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JAMES + Drunk but not in love

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Caste trois
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- EMPLOI : Professeur de lettres/journalisme.
- ETUDES : Lettres
- LOGEMENT : District 3
- NEED TO KNOW : Vient du district 4, est monté en grade grâce à un diplôme.
A choisi de ne pas se coupler.
Accumule les histoires d'un soir avec toute sorte d'homme.
Sa mère est en prison pour s'être tournée contre l'agence.
Est en froid avec son père, et aussi un peu avec sa soeur.
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MessageSujet: JAMES + Drunk but not in love   Sam 25 Aoû - 16:32

→ Bar gay


Tu rentrais d'une visite chez ton père. Comme d'habitude, ça s'était mal passé. Le sujet sensible de ta mère avait été évoqué. Toi, tu passais ton temps libre à essayer d'aller la voir, entre d'autres activités, mais les autres, enfin, surtout ton père, il passait à côté. Il avait décidé de faire comme s'il était mort. Et ça, tu n'arrivais pas à ne pas lui en vouloir. Elle était soi-disant la femme de sa vie, et il avait été un homme plus que chanceux de l'avoir dans son choix. Alors pourquoi diable n'allait-il pas la voir ? Pire encore, pourquoi Vanessa n'essayait pas de le pousser à y aller..? Pourquoi fallait-il toujours qu'elle se range du côté du paternel, bon sang ! T'avais beau l'adorer, Vanessa, elle était toute ta vie, mais, parfois, elle t'exaspérait mais tellement que t'aurais pu lui foutre des baffes jusqu'à ce qu'elle réalise. Et aussi jusqu'à ce que tu t'en veuilles au point de ne plus pouvoir la regarder. Non, en vérité, t'en étais incapable, sauf mentalement. Ta sœur, c'était ta vie. Qu'elle n'ait pas la possibilité d'être avec toi, dans ce district, c'était difficile. Même si elle était une tête à claque qui faisait toujours tout ce que voulait ton père. Et qu'à chaque visite, tu rentrais l'âme à l'envers de ce qu'il s'était passé. C'était rare, que ça se passe bien, quand même. Surtout depuis que tu ne vivais plus avec eux. Que tu ne faisais plus semblant d'être ce que tu n'étais pas. Au niveau de tes idéologies, de ton style de vie, de ta sexualité. Même si tu ne leur avouais pour autant pas ce qu'était le fond de la réalité, quand tu allais les voir. Enfin, Vanessa, t'en étais sûr, elle le savait. Est-ce qu'ils en avaient déjà parlé tous les deux ? T'en savais rien. Tu t'en fichais presque, en fait. Ta vie était ainsi, désormais. Il fallait qu'ils s'y fassent.

Mais, comme après chaque visite, t'allais te mettre la tête à l'envers dans un bar. Cette fois-ci, tu rentrais plus tard que d'habitude. Mais d'un côté, tu t'étais tenu droit pour tes idées, pour ce en quoi tu croyais. Parce qu'en ta mère, tu avais mis toute ta confiance. Elle réussirait à s'en sortir, tu le savais. Enfin, surtout, tu l'espérais, sinon, ça te tuerait de l'intérieur de la savoir pourrir en prison. Parce que oui, tu faisais le fier, celui que rien ne pouvait toucher, cette situation était horrible. Mais merde ! Ils étaient ta famille, et ta mère aussi ! Ils pouvaient faire un effort, non ? Tu jouais simplement le mec énervé, mais tu étais véritablement blessé au fond de toi de voir que personne ne semblait la soutenir. Elle était la femme grâce à laquelle vous viviez, Nessa et toi ! L'unique femme qui avait droit à un amour des plus purs et des plus véritables avec toi. Enfin, Vanessa aussi, mais c'était différent, elle était ta sœur. En rentrant, tu t'étais arrêté dans le premier bar que t'avais trouvé. Bon, ton bar favori, le bar gay du coin. Pourquoi pas, après tout. Mais pour une fois, c'était pas pour trouver quelqu'un avec qui passer la nuit. C'était uniquement pour te foutre la tête à l'envers. Mais cela dit, si tu finissais avec quelqu'un, c'était tant mieux, pour oublier ta peine et ta détresse face à ce à quoi ressemblait désormais ta vie et ta famille. En plus, pour bien oublier, dans un coin du bar, ils avaient mis en place un mini-karaoké. Parfait, une raison de plus de te souler !
Tu t'étais assis au comptoir, et pour bien commencé, t'avais demandé deux shots de tequila. C'était pas tout à fait ton alcool favori. Mais c'était déjà mieux que rien. Pour commencer, quoi. Un avant goût de cette soirée dont il ne résulterait rien d'autre qu'un chagrin d'enfant mal soigné et une gueule de bois à toute épreuve...
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Dim 26 Aoû - 11:50


