il ne savait plus comment s’expliquer. Il parvenait tout juste à regarder vers Jessie de temps en temps plutôt que de porter toute son attention à son verre. Ils vivaient dans deux mondes différents et quoique de savoir son petit frère malheureux ne lui apportait rien d’autre qu’un peu plus de désespoir, James ne savait pas comment les sortir de là tous les deux.

“Je ne sais pas, Jessie.” se força-t-il à dire quand même, à l’issue d’une autre trop longue tirade qui laissa le plus jeune des Garisson larmoyant. Qu’y avait-il de mal à aimer les hommes, en effet ? Si ce n’est que ça n’était pas quelque chose d'accepté dans leur famille, l’Agence ne l’interdisait pas et… Et si James se permettait d’être honnête avec lui-même, il commençait à l’accepter, lui aussi. Pas totalement, pas la plupart du temps, mais… Après cette nuit, après Marvin… Il devenait de plus en plus difficile de lutter contre l’idée que c’était ce qu’il voulait, ce qu’il était. Il s’était senti bien, pour la première fois depuis longtemps, cette nuit-là. Naturel, à sa place. Pourquoi fallait-il que ce soit mal ? “C’est mal parce que je suis marié et tu sais aussi bien que moi que je ne peux pas mettre fin à ce mariage comme ça.” conclut-il, baissant de nouveau les yeux. “L’Agence n’accepte les divorces que dans de rares cas et… Quoi, tu veux que je passe un appel anonyme pour leur faire savoir que j’ai trompé ma femme et qu’ils ne me laissent pas le choix ? En quoi ce serait mieux, exactement ? Maya n’est peut-être pas le grand amour de ma vie, mais elle compte beaucoup pour moi. Je n’ai aucune envie de la faire souffrir et de l’humilier. J’aurais peut-être dû y penser avant, quand j’avais encore le choix, mais c’est trop tard.” Il ne parvenait pas vraiment non plus à ne pas se sentir coupable et pas seulement pour ce qu’il avait fait à Maya, mais aussi parce qu’il avait cédé à des tentations qu’il retenait depuis trop longtemps. “J’ai passé les dix dernières années de ma vie à lutter contre ces pulsions, à me convaincre que j’étais malade, pervers, dégoûtant et tout ce que tu veux et je… C’est devenu encore pire depuis cette nuit-là. J’y pense presque sans arrêt. Je sais que pour toi, c’est complètement dingue, mais c’est ce qu’on m’a répété toute ma vie, Jessie. Que les gens comme moi sont anormaux et déviants. Essaye de te construire convenablement dans ces conditions. Et tu ne m’as pas aidé en jouant les rebelles. Toi et Athéna, c’est bien, vous avez eu le courage de vous battre pour vos convictions, mais tu t’es déjà demandé ce que ça faisait d’être celui qui reste en arrière ? De devoir ramasser les pots cassés derrière toi, de devoir regarder les parents droit dans les yeux pendant les dîners en famille quand ils se plaignaient tellement de leur fils infecté par cette monstruosité ? J’ai passé dix ans, dix ans, Jessie, à écouter ma mère parler de ce que je suis comme d’une horreur, j’ai dû la regarder faire quand elle a décidé d’oublier son propre fils qui, au moins, se donnait la peine de désirer aussi des femmes... ”

Il reprit son verre et marqua une pause le temps d’en vider le contenu d’une seule, longue, gorgée. La brûlure de l’alcool dans sa gorge l’apaisa tout juste, mais il pouvait au moins se féliciter d’avoir commencé à boire avant que Jessie ne se présente. Ça l’aidait beaucoup à dire tout ce qu’il disait maintenant, comme ça l’avait aidé à être lui-même juste une fois dans sa vie. “C’est bien gentil de me proposer ton appart comme d’un bordel pour assouvir mes pulsions, de vouloir m’aider, mais je n’ai aucune idée de comment faire ça tout en restant fidèle à ce que je suis. Parce que, ça ne fait peut-être pas plaisir de l’entendre, mais je ne joue pas un rôle sans arrêt depuis des années. Et même si je le voulais, même si j’arrivais à te regarder dans les yeux, là, pour te dire que coucher avec cet homme est la meilleure chose qui me soit jamais arrivée, que je ne pense à rien d’autre que recommencer depuis des jours, que c’était, aussi, la première fois de ma vie que je couchais avec quelqu’un tout court et que cet homme me plait vraiment. Pas juste cette nuit avec lui, pas juste l’idée d’être avec lui physiquement, mais lui… qu’est-ce que ça change ? Malgré les apparences, malgré cet accident, je respecte ma femme et je n’ai pas envie de lui faire une chose pareille, d’avoir une aventure avec quelqu’un et de lui mentir. Je n’ai pas envie de demander ça à cet homme non plus et de toute façon, je doute qu’il ait envie de me revoir aussi. Être heureux, c’est… Sans doute facile quand on le peut, mais ce n’est pas mon cas. Alors, dis-moi, qu’est-ce que tu ferais à ma place, si tu ne voulais blesser personne, ni toi, ni aucun des gens que tu aimes, hein ?” Il n’avait pas besoin d’entendre la réponse de son frère pour savoir qu’il n’existait aucun moyen. “Quelqu’un dans cette histoire doit souffrir. Autant que ce soit moi, je suis habitué maintenant.”

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Dim 30 Sep - 20:24

Ne pas savoir, c’était ce qui me tuerait sans doute le plus, sans doute ce qui m’arrachait le plus le coeur. Il était marié, et il ne pouvait pas tromper Maya ? Je veux dire que c’était tellement évident qu’aucun des deux ne voulaient être là, lui en aurait-elle vraiment voulu ? Je ne voulais pas le poignarder, je ne voulais appeler personne, parce que je savais ce qu’il adviendrait. Je savais où il finirait. Je pouvais bien sur comprendre qu’il ne veuille pas faire souffrir sa femme, mais si personne ne le savait ? Il n’y avait aucun risque. Il suffirait seulement qu’il accepte qu’on l’aide, qu’il accepte qu’on soit là pour lui. Il fallait qu’il ne nous repousse pas. Et puis il parla un peu plus franchement de se qu’il ressentait vis-à-vis de lui, de comment il se jugeait, et chaque mots faisait mal. Dégoutant, c’était ainsi qu’il se voyait et par extension comment il me voyait ? Aujourd’hui il vivait dans des souvenirs qui rendaient tout plus difficile. Tout comme mon comportement, comme celui d’Athéna. Je n’étais pas courageux, si je l’étais vraiment j’aurais déjà dit que je refusais de me coupler et je me serais planter un couteau de plus dans le coeur. Je me sentais ridicule, coupable aussi en cet instant, je n’avais pas une seule fois pensé à me mettre à sa place, je n’avais jamais pensé un instant à ce qu’il avait pu ressentir à me voir ainsi me battre contre mes parents. Et pendant que je luttais, lui était resté là à souffrir, à savoir que quelque chose d’anormale se tramait en lui sans jamais pouvoir en faire part. J’avais mit les nerfs de nos parents à vif et lui il n’avait plus eu qu’à souffrir, par ma faute. Je me jugeais humain, mais à aucun moment j’avais prit le temps de me mettre à sa place à lui. Je n’avais jamais prit le temps de comprendre, ni de vouloir le faire et je l’avais laissé souffrir. J’avais abandonné mon frère avant qu’il ne m’abandonne.