Au son peu harmonieux d’une nouvelle voix, James détourna les yeux de son verre de whisky et offrit un regard circulaire à la pièce autour de lui. Il était assis sur cette chaise, dans le fond du bar, depuis presque une heure maintenant et il comprenait de moins en moins ce qui lui prenait d’être ici. Il regarda un instant l’homme qui venait de s’emparer du micro du karaoké et offrait désormais une représentation toute personnelle d’une chanson des Rolling Stones à l’assemblée. Chaque nouvelle mauvaise note lui confirmait que tout cela avait été une très mauvaise idée. Il n’aurait jamais dû être ici, entourés d’hommes et de femmes si loin de son monde et des exigences qu’il imposait à sa vie tous les jours. Pourtant, sur le coup, ça lui avait semblé être la seule chose à faire. Après une énième dispute avec ses parents, soi-disant dévastés que Maya ne soit toujours pas enceinte, James avait peut-être un peu paniqué. Il voulait un enfant, vraiment et sa femme aussi. Mais leur unique tentative ne s’était pas déroulée comme prévu et ce soir… James avait réellement essayé de se convaincre qu’il pourrait le faire. Il avait quitté le domicile de ses parents avec la ferme intention d’aller jusqu’au bout, cette fois. Mais le simple fait de s’imaginer partager un moment d’intimité avec Maya lui avait fait perdre tout son courage d’un seul coup. Il pouvait jouer à l’homme parfait tous les jours de sa vie, s’il voulait un jour être en mesure de concevoir un enfant, il lui faudrait quelque chose qu’il ne pouvait pas simuler et que Maya ne parviendrait probablement jamais à faire naître chez lui.

Pour la première fois depuis des années, assis derrière le volant de sa voiture garée dans l’allée devant leur appartement, James avait dit la vérité à voix haute. Il était seul, personne d’autre que lui n’avait entendu cet aveu murmuré à la nuit. Mais il l’avait fait et il commençait à comprendre tout doucement que cette vérité ne disparaîtrait jamais. Ça l’avait complètement déprimé et en même temps, donné un courage dont il manquait depuis trop longtemps. Voilà comment, une demi-heure plus tard, le jeune homme avait passé la porte de ce bar. Personne ne le connaissait ici, personne ne savait qui il était, ses mensonges, ses jeux. Juste une fois, juste un soir, il pouvait essayer d’être lui-même et voir la différence. Entrer dans le bar n’avait pas été une mince affaire, mais après trois verres, il parvenait enfin à regarder les autres personnes présentes autour de lui sans ressentir le besoin immédiat de détourner les yeux. Il n’arrivait pas encore, cependant, à faire disparaître la honte et la culpabilité qui le frappait chaque fois que son regard s’accrochait à celui d’un autre homme et qu’une vague de chaleur réchauffait brusquement ses entrailles.

Il lui fallait un autre verre. Décidé, le jeune homme s’extirpa de sa chaise et alla jusqu’au bar. Il ne buvait pas très souvent, pour ne pas dire jamais et pourtant, il n’avait pas l’impression que l’ivresse arrivait assez vite pour lui sauver la vie. Il lui fallait encore de l’alcool, jusqu’à ce que toute pensée soit effacée de son crâne. Il posa son verre vide sur le bar, le bruit sec qui en résulta attirant l’attention du barman qui lui jeta un regard perplexe, et se hissa sur un tabouret libre à côté d’un homme à qui il osa à peine lancer un regard. “Un autre.” exigea-t-il en secouant légèrement le verre. “S’il vous plaît.” ajouta-t-il précipitamment en réalisant son manque total de politesse. Il se sentit immédiatement idiot et détourna les yeux, ne les relevant que lorsque l’homme glissa un verre plein vers lui. “Et la même chose que lui, aussi.” demanda-t-il en pointant le doigt vers l’homme assis près de lui qui venait d’avaler deux shots de la façon la plus désinvolte du monde. Il n’avait aucune idée de ce qu’il y avait dedans, mais c’était de l’alcool alors, quelle importance ?  
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Lun 27 Aoû - 18:39


Souvent, tu te mettais à espérer que ta vie soit différente. Que ta mère soit présente. Elle te manquait tellement. T'avais presque l'impression qu'après chaque visite, le souvenir de son visage, de sa voix qui te rassurait, s'effaçait, tout simplement. Pire encore, tu avais perdu totalement le souvenir d'être dans ses bras. De la serrer contre toi. Cette distance que l'Agence faisait mettre entre vous, tu la détestais. Mais ce n'était pas l'Agence qui t'empêcher de dire à haute voix à ton père ce que tu pensais, ce que tu étais. Ce n'était pas l'Agence qui faisait de ta sexualité, de ton attirance pour les hommes, un non-dit. La distance qui existait désormais entre ton père et toi, elle ne venait que de toi. Et de toi uniquement. Tu pouvais bien rejeter la faute autant de fois que tu voulais sur ton père, sur le train de vie qu'il menait, tu ne faisais vraiment que de te voiler la face sur la vérité.