Je ne savais plus le regarder en face, je ne pouvais plus de toute façon. Comment relever les yeux et lui dire qu’il n’avait pas le droit de dire tous cela quand la vérité était qu’il en était là en grande partie à cause de moi. Il était perdu, il ne pouvait pas accepter mon aide en restant lui-même. Il était attaché à ce rôle. Ce qu’il put avouer sur son aventure avec cet homme n’avait alors plus rien de joyeux. Il avait pourtant vécu quelque chose de fort, quelque chose de nouveau aussi, me faisant réaliser encore un peu plus que je le ne connaissais pas. Alors que faire à sa place pour ne blesser personne, comment faire ? Il n’y avait aucune solution, aucun moyen… Il préférait tout simplement se sacrifier. J’étais un imbécile, un imbécile ayant toujours cru James tellement parfait qu’il ne pourrait jamais souffrir et pourtant… Il souffrait en cet instant, à cause de moi. Il souffrait car il n’avait plus le choix, car il était partagé entre trop de chose. « Je suis désolé… », finis-je par souffler la gorge noué alors que mes yeux restaient là, à fixer la table sans jamais se relever. Je ne pouvais pas l’affronter, « J’avais… Enfin je pensais pas avoir pu faire autant de dégât en voulant juste… Excuses-moi James. », m’opposer à l’Agence, m’opposer à mes parents avaient finalement couté bien plus qu’un lit dans la maison familiale… Ça m’avait couté mon frère, son bonheur.

La honte n’était pas un sentiment familier et pourtant je devais composer avec en cet instant. « À défaut d’avoir une solution miracle, on pourrait… Enfin… Passer du temps ensemble ? Enfin je veux pas te forcer la main pour aller dans des bars comme ici, ou autre, même si ça me dérangerait pas d’être là avec toi pour pas que tu te sentes si… Enfin… Mauvais. », commençais-je en sachant que je marchais sur des braises en cet instant, « Mais je parle plus de genre venir à l’appart pour manger ensemble, ou regarder des films et parler… Enfin faire des trucs normaux pour des frères. », des choses que nous ne nous permettions même pas vraiment dans le fond, mais qui devait peut-être revenir, pour créer quelque chose d’enfin naturel entre nous, une relation qui permettrait peut-être de vraiment l’aider. Mais avec ce qu’il venait de me dire, j’avais bien peur qu’il m’en veuille assez pour ne plus perdre ainsi son temps avec moi sans alcool.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Ven 12 Oct - 17:48

l se sentait presque essoufflé d’avoir dit toutes ces choses d’une seule traite, avec autant de calme et d’indifférence que c’en était effrayant. L’honnêteté aurait dû avoir du bon, lui apporter une certaine forme de soulagement, mais ça n’était pas le cas, bien au contraire. Sa gorge se serrait désormais, mais la vérité flottait dans l’air aussi. Ce qu’il était, ce qu’il voulait, ce à quoi la fatalité le condamnait. La seule bonne nouvelle, au travers du brouillard de l’alcool et de l’angoisse, c’était bien que Jessie ne soit plus en mesure de dire un mot. Peut-être allait-il enfin comprendre et laisser son frère vivre sa vie comme il l’avait choisi des années plus tôt, à une époque où il était trop jeune et trop effrayé pour prendre une décision d’une telle importance. Cette idée apaisait un peu James, mais lorsqu’en effet, le plus jeune se contenta d’excuses et admit n’avoir aucune solution, son coeur se serra un peu plus. Il ne pensait même pas avoir attendu une réponse avec autant d’espoir. Ce fut à son tour de baisser les yeux, tandis qu’un petit rire amer lui échappait. Rien ne changerait et il était préparé, du moins le croyait-il après le petit discours qu’il venait lui-même de prononcer, tellement assuré ou défaitiste, qu’importe. Il réalisait, tout à coup, qu’il aurait sincèrement voulu qu’il y ait une solution. N’importe quoi pour lui permettre de se sentir de nouveau aussi léger et heureux qu’il avait été cette nuit-là. Ou bien un miracle, une pilule ou un traitement qui lui permette d’oublier chaque détail de cette nuit, de cet homme et qu’il soit en mesure de reprendre le cours de sa vie sans le vide immense et plus profond que jamais qui l’accompagnait désormais.

“Bien sûr, avec plaisir.” souffla-t-il difficilement, acceptant l’offre de Jessie de le retrouver. Il n’existait aucun miracle. Il ne pouvait pas s’offrir la vie dont il rêvait, mais accepter les membres de sa famille… Même si leurs parents l’apprenaient, cela au moins, il pourrait l’expliquer sans trop de mal. Qu’on l’accepte ou non serait autre chose, mais ça ne surprendrait personne qu’il veuille passer du temps avec son frère et sa soeur. “Ne dis rien à Athéna, s’il te plaît.” ajouta-t-il après quelques secondes. C’était presque un réflexe. Il fallait qu’il se cache, car il ne savait tout simplement pas comment agir autrement. “Et inutile de me sortir un autre petit discours larmoyant pour m’expliquer qu’elle m’aime et qu’elle sera prête à m’accepter comme je suis, ça n’est pas la question de ce qu’elle pense ou non, le problème. Je ne suis juste pas encore prêt à… ce que ça se sache.” Et c’était à lui de décider de ce genre de chose, n’est-ce pas ? On pouvait l’obliger à mentir toute sa vie, mais on ne pouvait pas l’obliger à admettre ce qu’il était réellement avant qu’il ne soit prêt. Gay. Il ne l’avait jamais dit, réalisa-t-il étrangement. Avec cette espèce de distance curieuse, comme s’il inspectait une chose incroyable, formidable, mais qui ne le concerne pas du tout. Il essaya, doucement, lentement, de former les mots dans son crâne. Je suis … Et c’était juste impossible. Les mots refusaient de se former, même dans son esprit, comme si quelqu’un aurait pu l’entendre. Comme si, dès l’instant où il l’aurait dit, même pour lui seul, tout le monde le saurait.

“Jessie.” dit-il à voix haute, presque décontenancé. Il n’était pas tout à fait sûr de ce qu’il avait voulu dire ensuite. Il n’y avait rien de spécial, en fait. Ou, au contraire, il y avait trop de choses à la fois. “Est-ce que…” Il secoua la tête en réalisant qu’il ne savait même pas comment aborder le sujet, malgré l’alcool qui l’embrumait et le désespoir de plus en plus envahissant. C’était encore trop tôt, peut-être. “Comment ça se passe, pour toi ?” demanda-t-il plutôt. “La fac, l’hôpital et tout ça ?” Ils n’étaient pas obligés d’en faire toute une histoire, n’est-ce pas ? Qu’importe ce que James commençait à réaliser peu à peu et si tardivement, ça ne changerait rien à sa vie. C’était tout le sujet de cette conversation après tout : rien ne changerait et il n’avait pas droit à tout cela. Alors autant clore le sujet pour de bon, abandonner. Le plus tôt il retrouverait son quotidien, le mieux ce serait pour lui. “Si tu as besoin de quelque chose, tu peux me demander, je t’aiderais.” assura-t-il finalement, presque persuadé que désormais qu’il ne bénéficiait plus de l’attention des Garisson, de leur position sociale, plus rien ne tournait rond dans la vie de son frère.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Lun 15 Oct - 15:33

Je m’étais sentis tellement idiot, tellement incapable dès l’instant où il avait enfin confié ce que lui avait vécu à cause de moi et lui proposer de se voir comme l’on aurait dû n’était sans doute qu’une bouteille à la mer, mais c’était ce que j’avais mieux à faire. Le seul moyen pour moi de peut-être être là, à ses côtés sans vraiment le forcer et contre toute attentes, il accepta, demandant simplement à ce que je ne dise rien à Athéna car même si moi j’étais persuadé qu’elle ne dirait rien, lui ne voulait pas le dire, il n’était pas prêt et sur ce point je savais que je n’avais rien à dire. Toutefois, lui dire que je n’avais pas à faire son coming out à sa place ne serait peut-être pas si bien accepté que ça et ainsi je me retiens de lui dire, « D’accord, je ne dirais rien, je te le promets. », soufflais-je avant qu’un silence douloureux ne vienne reprendre sa place. La gêne était de nouveau palpable sans doute, comme si le poids de ce mensonge se faisait de plus en plus lourd, de moins en moins facile à porter. Pourtant, il finit par briser le silence, par m’appeler. Relevant les yeux un peu précipitamment, je me demandais bien ce qu’il avait à me dire qui nécessite autant de force dans la voix, mais il avorta sa demande, se contentant de me demander comment moi j’allais, comment ça se passait pour moi à la fac, à l’hôpital avant de proposer son aide en cas de besoin.

Il ne pourrait jamais vraiment m’aider sur ce dont j’avais besoin, et j’avais vraiment envie de pas lui répondre pour demander ce qu’il avait voulu me dire, mais il m’avait posé des questions, pour la première fois depuis longtemps et c’était étrange d’avoir son attention, ses regards aussi, « J’ai des bons résultats même si je n’aime pas ce que je fais, enfin au je vais toujours à la fac, donc ça me permet de sécher pas mal pour aller suivre des cours plus intéressant dans l’aile littéraire, ce qui est clairement cool. », ce qui rendait aussi le fait que je suive un cursus qui ne m’intéressait pas un peu plus intéressant, « Et à l’hôpital, je pense que Maman a du suffisamment me pourrir au près des autres, du coup on s’intéresse pas à moi, ni à ce que je fais donc j’ai du passer plus de temps à coucher avec d’autres étudiants ou des internes en salles de pause qu’à apprendre réellement un truc, mais c’est pas plus mal dans le fond, au moins on me soule pas trop et même si je me tape toutes les merdes à faire, je suis d’office dans aucune compétition, donc j’ai pas à venir deux heures plus tôt pour trouver un cas à voler. », et ça m’allait très bien comme ça, je m’amusais encore, tant que je n’étais pas vraiment obligé de faire le petit chien chien ou le distributeur de médicament. Je profitais de ma jeunesse, c’était ce que je pouvais dire pour me rassurer le soir parfois, « Après je suis heureux, pour le moment l’Agence me laisse tranquille, j’ai aucun compte à rendre vraiment, j’ai des amis, je passe presque toutes mes soirées avec Athéna ou avec des amis, on refait le monde autour d’une bière ou je passe mes week-end à lire des bouquins et c’est tout. Enfin pour le moment ça va, genre je me plainds et je sais déjà que j’aimerais pas mon boulot, mais je me dis que parfois je réussirais à aider des gens sans être obligatoirement obligé de délivrer des médicaments, j’ai vraiment l’espoir de pouvoir être plus souvent un psychologue qu’un psychiatre du coup oui c’est pas du social, mais c’est déjà mal mal dans un sens, j’ai pas vraiment à me plaindre. », j’avais peur de l’avenir, peur des chaines qu’on pouvait me mettre, mais ça serait mentir que de dire que j’étais malheureux. « Mais merci, je pense juste que déjà avoir mon grand frère c’est beaucoup, sans vouloir faire dans la guimauve et même en sachant que toi et moi ça a jamais été ça… Tu m’as manqué. » , ce qui était stupide quand on savait que l’on s’était ignoré pendant longtemps, mais aujourd’hui…

Souriant doucement, j’osais à nouveau une question, « Tu voulais me demander quoi ? », qu’avait-il eu à demander qui ne soit pourtant pas assez réfléchit pour réellement franchir la barrière de ses lèvres. Je n’allais pas le forcer, je n’avais rien à y gagner, mais je voulais pas qu’il ai peur de moi, « Et j’ai le droit de poser des questions sur lui ? Enfin tant que je demande pas de truc trop personnel ou privé ? Ou il restera l’inconnu ? », je cherchais sans doute un peu la merde, je le reconnaissais, mais comment m’en vouloir après tout, je voulais réellement faire quelque chose pour lui, dédramatiser les choses et savoir sur quel type de mec il était tombé, bien que je doutais sincèrement avoir une réponse un jour. Je voulais pas l’abandonner, quitte à lui faire peur, au pire… Au pire il disparaîtrait à nouveau et je le regretterais très sérieusement, à n’en pas douter, mais il fallait que j’essaie.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 16 Oct - 0:25

Il ne s’attendait pas à ce que Jessie se montre si loquace sur sa vie. Ça avait quelque chose de rassurant, quelque part, de l’entendre parler à ce point de son quotidien, de ses problèmes. Comme s’ils pouvaient réellement se retrouver, après s’être perdus depuis si longtemps, bien avant que Jessie ne soit invité à quitter la demeure familiale. C’était triste, aussi, de l’entendre dire combien il méprisait sa propre existence et un instant, James osa se demander si un seul des enfants Garisson était réellement heureux. Peut-être leur soeur aînée, mais il n’en aurait même pas juré. Il l’écouta patiemment, un peu plus renfrogné, triste du moins, sans oser l’interrompre. Il ne laissa pas le silence s’installer, pourtant, quand Jessie en eut terminé à rattraper le temps perdu. “Je suis désolé.” souffla James en détournant les yeux. Il avait l’impression de s’excuser sans arrêt et pourtant, ça ne changeait rien. “Que tu ne sois pas plus heureux que ça. Tu mériterais d’avoir le droit de faire ce que tu veux.” De prime abord, cette remarque sonnait comme un genre de banalité affligeante, le genre de chose qu’on répondait par automatisme lorsqu’un proche admettait souffrir. Mais il réalisa vite qu’il le pensait vraiment, quand bien même il n’était pas encore décidé à en penser autant pour lui-même. Il essaya de trouver autre chose à dire, n’importe quoi qui semble un peu moins commun et indifférent, mais avant d’en avoir la chance, Jessie le prit par surprise avec une question.