Toi, tout ce que tu voulais, c'était oublier. Oublier tous tes soucis. Commencer une nouvelle vie. Mais la vie que tu voulais, une vie sans contrainte puisque tu ne te fiais pas à l'Agence et que tu ne demandais pas d'avoir des choix, tu l'avais déjà. T'avais passé des années à chercher à être dans cette position là. Tu te sentais fort à ne pas avoir à demander, à ne pas être pris au piège dans le système. Et pourtant, tu n'étais pas heureux. Il n'y avait que dans l'alcool que t'avais l'impression de retrouver des miettes de joie, mais ça ne donnait pas satiété. Comme quoi, il suffisait un rien pour passer à côté de ta vie. Il te manquait deux choses. L'union dans ta famille, que malgré vos points d'opinion divergents et vos idéologies, vous vous souteniez les uns les autres. Et d'arriver à être stable dans ta vie. La trentaine était déjà passée. Il était tant de te créer une vie, surtout avant d'avoir des cheveux blancs et une canne !

Mais c'était pas encore dans tes cordes. T'en avais pas envie. Tu voulais juste noyer ton chagrin dans la tristesse qui t'animais désormais. T'avais recommandé deux shots de tequila, parce que c'était meilleur par deux. Et puis, tu sentais moins arriver au fur et à mesure l'alcool dans ton sang, ça venait d'un coup, et ça te donnait l'impression que ta tête ne se mettait pas à tourner, tu évitais ce passage.
Parmi les voix que tu entendais, celle criarde du chanteur du moment - t'étais pas sûr que lui ait compris que le but des gens qui venaient ici, c'était de repartir accompagnés - celles des gens qui parlaient autour de toi, t'entendais une voix masculine qui s'adressait au barman. Tu tournais les yeux vers l'homme à qui elle appartenais, et tu lançais un léger sourire, tout en penchant légèrement ton shot vers lui. « Dure journée ?» demandais-tu, ne pouvant t'empêcher d'avoir la voix rauque, presque pleine de reproche sur la vie. Tu ne voyais pas ce qui pouvait expliquer qu'un gars comme lui fiche ici. Comme s'il avait besoin d'aller dans des bars comme celui-ci pour passer une bonne soirée. C'était écrit sur son visage. Même si c'était du jugement, ce que normalement, tu ne t'accordais pas.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mar 28 Aoû - 1:43


Le barman n’eut pas besoin de plus de quelques secondes pour disposer les deux shots devant James, mais le jeune homme ne fit aucun geste pour les prendre. Il adressa un léger signe de tête à l’homme derrière le comptoir pour le remercier et laissa échapper un soupir qu’il n’aurait pas réussi à retenir même s’il l’avait voulu. La soirée ne se déroulait pas exactement comme il l’avait imaginé en passant les portes de ce bar et il commençait à se dire que, peut-être, aucune quantité d’alcool ne parviendrait à le détendre assez pour qu’il oublie, juste un instant, tout ce qui n’allait pas dans sa vie. Cette pensée avait quelque chose de révoltant qui le poussa à prendre le verre de whisky. Il eut à peine le temps d’en avaler une gorgée - qui lui arracha une grimace au passage - que la voix d’un homme le tira brusquement de ses rêveries déprimantes. Il n’envisagea même pas une seule seconde qu’on puisse réellement s’être adressé à lui, mais ses yeux se posèrent quand même sur l’homme et il sentit immédiatement son visage se tendre alors qu’un sourire menaçait d’étirer ses lèvres. Par miracle, il parvint à le retenir avant qu’il ne soit trop tard et constata, pris de cours, que l’inconnu regardait bel et bien vers lui. Qu’il lui parlait bien à lui. Chose qui n’avait peut-être rien de particulièrement inconcevable pour n’importe qui, mais pour James… C’était parfaitement invraisemblable, au point qu’il lui fallut plusieurs secondes particulièrement gênante pour parvenir à formuler le moindre mot.

À vrai dire, il resta même un peu plus longtemps qu’il ne l’aurait voulu à ne rien faire d’autre que de fixer l’homme, jusqu’à ce qu’il ne se rende compte que ça allait finir par devenir vraiment embarrassant et qu’il ne détourne précipitamment les yeux pour les poser sur le verre qu’il tenait encore. “Pas plus que toutes les autres.” souffla-t-il enfin, regrettant aussitôt d’avoir seulement ouvert la bouche. Pour la première fois de toute sa vie, il se trouvait dans une pièce remplie de gens comme lui et quelqu’un le remarquait et il fallait qu’il dise ça. C’était tellement déprimant, tellement… pathétique. Ça méritait bien encore un peu d’alcool, pas vrai ? Quoique ce soit tout aussi pathétique dans le fond, mais cela n’empêcha certainement pas James de s'exécuter quand même et de s’offrir une nouvelle rasade d’alcool. Dans l’espoir de sauver les apparences, il décida au même instant d’en rester là avec cette première tentative ratée d’adresser la parole à un autre homme. Décision qui survécut une minute, grand maximum, avant que son regard ne soit de nouveau attiré vers l’inconnu qu’il recommença à fixer avec un tout petit peu trop d’insistance