Il se tendit légèrement en relevant les yeux vers son frère. Parler de tout ça lui semblait encore tellement étrange et si peu naturel. La culpabilité restait toujours dans un coin de son crâne, presque étouffante et en contradiction directe avec une autre part de lui. Il avait réveillé le monstre, la bête honteusement tapie dans l’ombre de son crâne depuis des années et maintenant, elle refusait de se rendormir sagement. “Rien, c’est juste…” Il ne savait même pas comment s’expliquer, comment exprimer tout ce qui le hantait ces temps-ci, plus fortement que jamais. Peut-être que Jessie pouvait l’aider, il semblait en avoir envie en tout cas, mais comment le pourrait-il si James ne parvenait jamais à parler ? “J’ai un peu de mal à m’en sortir avec tout ce qui se passe en ce moment.” confia-t-il avec précautions. C’était un bon début, mais pas encore suffisant et si loin de tout ce qu’il aurait voulu dire, comprendre. “Mais je… Je ne suis pas encore prêt pour en parler comme ça.” Avec autant de liberté. Ses doigts filèrent doucement effleurer sa nuque, juste à l’endroit où reposait sa puce. Et il savait, pourtant, qu’on ne l’enregistrait pas en train de parler et que même si c’était le cas, personne n’en aurait rien à faire de l’entendre parler de ses histoires. Mais ça ne l’empêchait pas de se sentir complètement bloqué. Le silence menaça de reprendre ses droits entre eux, jusqu’à ce que Jessie ne tente une autre approche. Presque aussitôt, James se surprit à jauger son frère, de plus en plus crispé. Et c’était presque exaspérant, la façon dont son corps réagissait juste à l’évocation de Marvin. Le frisson, la chaleur soudaine sur sa peau. Il ne s’en sortirait jamais.

De nouveau, son regard se posa sur la table et s’y fixa pour cacher autant que possible la couleur sur ses joues. Il se sentait ridicule et perdu. Mais au moins croyait-il Jessie quand ce dernier affirmait qu’il pouvait lui parler. De ça plus que de tout le reste. Et si ce n’était pas avec lui qu’il le faisait, alors qui ? James ne brillait pas tellement par le nombre de ses amis et son cercle si restreint ne comptait certainement personne qui accepterait de connaître la vérité à son sujet. “Il s’appelle Marvin.” souffla-t-il, après quelques secondes de plus à se convaincre que ce serait probablement sa seule chance de dire un jour le moindre mot à quelqu’un sur cette nuit, sur cet homme qui le hantait si douloureusement depuis trop longtemps. Peut-être même que ça l’aiderait à tourner la page. “Il est prof de lettres. Et c’est à peu près tout ce que je sais sur lui.” admit-il en relevant enfin les yeux sur son frère. Il avait bien appris d’autres détails au sujet de cet homme, mais ça datait d’avant que l’alcool n’ait quitté ses veines et il n’en conservait pas vraiment de souvenirs précis. C'était encore pire, à vrai dire. S'il se sentait comme ça, obsédé par un inconnu... Qu'est-ce que cela voulait dire de lui, au juste ? “On n’a pas vraiment parlé, en fait. Il est du genre… direct.” Il haussa les épaules à ces mots et s’empara de son verre désespérément vide, obligé d’abandonner son plan consistant à cacher l’insupportable petit sourire qu’il sentait naître au coin de ses lèvres. “Il a eu ce qu’il voulait et ça s’arrête là. Il ne sait même pas qu’il… que c’était la première fois pour moi. J’imagine que c’est mieux comme ça. Au moins une fois dans ma vie j’aurais eu l’occasion d’être moi-même, je peux retourner à mes affaires, maintenant.” Il aurait préféré que ça se termine autrement, mais… mener une double vie, ça n’était pas pour lui de toute façon. Et accepter ce que cette soirée sous-entendait, il n’y était certainement pas encore prêt. “Je ne vois pas ce qu’il y a dire de plus.” conclut-il quand même, en s’efforçant de se donner un ton détaché.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 16 Oct - 15:07

Je ne répondis pas à ses excuses, à quoi bon ? J’avais aucune envie de partir dans un combat de celui qui aurait raison ou tord, je préférais essayer de lui parler, à commencer par savoir ce qu’il n’avait pas osé me dire. Pour lui ce n’était rien, il était juste perdu de toute évidence et pas encore prêt à en parler, je pouvais comprendre et j’allais éviter d’insister, je n’avais pas envie de lui faire mal ou peur. J’étais là pour lui, pas contre lui. Je m’occupais donc à savoir qui il était lui, histoire de savoir si il était tombé sur quelqu’un de bien. Bon, je ne pensais pas cela possible, il n’allait très certainement pas me répondre vu la tête qu’il venait de faire. Du moins c’était ce que je croyais jusqu’à ce qu’il ne baisse la tête pour avouer que l’homme s’appelait Marvin, par courant, quoi que j’étais nul en prénom. Il reprit en expliquant que l’homme était prof de lettre et qu’il s’agissait de presque tout ce qu’il pouvait savoir de lui. Pas grand chose, il y avait plein de prof à l’université et plusieurs fois pour les même matières d’ailleurs, ouvrir l’oeil ne me servirait sans doute à rien. James se révéla loquace, du moins aussi loquace qu’il pouvait l’être à ce sujet. Il était tombé sur un mec directe, un mec qui avait prit ce qu’il voulait sans s’occuper de savoir ce qu’il en était de James visiblement. Et là je n’arrivais pas à comprendre comment il n’avait pas pu voir que James n’avait rien fait ? Comment ça avait pu se passer aussi bien visiblement sans que personne ne réalise. Même en le voulant, même en étant le plus détendu, il y avait des gestes, des tensions qui nous trahissait non ?