James ne s’était jamais vraiment demandé à quoi ressemblait son genre d’homme. En fait, il avait même passé beaucoup de temps à éviter de répondre à cette question. Mais celui-là aurait pu l’être, après tout. Il avait quelque chose, un certain charme. Ou peut-être cela tenait simplement du fait qu’il soit le seul à lui avoir parlé jusqu’à maintenant. Peu importe, de toute façon. Il était seulement face à tout un monde de possibilité et rassuré par la certitude que dès le lendemain, il n’aurait d’autre choix que de reprendre le cours de sa vie sans plus jamais avoir droit de repenser à cette soirée. Alors, pourquoi pas ? “Et vous ?” demanda-t-il en pointant les deux petits verres posés devant le type d’un vague geste du doigt. “Vous êtes là pour la qualité du spectacle ou il y a quelque chose qui ne va pas ?” Sa manière d’aborder mériterait certainement d’être revue et corrigée, mais au moins sa voix n’avait pas tremblé et il n’avait pas encore totalement envie de partir en courant. Il ne se sentait peut-être pas encore totalement dépassé par l’alcool, mais ça l’aidait très certainement à agir comme un humain presque normal. Il parvenait même à faire un peu d'humour, l'effort méritait d'être souligné.  
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Ven 31 Aoû - 22:16


Tu croyais pouvoir éviter tes problèmes, en venant ici. En buvant jusqu'à être tellement soûl que tu te rappelais à peine de comment tu étais rentré, et surtout, où et avec qui. Bien sûr, l'absence de souvenir ne durait qu'un temps, surtout après un café au sel. C'était dégueulasse, mais encore le meilleur moyen contre la gueule de bois. Tes élèves n'étaient pas obligés de savoir que t'avais bu, fais la fête et abusé de bonnes choses. Mais la vérité, c'était que tu avais faux. Venir ici, ça ne faisait que repousser l'échéance avant laquelle tu devrais affronter tes problèmes. Sauf que t'étais encore beaucoup trop lâche pour le faire vraiment. Ou peut-être pas encore prêt.

Trois shots de plus, et ça y était. Tu sentais l'alcool qui commençait à abonder tes veines. Ce qui te faisait te sentir au fur et à mesure comme sur un petit nuage. Un nuage loin de tout problème, loin de toute réflexion sur des soucis dont tu ne voyais pas le bout. Non, tu commençais à te sentir bien. Très bien, même.

Tu regardais l'inconnu, et tu l'écoutais, sagement. Presque trop sagement par rapport à ce dont tu avais l'habitude. Avec l'alcool qui coulait désormais le long de tes veines, t'aurais été du genre à faire l'imbécile. Presque à aller chanter, à l'instar de la nouvelle voix déraille qui avait entrepris une chanson. Bon sang, mais c'était quoi, ça ? C'était à peine si ça ne faisait pas saigner tes oreilles.

Tu haussais un sourcil en l'entendant dire que cette journée n'était pas pire que les autres, comme pour lui donner raison. Décidément, les journées en ce moment, c'était la merde pour toi. Il n'y en avait pas une pour rattraper les autres. Et t'avais l'impression que tu t'enfonçais dans les problèmes. Suffisait juste qu'il devienne connu que tu avais rejoint les free spirits, et là, tu étais vraiment au fond du gouffre. Mais fallait voir la vie du bon côté, pas vrai ?
En entendant ton voisin de table tu laissais échapper un léger rire. C'était un euphémisme de dire que ta journée était dire. « Parmi tant d'autres ! » affirmais-tu, avant de boire un autre verre. Avant de secouer la tête, tout en riant. Non, c'était sûr, t'étais pas là pour le spectacle. T'aurais préféré être sourd que d'entendre les gémissements de la voix criarde au micro. « Et quel spectacle...! » plaisantais-tu. « Disons que cette journée fait partie de celles qui sont éprouvantes. » Mais, étais-tu vraiment prêt à parler à un inconnu ? Généralement, tu ne t'étalais pas déjà devant les gens de confiance. Alors quelqu'un que tu ne connaissais pas ? C'était plus compliqué, bien que l'alcool n'aidait beaucoup à délier ta langue.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mar 4 Sep - 11:12