J’en venais à douter du respect que James avait pu recevoir et c’est presque sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit que je répondis, enfin demanda, « Attends, il a rien remarqué ? Mais ça c’est passé comment ? », fronçant les sourcils, je secouais la tête avant de préciser, « Enfin ce que je veux dire c’est il a été doux au moins ? Il a quand même prit son temps et fait en sorte que ça soit ok pour toi ? », parce que si il avait eu l’air d’apprécier, si l’autre n’avait rien fait pour lui… C’était pas juste. Je voulais pas qu’on utilise mon frère comme ça. « Je suis désolé, mais t’aurais réagit pareil si l’un de nous était venu te dire qu’on avait couché avec quelqu’un la première fois et que la personne n’avait même pas percuté qu’on était… Vierge. Parce que même si c’était ce qu’on voulait… Si l’autre percute pas, c’est clairement en dessous de ce que tu aurais du avoir le droit, sauf si c’est quand même quelqu’un de bien et qu’il est attentionné et doux au lit, mais si tu dis qu’il était direct et qu’il a juste tiré son coup… », j’allais le faire fuir, mais là je m’en foutais, on parlait de mon frère, c’était plus juste une première fois, c’était… « Désolé James, mais… Physiquement ça va ? », je l’imaginé se lever à tout moment et ça me faisait flipper, très clairement, mais je comprenais pas comment ça avait pu bien se passer pour lui si l’autre était comme ça.

Posant une mains sur la table pour le retenir de faire quoi que ce soit de stupide, je reprenais, me justifiant au mieux, « T’es mon grand frère James, je suis ok la dessus, mais de toute évidence à ce sujet là j’ai plus d’expérience, je veux pas te mettre mal à l’aise, mais juste te parler des choses de la vie, de ta vie, pas celle que les parents ont pu te donner à ton adolescence. Et c’est aussi à moi d’être là pour pas qu’on abuse de toi. Parce que toi t’es paumé, et ce mec clairement c’était pas son cas. », secouant légèrement la tête, je repris, « Bon ok c’est gênant, mais c’est important James, je veux pas qu’il t’arrive quelque chose de grave. », j’étais fébrile, pas du tout sur de moi, mais c’était comme ça que je voyais les choses. Personnes ne le guiderait jamais à ce sujet là et il était pas question qu’il fasse une grave erreur à cause de ça, même si il était persuadé d’en avoir fini. « Je pensais par dire ça hier, mais tu sais que je t’aime James ? Que je cherche juste à te protéger, mais faut me laisser le faire, pas me repousser comme d’habitude. », et remonter des murs qui nous sépareraient à nouveau. Il y avait à peine quelque minutes, j’avais promis de ne pas insister, mais j’étais incapable de fermer les yeux, pas si vraiment ça s’était passé comme ça. Mon frère méritait qu’on prenne son temps… Et c'était définitivement étrange d'avoir le droit à ça ici, d'avoir le droit de penser et de vouloir protéger une personne de plus dans ma famille. Il s'excusait d'avoir été loin, être là aujourd'hui c'était suffisant pour me faire oublier pendant un temps que nous n'étions plus que des inconnus.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mar 16 Oct - 17:34

Franchement, ça devenait un peu triste. Qu’à presque trente ans, James soit encore naïf au point qu’il s’imagine que le petit emmerdeur assis devant lui deviendrait tout à coup un petit ange et respecterait son intimité et sa pudeur. Malgré tout, lorsqu’il conclut en affirmant qu’il n’avait rien de plus à dire au sujet de Marvin, il était réellement convaincu que ça en resterait là, que Jessie comprendrait ses réticences à parler de toute cette histoire et changerait de sujet ou lui ferait au moins le plaisir de l’aborder d’un autre angle. Malheureusement pour le jeune homme, ce rêve se brisa en plein vol lorsque son petit frère sembla se réveiller d’un coup, choqué par ce qu’il venait d’entendre. Par la possibilité que Marvin n’ait pas remarqué dans quoi il mettait les pieds, avec qui il acceptait de coucher. Le visage de James se décomposa peu à peu sous le flot des mots qui lui tombaient dessus, engageant une conversation beaucoup trop explicite pour lui. Même avec quinze grammes d’alcool en plus dans le sang et plus la moindre difficulté à assumer sa sexualité, il était absolument hors de question que James ne raconte sa vie sexuelle à quelqu’un et encore moins à son petit frère…

“Jessie !” s’offusqua-t-il quand, enfin, le jeune homme accepta de se taire. Il était pâle comme un linge. Touché par les mots de son frère, bien sûr et touché que ce dernier veuille tellement le protéger, mais… Il s’était renfermé aussi, soudainement et son coeur battait de nouveau trop vite pour qu’il parvienne à suivre. “Il n’a pas… Ce n’était pas…” Comment était-il censé dire une chose pareille, au juste ? Il ferma les yeux et abandonna le temps d’inspirer et d’expirer lentement pour récupérer un rythme cardiaque plus supportable. Il n’avait qu’une envie : se lever de cette chaise et partir en courant. Tout plutôt que devoir parler de sa première expérience avec une autre personne. Mais, même si Jessie comprenait cette réaction et finissait par lui pardonner, ça ne serait que creuser un peu plus le fossé entre eux et ça le blesserait certainement. Alors, après trois ou quatre inspirations, James rouvrit les yeux et quoiqu’il ne soit nullement plus serein et prêt à s’expliquer, il parvenait au moins à contrôler ses muscles et son diaphragme. “Ok…” souffla-t-il, comme il l’aurait fait s’il s’apprêtait à se jeter dans le vide. Il n’avait toujours aucune idée de comment s’exprimer réellement et, sincèrement, aucune envie de s’y essayer non plus. Mais c’était une chance, presque inespérée, de mieux comprendre certaines choses aussi. Il était temps qu’il grandisse un peu.

“C’était… Je n’en sais rien. Pas tout à fait parfait. Pas toujours… génial.” essaya-t-il à voix basse. Il avait à peine lâché ces mots que, déjà, il détournait les yeux et regardait autour de lui avec l’air d’un criminel en cavale sur les traits. Il fit subir une inspection complète au bar avant de revenir à Jessie, son regard se posant dans le vide sur un point au-dessus de son épaule. “Mais lui…” Il sentit le coin de ses lèvres trembler encore sous l’impulsion d’un sourire et fut obligé de se mordre la lèvre pour le retenir. Il s’exaspérait tout seul, à ce niveau, mais c’était plus fort que lui. Qu’importe la douleur sur le moment, qu’importe les quelques mauvais souvenirs - et malheureusement pas tous physiques - qu’il conservait de cette nuit, ça ne pesait rien dans la balance à côté de la façon dont son coeur se mettait à battre et sa peau à brûler dès qu’il osait penser à Marvin. “Je ne sais pas comment ça se passe généralement, ce genre de… Je veux dire, tu sais… Vu ta réaction et…j’en sais rien, les trucs qu’on voit dans les films… Je ne suis pas totalement stupide, non plus. C’était différent de ce que ça aurait dû être, de ce que tu imagines. De ce que n’importe qui imaginerait d’un… coup d’un soir, je suppose.” C’était probablement une part du problème, d’ailleurs. Si, au moins, Marvin avait été un vrai con égoïste tout du long, s’il n’y avait eu que des mauvais côtés à le suivre… Mais non, bien sûr que non. Si quoique ce soit pouvait compliquer la vie de James, il fallait que ça se produise, pas vrai ? “Ça va sembler stupide, mais… Tu vois, j’ai eu l’impression, pendant un instant, qu’il y avait un truc entre nous. Que ça aurait pu être plus que juste une fois. Enfin, peu importe. J’imagine que je me fais des films, parce que c’était nouveau pour moi. Et de toute façon, c’est terminé et c’est ce que je veux.” Même si ça devenait de plus en plus difficile de prononcer ces quelques mots d’un ton convaincant.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 17 Oct - 9:36