Lorsqu’il sentit un nouveau sourire s’imposer, James ne chercha pas à le retenir cette fois, rassuré d’entendre l’autre homme lui répondre plus ou moins la même chose que lui. C’était peut-être profondément pathétique de venir oublier une mauvaise journée dans un verre d’alcool, mais maintenant qu’il s’autorisait deux secondes sans stresser, il réalisait qu’ils ne devaient pas être les deux seuls ici ce soir à agir dans ce but. Et à mesure que l’alcool se mélangeait à son sang, il devait bien admettre qu’il s’agissait d’une technique relativement efficace. Bien sûr, tous ses problèmes n’avaient pas disparu et il aurait à les affronter de nouveau dès le lendemain, mais il se sentait un peu plus léger tout à coup, un peu plus euphorique. Suffisamment alcoolisé, en tout cas, pour qu’il se décide enfin à vider l’un des deux shots disposés devant lui d’une seule gorgée, affichant une nouvelle grimace quand l’alcool glissa dans sa gorge. Le goût lui était encore trop peu naturel, mais l’ivresse tendait à régler ce problème là aussi. Il reposa le verre un peu sèchement sur le comptoir, provoquant un petit bruit sourd qui attira brièvement l’attention du barman. Sans trop réfléchir à ce qu’il faisait, James l’interpella de nouveau et commanda une nouvelle tournée de shots, pour lui ainsi que pour l’homme à ses côtés. Il attendit patiemment que les quatre verres soient posés devant eux pour reporter son attention sur son interlocuteur. “Buvons aux journées éprouvantes, alors !” souffla-t-il en s’emparant d’un verre et en le levant légèrement dans la direction de l’homme.

Le deuxième fut bien plus simple à avaler et le laissa presque indifférent, cette fois. Un silence s’installa un instant et quoiqu’une légère angoisse lui serre encore la gorge, son regard se posait sans arrêt sur l’homme à ses côtés, attiré vers lui comme un aimant. Il n’avait jamais agis comme ça de toute sa vie, à se soûler et à prendre le risque de se trouver aussi prêt de la tentation qu’il réprimait si intensément au quotidien. Ils se trouvaient dans un environnement laissant peu de place au doute concernant leurs préférences sexuelles à l’un ou à l’autre et quoique rien n’oblige à ce qu’ils finissent par se sauter dessus, c’était une information que James n’arrivait pas à ignorer. S’il avait voulu, juste voulu, il aurait pu avoir cet homme ou n’importe quel autre ici, sans qu’on ne le regarde comme s’il était déviant, malade, monstrueux. La possibilité changeait absolument tout et même s’il savait déjà qu’il n’aurait jamais le cran d’aller jusqu’au bout… Rien ne l’empêchait d’essayer d’être lui-même pour un instant, juste pour voir ce que ça faisait réellement, n’est-ce pas ?

Et puis, à quel point ça pouvait être difficile ou dangereux de seulement avoir une conversation avec quelqu’un, après tout ? Juste parler, il pouvait le faire. “Je n’ai pas trop l’habitude de traîner dans les bars pour discuter avec des inconnus,” commença-t-il finalement, comme si ça n’était pas complètement évident que toute cette situation lui était totalement étrangère, “alors je ne sais pas trop si c’est quelque chose qui se fait, mais… est-ce que vous avez envie de profiter du fait qu’on ne se connait pas et que je serais sans doute bientôt trop ivre pour me rappeler de cette soirée demain matin pour me raconter ce qui rend cette journée éprouvante au point que vous soyez là ?” proposa-t-il, parvenant admirablement bien à conserver un ton calme et un sourire tranquille. Lui-même ne se sentait clairement pas encore assez soûl pour avoir le courage de raconter, même à un parfait inconnu, ce qui l’avait mené ici ce soir. Mais quelles étaient les chances pour qu’ils aient tous les deux des choses à cacher ? Et puis, il lui restait encore deux verres à vider et autant qu’il pourrait en avaler encore après. Peut-être qu’il finirait par trouver sa propre proposition suffisamment inoffensive pour se permettre de parler aussi. D’ici là, que ce soit une totale perte de temps ou un danger qu’il ne voyait pas encore venir, il avait envie de profiter de n’être qu’un inconnu dans un bar et il ne comptait pas gâcher une seule seconde. “Au fait.” reprit-il en tendant sa main vers l’homme. “Moi, c’est James.” se présenta-t-il très sobrement, attendant que l’homme serre sa main et, peut-être, ne lui retourne la politesse des présentations.
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mer 12 Sep - 16:54


Les apparences sont parfois très trompeuses. Avec toi, c'était pas le moins de le dire. T'étais le genre d'homme qu'on voyait toujours très ouvert, souriant, presque plein de joie de vivre, comme si la vie en communauté ne te dérangeait pas. La vérité, elle, était toute autre. T'étais plutôt le genre de quelqu'un qui se noyait dans un verre d'eau ou plutôt de rhum face à tes soucis. Mais tu préférais ne pas le montrer. Vanité mal placée, ou souci de ne pas embêter et envahir l'autre avec tes problèmes ? En voilà une bonne question. Ce qui était sûr et certain, c'était que d'habitude, ton véritable compagnon de soirée, avec qui tu discutais de tous tes problèmes, c'était ton unique ami : l'alcool. T'avais le penchant pour, surtout quand il s'agissait de problèmes. Sinon, tu t'en fichais. T'étais pourtant pas le genre de type alcoolique. Mais un bon remontant, de temps à autres, ça ne faisait vraiment aucun mal, n'est-ce pas ?