J’ai cru que j’allais le perdre, très sérieusement. Il m’avait appelé avec tellement de force que je m’attendais déjà à ce qu’il parte, mais non, à la place il reprit la parole, cherchant à protéger ce mec avant de paniquer. Ok j’étais allé trop loin, mais c’était mon frère et il était particulièrement novice en la matière, j’avais quand même le droit de m’inquiéter. Mais pour le moment, il fallait surtout qu’il ne meurt pas, il fallait qu’il respire, qu’il se reprenne, mais qu’il ne cède pas à la panique. Pour lui ce n’était pas parfait, pas toujours génial et clairement je dus me retenir de lever les yeux au ciel. Bien évidemment que ce n’était pas génial, c’était une première fois, mais à quel point l’autre avait merdé dans l’histoire ?! Et le moins que l’on puisse dire c’était qu’à cet instant, j’avais envie de rire, c’était sans doute nerveux, mais regardez le, il parlait de lui avec des étoiles dans les yeux, il se mordait les lèvres comme un ado parlant de son premier crush. C’était… Mignon en fait. Mon frère était mignon. Il ne savait rien de la vie, il ne savait pas ce qu’il aurait du attendre et il savait en revanche que rien ne se passerait comme dans les films, mais pour lui, c’était différent de ce qu’il y avait à attendre d’un coup d’un soir. Mon frère était… Amoureux ? Souriant malgré moi et malgré le fait que je restais persuadé que l’autre aurait du réaliser que ce moment était important pour mon frère, je l’écoutais reprendre, dire qu’il avait sentis un truc entre lui et cet homme. Ça faisait souvent ça les première fois, surtout si de toute évidence, tout c’était bien passé. Il y avait un sentiment étrange, une passion qui restait à jamais encré sous la peau et jusqu’à ce qu’on est son premier chagrin, on restait souvent persuadé d’avoir trouvé quelqu’un d’exceptionnel.

« Je veux pas te faire paniquer James, mais… », mon sourire refusait de disparaitre et je savais que je pouvais encore une fois le faire fuir, « Je crois que t’as ton premier crush… J’aurais bien rajouté d’adolescent, mais à trente ans t’es un peu trop vieux pour ça. », restait plus qu’à savoir si l’autre était vraiment si expéditif ou si il y avait réellement moyen, « Avant de fuir, on va chercher à savoir si tu te fais vraiment un film. », déclarais-je le plus calmement possible. « Tu dis qu’il était du genre direct, mais enfin quand moi je suis direct et que je veux vraiment juste coucher, ça se passe ici, et dans ces toilettes. », désignant ces dernières du doigt, je reportais mon attention sur lui, « Il t’a ramené chez lui ? Vous avez pas été dans un hôtel ? Non parce que clairement, donner mon adresse en quelque sorte à un coup d’un soir et prendre le risque qu’il ou elle puisse revenir chez moi c’est pas le genre de chose que je fais si la personne ne m’intéresse pas un minimum. Genre si c’est que pour du cul, même pas ils mettent un pied dans mon appartement…  », car pour les autres, ceux que j’appréciais, ça me dérangeait pas vraiment de les revoir, de recoucher avec ou de parler. Donc les voir débarquer n’était pas un problème en soit, donc si ce mec les avaient ramené chez lui, peut-être qu’il y avait une chance, car clairement James n’aurait jamais ramené quiconque chez lui, je ne me faisais pas d’illusion. « Et… », fermant les yeux c’était sans doute le plus difficile à demander là maintenant, « Et pendant que vous le faisiez, t’avais accès à son visage, vous pouviez vous embrasser ? Il a prit le temps de te… Enfin il est le seul à être venu ou toi aussi ? Et c’est juste pour savoir si il a prit le temps de s’occuper de toi, si c’est pas juste toi qui a cru qu’il était direct parce que c’était un peu la première fois et du coup tu sais tout à l’air plus fort, plus rapide aussi… », peut-être juste qu’il s’était emporté, enflammé.

Faisant la grimace, je lui demandais encore un petit effort, « Ne fuis pas James… », vraiment ne fuis pas, « C’est normal de ressentir ça, c’est le premier, quoi que tu fasses il restera spéciale et je suis pas sûr qu’il ai pas non plus apprécié le moment pour autre chose que le sexe… Et même si c’est terminé d’après toi James, c’est ton cerveau qui l’a décidé, pas le reste… Mais gardes en tête que c’était nouveau et que c’était aussi bien plus voulu et espéré que tu le voudrais. », ce qui rendait les choses sans doute plus magique. J’étais pas sûr d’avoir mes réponses, pas sûr non plus que ce mec n’avait juste pas cherché que du sexe et avait profité de mon frère. Je lui en demandais clairement trop et je repoussais sans doute ses limites, mais il me répondait et il avait peut-être plus besoin de réponse qu’il n’oserait réellement l’avouer. James s’était mis dans une position des plus complexe et en plus de ça… Il avait l’âge émotionnel d’une gamine de douze ans…

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Ven 19 Oct - 0:10

Il avait accepté de parler, aussi explicitement que possible. Et d’accord, il sonnait idiot et naïf, même à ses propres oreilles, mais au moins il avait dit toute la vérité. Alors tant pis pour le sourire stupide qu’il devait réfréner et pour le rouge qui couvrait désormais ses joues de façon définitive. Il méritait bien une petite tape sur l’épaule et surtout, surtout, que Jessie le laisse tranquille maintenant, non ? Ce fut avec cet espoir en tête que l’homme accepta d’affronter le regard de son frère quand bien même il ne s’était jamais senti aussi ridicule et mal à l’aise de sa vie. Ou du moins, c’était ce qu’il croyait, jusqu’à ce que Jessie ne lui fasse l’honneur de répondre quelque chose. Commencer une phrase par “ne panique pas, mais…” était la chose la plus cruelle à faire à quelqu’un. Encore plus avec le sourire de crétin que Jessie arborait actuellement. Avant même d’entendre la suite, James commença à se sentir mal. Alors évidemment, quand le futur docteur Garisson annonça son diagnostic, la seule chose à laquelle son aîné pensa fut quel plaisir ce serait d’être soudainement frappé par un éclair et mourir sur le coup. Son premier crush… C’était ridicule. Idiot. Une véritable malédiction et James voulait fuir, tellement, tellement loin. Ne plus jamais se tenir face à son frère ou à un autre être humain. Il eut envie de nier immédiatement, mais se ravisa au dernier moment et conserva plutôt un air crispé et fermé, tout en prêtant attention à la suite l’air de rien. Parce que peut-être que ça avait quelque chose d’un peu humiliant, à son âge, de devoir s’asseoir devant son petit frère pour s’écouter parler de sexe et de premier amour, mais… Il avait besoin de savoir. Et pas de savoir qu’il était stupidement tombé amoureux du seul mec ayant un jour posé les yeux sur lui, mais bien au contraire, qu’il s’en faisait pour rien. Que c’était normal qu’il soit à ce point perturbé ces temps-ci, que n’importe qui dans sa situation traversait la même chose. Parce que le sexe avait été incroyable, parce que c’était sa première fois et qu’il se retenait depuis tellement longtemps et qu’il s’était tellement convaincu que ça n’arriverait plus jamais après cette nuit qu’il ne pouvait humainement pas se sentir autrement.

Il essaya très fort de ne pas prendre la fuite, malgré les questions de pire en pire que lui posait Jessie et il fut surpris d’y parvenir. Mais clairement, quand ce fut à son tour de parler, il savait qu’il n’y arriverait jamais. Même si, parmi toutes les horreurs que son frère venait de dire, il y avait exactement ce qu’il cherchait : la possibilité que ce ne soit rien de plus que l’idée de se laisser enfin aller à quelque chose qu’il désirait depuis si longtemps qu’il l’ait transformé en ce crétin énamouré. “J’ai besoin d’un autre verre…” souffla-t-il, plus pâle et plus mal à l’aise que jamais. Il se tourna sur sa chaise pour faire face au bar et attirer l’attention de quelqu’un, soulagé de voir une serveuse se précipiter vers eux. Il lui demanda exactement la même chose que s’ils avaient déjà commandé, une bière et un scotch, sans se préoccuper du fait que ce serait déjà son quatrième verre et qu’il n’était pas aussi sobre qu’il l’aurait voulu. Et quand la serveuse les laissa seuls, il releva les yeux vers son frère. “C’était comment, pour toi, la première fois avec un homme ?” osa-t-il demander sans faire de crise cardiaque. Il leva une main devant lui rapidement, cependant, empêchant Jessie de sauter sur l’occasion pour parler. “Évite les détails, pitié. Je veux seulement savoir si… ça a été pareil pour toi et que je suis juste en train de devenir complètement dingue. Et alcoolique.” Il secoua la tête comme pour chasser une autre idée ridicule de son esprit et quoiqu’il veuille réellement entendre l’histoire de Jessie, pour une fois, il ne lui laissa toujours pas l’occasion d’en placer une qu’il reprenait déjà. “On est allés chez lui, oui. Mais je ne pensais pas que c’était étrange, son appartement était juste à côté c’est tout…” Il ne regardait même plus vers son frère désormais, mais quelque part du côté de son visage et son air crispé avait laissé la place à une mine plus pensive. “Il m’a embrassé à peine quelques secondes après m’avoir dit comment il s’appelait et… ça ne faisait même pas dix minutes qu’on discutait.”

Avec le recul, il commençait à se dire qu’il avait été vraiment imprudent, cette nuit-là. Il devait connaître Marvin depuis moins d’une heure quand il s’était retrouvé complètement nu dans son lit… Qui faisait une chose pareille, sérieusement ? Il n’avait pas réfléchi, clairement et maintenant qu’il y pensait, même sans se souvenir de chaque détail avec précision, il se rendait compte que cette rencontre avait été plus précipitée qu’autre chose. Jusqu’à ce moment, où il s’était retrouvé à moitié nu allongé sur ce lit, qu’ils avaient échangé juste un regard et tout avait changé. L’urgence s’était envolée, comme balayée par un coup de vent et tout ce qui avait suivi… Il savait qu’il n’avait rien imaginé. Malgré les doutes et la culpabilité, à ce moment précis, il en était certain. S’il en avait eu le droit, s’ils avaient eu plus qu’une nuit, ça n’aurait pas été que dans sa tête. Cette pensée termina de l’accabler. Peu importe tout le reste, au final. Peu importe qu’il ressente ou non quelque chose pour cet homme qui n’était rien de plus qu’un inconnu et peu importe que ce soit réciproque ou pas. Ça n’arriverait tout simplement jamais. Il baissa les yeux et prit son visage entre ses mains, juste le temps de forcer l’indifférence à revenir sur ses traits. Alors, il croisa le regard de son frère. “Tu sais quoi ? Je crois que tu as raison. J’étais ivre et complètement ailleurs, mais c’était seulement… Moi et l’alcool et dix ans à refouler toutes ces pensées malsaines.” Il haussa les épaules, dans une tentative ratée de repousser la douleur de ses propres mots. “Je n’ai plus envie d’en parler. Oublie tout ça, il est grand temps de tourner la page. Je trouverai un moyen de me faire soigner et tout rentrera dans l'ordre.”

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Mer 24 Oct - 15:16

Je le poussais trop loin je le savais, mais après ce qu'il avait dit... Je me voyais mal rester sagement à ma place sans rien dire. Un long silence s'en suivit et j'avais l'impression qu'à tout instant, il pourrait fuir, sauf que non, à la place il se contenta de réclamer un autre verre pour lui et pour moi visiblement. J'allais le pousser trop loin il allait reculer et j'aurais tout gagner, mais comment m'en vouloir ? Je voulais juste aider mon frère, même si ça impliqué d'aller trop loin. J'étais entrain de me perdre de mes penser, d'envisager chaque chose comme une erreur et j'allais m'en convaincre à la fin, sauf qu'il posa une question, une simple question qui me fit ouvrir la bouche. Comment ça avait été pour moi la première fois ? J'étais pas sur d'être un bon exemple, j'avais volontairement couché avec des hommes pour la mauvaise raison, alors certes je savais que j'aimais ça, mais c'était sans doute moins volontaire et attendu que lui. Ne pouvant pas répondre, je l'entendais déjà me demander de ne donner aucun détail, il voulait juste savoir si ça avait été pareil et si ce n'était pas juste lui qui viré dingue et alcoolique. C'était vraiment compliqué, car même si les intentions n'étaient pas les bonnes, ça restait mon premier mec, celui qui m'avait fait découvrir d'autre chose et il y avait un attachement particulier. Simplement j'étais pas sûr que lui dire que j'avais jouer avec ma sexualité soit une très bonne idée. De toute façon je n'en eu pas le temps, il reprenait déjà la parole, donnant des détails sur où ils avaient été et sur ce qu'il en pensait. Il n'en restait pas moins qu'attirer un homme chez soi était rarement innocent. Enfin un homme ou une femme. Çà avait été très vite pour lui et si il ne s'en était pas rendu compte ça restait une expérience qu'il n'avait pas forcément prit le temps d'assimiler et le bordel restait énorme.