Ton interlocuteur portait un toast à ces journées. ça t'avait arraché un sourire, et t'avais levé ton verre, avant de le finir, d'un coup cul sec. T'aurais presque pu faire l'amour à ton verre pour l'espèce de confort, cette chaleur intérieure qu'il te procurait. Et surtout, t'avais la délicieuse sensation que tes problèmes, momentanément, s'étaient envolés. Etait-ce l'alcool, ou les mots de l'inconnu ? Pour la première fois depuis son arrivée, tu levais vraiment les yeux vers lui pour l'observer. Tu l'avais vu, oui, mais pas pour autant regardé, détaillé, sans la moindre discrétion, sans la moindre inhibition. Il te faisait rire, à parler presque sans filtre. Enfin, pas tout le monde s'inquiétait de savoir s'il lui arrivait ou pas de traîner dans les bars. Mais tu trouvais ça sympa, toi, qu'un inconnu trouve des banalités pour tenter de se vider la tête. Toujours sans gêne, un très de caractère qui t'était bien propre, tu plantais ton regard dans celui du brun assis à côté de toi, avec un sourire sur les lèvres, comme un souvenir de l'éclat de rire qu'il t'avait arraché. « Ne vous en faites pas, je ne vous juge pas. » lançais-tu, amusé. Tu n'étais vraiment pas le mieux placé pour ça. Bien que tu ne sois à son opposée stricte. Mais lui aussi aurait pu émettre un jugement à ce sujet. Et il aurait eu tellement raison.

Une fois de plus, il t'arracha un sourire. Mais avec plus de facilité. Il avait raison, c'était facile de parler à un inconnu. Enfin, en théorie. En réalité, toi, t'étais plutôt du genre à dragouiller tout ce qui bougeait, dès qu'il s'agissait de profondeur - de l'âme - c'était autre chose. Toi, parler avec des inconnus, c'était facile, à condition de ne pas parler de tes problèmes. Parler de ton métier, de tes élèves, tes supers élèves, qui l'étaient vraiment, d'ailleurs, sans ironie. Mais de ta famille ? Non, les soirées dans les bars étaient pour oublier, t'amuser, profiter, vivre dans la luxure que tu connaissais si bien. La discussion, c'était certainement pas une chose à laquelle tu aurais pensé de toi-même. Non, en fait, il fallait avoir une intelligence sociale qui partait dans le sens inverse de la tienne. Donc c'était forcément plus compliqué. Et finalement, presque à ta propre surprise, tu répondais positivement à sa remarque. « Disons que depuis quelques années ma famille rencontre certains problèmes.. » commençais-tu, avant de prendre une gorgée du nouveau shot que venait de te remettre le barman. Et de bout en bout, tu finissais par enchaîner. « Depuis que ma mère a été envoyée en prison par l'agence..» tu frissonnais, presque de haine, à cette pensée. « Mon père et ma soeur ne font pas plus d'effort que ça pour aller la voir. C'est que désormais, ils font presque comme si elle n'existait pas, ou n'existait plus. Pourtant elle reste la femme de mon père et autant la mère de ma soeur que la mienne. » En t'entendant parler, t'avais l'impression d'être le petit garçon à sa maman. Mais en fait, tu réalisais que la famille ça comptait plus pour toi que ce que tu ne voulais bien le laisser voir aux gens extérieurs. Tu soupirais. Parler de pourquoi ta mère était en prison, des divergences d'opinion à un inconnu ? Pas super bonne idée. Même s'il était sous alcool, ça n'était pas suffisant pour couvrir les arrières de ta mère et les tiennes.

Tu restais silencieux un instant, à la suite de cette révélation. Un trop plein d'émotion, certainement. Ou la gêne d'avoir parlé à un inconnu ? D'en avoir trop dit ? C'était lui qui brisait le silence en se présentant. A ce moment-là, t'avais l'impression qu'il venait de faire tomber une barrière, barrière que tu avais pour habitude de franchir toi le premier, avec ta si célèbre extraversion. Et, quand il te présenta sa main, tu hochais la tête, en te présentant à ton tour. « Et moi, Marvin. » finissais-tu par dire, en regardant sa main. T'avais hésité pendant un instant. Tu réfléchissais trop, mais la question, c'était à quoi ? Ca avait du durer moins de cinq secondes, et pourtant, c'était ces secondes de trop. Une fois ce temps écoulé, tu t'étais enfin décidé à lui serrer en retour la main. Tout en faisant ce quelque chose d'inattendu, même pour toi. Tu l'avais attiré vers toi, et embrassé. Voilà que l'alcool faisait plus pleinement effet sur toi qu'il n'y paraîtrait ! Mais voilà, il serait mentir de dire que le petit nouveau dans le bar ne te plaisait pas. Et que t'en ferais bien ton quatre heures. Oh, ça oui.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Jeu 13 Sep - 0:45


Se détendre se révélait bien plus simple que James ne l’aurait imaginé. L’alcool jouait un grand rôle dans cette facilité qu’il avait à sourire et lâcher prise, mais ça n’était pas tout. Assez étonnamment, où il se serait attendu à se sentir plus vulnérable et en danger que jamais en faisant seulement semblant d’assumer une part de sa personne qu’il s’efforçait d’étouffer chaque jour de sa vie, il se sentait plus en sécurité que jamais. La pression et les angoisses quotidiennes l’abandonnaient plus vite qu’il n’y pensait et ce fut avec une facilité plus déconcertante encore qu’il poussa plus loin ses limites et se lança le défi de seulement essayer, juste un soir, de tout laisser derrière lui. Son sourire et son assurance grandirent encore un peu quand l’homme assis à côté de lui accepta son offre et lui avoua ce qui l’avait conduit ici ce soir. Un rire lui échappa même aux premiers mots. Les problèmes de famille, il connaissait aussi. Et c’était exactement pour cette même raison qu’il se trouvait là ce soir, lui aussi. Cette idée le rassura encore un peu plus et il tourna son attention pleine et entière sur l’homme qui continuait de lui raconter ses problèmes le plus naturellement du monde ou presque. La suite effaça le sourire de James assez brusquement, ne laissant plus qu’un air sérieux sur ses traits et, quoiqu’il n’y ait plus de véritable point commun entre leurs deux situations, il avait le sentiment de comprendre parfaitement quand même. Sans doute parce que, dans sa famille aussi, on courbait l’échine devant la toute puissante Agence. Parce qu’il l’avait fait toute sa vie, rejetant sa soeur puis son frère plutôt que d’aller à l’encontre de l’organisme qui dictait sa vie. Il baissa les yeux pour la première fois depuis que l’inconnu avait commencé à parler, brièvement assailli par une vague de culpabilité ayant réussi à se faire un chemin au travers du réconfort de l’alcool. “C’est parfois plus simple de fermer les yeux que de prendre le risque de tout perdre.” souffla-t-il sans oser affronter le regard de l’homme, bien conscient que cette excuse n’apaiserait nullement ni sa douleur, ni la frustration qu’il devait ressentir face à tout cela. Mais c’était, hélas, la réalité dans laquelle ils vivaient tous depuis trop longtemps. Et qui pourrait changer ça ?

Trop vite, James se retrouva à marcher sur le fil du rasoir, oscillant dangereusement entre l’euphorie factice provoquée par l’alcool dans son sang et l’ombre inquiétante de ses propres incertitudes menaçant de s’abattre de nouveau sur lui. Il décida de la chasser au plus vite en vidant le dernier sho encore disposé devant lui et de mettre fin au silence quelque peu pesant qui venait de s’installer en changeant totalement d’approche, tendant une main vers l’homme alors qu’il se présentait. Sa main resta tendue dans le vide un petit moment, mais il eut au moins droit à un prénom. Pas grand chose, surtout pas pour effacer d’un coup la gêne, mais un sourire lui échappa pourtant et qu’il le veuille ou non, il prit cela pour un encouragement. Une invitation, du moins, à ne pas retourner boire dans son coin et essayer plutôt de poursuivre la conversation sur un sujet plus léger, peut-être. Encore fallait-il trouver lequel, ce à quoi il s’empressa de réfléchir aussitôt que le silence retomba. Il n’avait pas encore trouvé les mots miraculeux qui sauverait la situation quand il sentit enfin la main de l’homme serrer la sienne et ses propres lèvres trembler d’un nouveau sourire alors qu’il relevait les yeux vers son visage.

Il y eut un moment de flottement assez oppressant quand leurs regards se croisèrent, au cours duquel James se retrouva à retenir son souffle sans réaliser vraiment. Il ne comprit pas mieux ce qui se passait quand il fut soudainement tiré en avant, la surprise l’empêchant de résister au mouvement et que ses lèvres rencontrèrent celles de l’autre homme. Il n’y avait rien de véritablement violent dans ce geste qui lui fit pourtant l’effet d’une collision brutale et lui coupa le souffle pour de bon. Une seconde ou deux, il se tendit et fut incapable de bouger, alors qu’il réalisait un peu trop lentement à son goût ce qui était en train de se passer. Et il resta là, penché en avant, les yeux écarquillés et le souffle coupé, tellement crispé qu’il donnait l’impression de s’être soudainement transformé en bloc de marbre. Jusqu’à ce que la réalisation ne s’installe enfin. Un homme venait de l’embrasser et c’était la chose la plus inattendue et la plus étrange qui lui soit jamais arrivée. Mais c’était aussi quelque chose dont il rêvait depuis si longtemps et quoique la réalité se révèle bien différente de ce qu’il osait à peine imaginer le reste du temps, il se sentit libre pour la première fois de sa vie et il se surprit finalement à répondre à ce baiser. Sa main se défit de l’emprise de celle de Marvin pour se poser sur son épaule, dans un geste qui tenait autant d’une tentative de le garder à distance que de s'agripper à lui comme s’il craignait de le voir disparaître.