J'avais complètement oublié sa question dans le fond, je restais bloqué sur ses derniers mots, sur cette peur, ou cette culpabilité -je ne saurais trop dire- qui le rongeait de l'intérieur. Et puis il abandonna à nouveau, j'avais raison pour lui, il était ivre et ailleurs et ce n'était qu'une accumulation de choses toutes plus brutales les unes que les autres. Il se protégeait à nouveau, refusant la discussion, ne voulant même plus d'elle. Il s'en sortirait, voilà quelque chose dont il était certain, tout comme il pensait avoir besoin de ce faire soigner et ce point m'énerva à nouveau, « T'es pas malade James... », soufflais-je avec peu de patience en sachant très bien ce qui lui arriverait si il n'acceptait pas ce point. « Des femmes ont aimé des femmes et des hommes ont aimé des hommes depuis la nuit des temps et c'est uniquement la religions qui a fait de l'homosexualité un tabou. Même les animaux sont homosexuels. », complétais-je. « Tu as besoin d'aide, je suis d'accord, mais uniquement de l'aide psychologique, pas médicale. T'as besoin de parlé, t'as besoin d'évacuer, pas d'oublier et d'enfermer ça au plus profond de toi. », et ça il pouvait trouver de l'aide partout, sans que l'agence ne le sache vraiment. « On va plus en parler uniquement car j'ai pas envie de te faire fuir James, pas parce que je pense que t'as raison. », soufflais-je avec toute la gentillesse dont j'étais capable. Je ne voulais pas le faire fuir, ce n'était pas mon but, je voulais être là pour lui.

J'aurais bien aimé parlé de son alcoolisme car clairement il ne semblait plus très frais, mais ca le poignarderait un peu plus alors autant s'en tenir à un vrai changement de discussion. « Et sinon le... Le travail c'est cool ? Enfin je veux dire c'est intéréssant ? T'aime vraiment ce que tu fais ? », c'était ridicule, même pas viable comme changement de conversation, mais j'étais censé faire quoi ? Creuser encore et encore ? Non je ne pouvais pas, j'en avais déjà trop fait et parler de travail finirait peut-être par le rassurer et le détendre non ? J'avais cet espoir vain et stupide. J'avais provoqué la situation seul après tout, je devais en assumer les conséquences, même si cela revenait à parler de quelque chose tellement peu important par rapport à la situation. J'allais le perdre à peine retrouvé.

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MessageSujet: Re: "runaway" team rocket   Jeu 8 Nov - 15:51

De sa mâchoire serrée jusqu’à son regard dur, il ne restait plus rien de James que le masque habituel qu’il portait en toute occasion et qui lui valait depuis si longtemps des comparaisons peu flatteuses à un automate. Il aurait voulu que ce soit plus qu’une vague ressemblance. Jessie avait réussi à le convaincre de s’ouvrir un peu, mais ça n’avait rien d’agréable. Il se sentait plus mal que jamais, un gouffre immense venait de s’ouvrir dans sa poitrine et c’était la chose la plus douloureuse qu’il ait jamais expérimenté. Mais il devrait apprendre à vivre avec et à l’oublier. Qu’importe ce que pensait son frère, James savait qu’il ne pourrait jamais s’offrir le luxe de laisser cette ombre monstrueuse s’épanouir. Marvin n’avait été qu’une erreur de parcours, ça ne se reproduirait plus et il finirait bien par trouver un moyen de faire disparaître toutes les pensées et les désirs malsains et pervers qui l’accablaient. Sa mâchoire se contracta un peu plus quand Jessie lui souffla qu’il n’était pas malade et se lança dans un long argumentaire pour le lui prouver. Il ne comprenait donc rien, n’est-ce pas ? Il ne comprenait pas que c’était plus simple pour James de se convaincre qu’il était réellement malade plutôt que d’admettre qu’il n’aurait jamais droit au bonheur d’être lui-même et de connaître l’amour s’il voulait continuer de mener sa vie. Que c’était plus simple de se dire qu’il pouvait enfermer cette part de lui dans une boîte, voire même de s’en débarrasser et se sentir mieux un jour. En voulant l’aider, Jessie le condamnait à une vie de souffrance et à un choix impossible. Et ça lui était complètement égal… Il n’essayait pas de se mettre à la place de son frère.

Il fit quand même l’effort de changer de sujet, ou d’essayer du moins. Mais il était déjà trop tard. James n’arrivait plus à rester calme et tranquille. Doucement mais sûrement, il approchait du point de non-retour. La ligne invisible qui le précipiterait en Enfer s’il avait le malheur de la traverser. Il se sentait tellement acculé et proche de la crise de nerf, comment aurait-il pu rester assis là à faire la conversation sagement, comme si de rien était ? Il secoua la tête de gauche à droite doucement et vida son verre d’une seule et longue gorgée. Le monde tournait à toute vitesse, ça lui rappelait la première soirée qu’il avait passé dans ce bar, dans le même état que maintenant. Mais il manquait cette chaleur dans ses veines et ce sentiment de légèreté qui l’avait transporté ce soir-là. “Je suis désolé, Jessie.” souffla-t-il en repoussant sa chaise en arrière pour se mettre debout. Son équilibre était assez compromis, l’obligeait à s’agripper quelques secondes au rebord de la table. “Il faut que je rentre avant que Maya ne se demande où je suis passé…” Elle n’en aurait probablement pas grand chose à faire, ils n’avaient jamais parlé de la seule et unique nuit où James avait découché depuis leur mariage… Et s’il rentrait maintenant, elle le verrait surtout complètement ivre pour la première fois de leur vie. Mais rester ici… ça lui rappelait trop Marvin et il ne pouvait plus se permettre d’y penser. Il devait tirer une croix sur cet incident. Définitivement. Et fuir, fuir loin, vite. “On se reverra. Bientôt. C’est promis.” assura-t-il en fuyant le regard de son frère. La moindre petite tentative de Jessie mettrait sa motivation à mal et il le savait.

Malheureusement, il n’arrivait pas vraiment à s’éloigner tellement les vertiges et la nausée l’accablaient. Et il voyait mal comment il pourrait conduire jusqu’à chez lui dans cet état. Il n’y avait rien qu’il puisse faire. Son regard revint au visage de son frère et un autre soupir lui échappa. “Je suis désolé.” répéta-t-il avant de lui tourner le dos. Il ignora la manière dont le sol semblait vouloir se dérober sous ses pieds à chaque pas jusqu’à réussir à rejoindre sa voiture garée à quelques mètres de la porte du bar. Il s’appuya dessus et regarda autour de lui, la ville et ses habitants parfaitement indifférents à son existence. Et, à quelques mètres sur sa droite, l’immeuble dans lequel vivait Marvin. Il ne pouvait même pas le voir d’ici, mais il se souvenait très clairement du chemin entre les deux endroits, celui qu’il avait fait ce matin-là après être sorti de cet appartement. Il aurait pu y aller maintenant. Frapper à la porte de l’homme et se jeter sur lui. Faire une autre erreur de parcours.


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