Un océan d’émotions et de sensations contradictoires et nouvelles, aussi plaisantes qu’effrayantes, déferla à toute vitesse pour les quelques secondes supplémentaires que James s’autorisa à profiter de ce rêve brusquement arraché à la nuit, jusqu’à ce qu’il ne s’éloigna tout à coup. Il rouvrit les yeux en retrouvant sa place, posant ses pupilles encore dilatées par la surprise sur l’homme. Il resta silencieux, encore choqué, quelques secondes encore avant de trouver la force d’ouvrir la bouche. “C’était…” Son premier baiser depuis le triste jour de son mariage sept ans plus tôt, souffla cette insupportable petite voix ayant élu domicile dans son crâne. Et bien différent de ce que Maya et lui avaient échangé devant l’autel ce jour-là. “Inattendu.” lâcha-t-il plutôt. Ses doigts, tremblants, trouvèrent le verre de whisky posé devant lui à tâtons, il s’en empara et le vida d’une traite dans l’espoir que ça l’aide au moins un peu à retrouver ses esprits. Ce qui se révéla un échec total et pourtant, plus les secondes filaient, plus il réalisait que tout ça lui allait très bien. Son sourire revint aussi vite qu’il avait disparu. C’était juste pour ce soir après tout et en dehors de son nom, ce type ne savait rien sur lui. Il pouvait être et faire absolument tout ce qu’il voulait, alors pourquoi pas ça ? “Vous voulez boire autre chose ? C’est moi qui offre.” demanda-t-il donc, sa voix claire faisant parfaitement illusion.
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Ven 14 Sep - 22:13


Ce que tu trouvais le plus révoltant dans ton histoire, ce n'était pas tant la réaction vis à vis du choix de l'gagence, mais bel et bien qu'ils refusent ne serait-ce que de parler de ta mère. Même Vanessa. T'étais déçu par elle. Elle qui avait toujours été une fille à maman. Et voilà qu'elle aussi te laissait tomber, seul dans le noir, à espérer qu'un jour, vous soyez de nouveau une famille. L'agence avait fini par tout te voler après avoir pris ta mère. Même ta famille en général. Parce qu'il ne fallait pas se voiler la face : ta famille n'était plus. Et ça, c'était une croix que t'étais pas prêt à porter, ni même à tenter d'accepter. Dans le fond, peut-être que le dénommé James avait raison ? Qu'il n'y avait pas de meilleur moyen que de fermer les yeux ? Oui, mais dans le fond, toi t'avais pas envie de ça. Malgré le pessimisme que ta famille t'avait toujours prêté, toi, tout ce que t'avais, c'était l'envie d'y croire. Ta mère finirait par sortir. T'en étais sûr. Presque certain.

T'avais pas peur de laisser tes yeux s'attarder sur le jeune homme. Après tout, t'étais pas particulièrement timide. Tu ne passais pas par quatre chemins, t'étais connus par les gens pour ce trait de caractère en particulier. Alors observer quelqu'un qui était loin de te déplaire, bien au contraire, c'était dans tes cordes. Il y avait chez lui quelque chose qui t'intriguait, qui te donnait envie d'en savoir plus. Et pourtant, de toutes les questions qu'il pouvait te poser, ou qui pouvait te passer par la tête, tu n'en laissais aucune s'échapper. Tu les gardais, mentalement, prisonnières de tes pensées, en essayant de t'imaginer toi seul les réponses. Qui, c'était certain, étaient bien loin de la réalité.
Pendant le temps où tu l'observais, encore plus désinhibé par l'alcool, t'avais eu cette sensation étrange. Un moment où t'étais presque resté con, à ne pas savoir où tu allais, ni ce que tu faisais. Puis tu t'étais laissé allé, allant chercher ce corps pour voler un baiser à ses lèvres. Comme je l'ai dit, t'étais vraiment pas du genre à passer par quatre chemins. Tu laissais peu de place au hasard dans ta vie. Il mettait face à toi les gens, et le reste, t'avais la fâcheuse manie de vouloir tout contrôler, de savoir s'ils restaient dans ta vie, s'ils n'étaient que de passage, ou en sortaient sans demander leur reste. Tu pensais être capable de tout gérer, et de tout anticipé.
Pourtant, à la réponse à ton baiser, tu te trouvais presque surpris. T'avais plutôt imaginé qu'il ne reste interdit, ou peut-être qu'il se dise que t'allais trop vite. Te repousser, vu l'endroit, ça n'aurait laissé aucun doute qu'il n'était pas question d'un problème de sexualité. Chaque seconde où vos lèvres continuaient de se toucher, le contact te semblait brûler chaque particule de tes lèvres, mais d'une façon qui n'avait pas grand chose de dérangeant.

Puis le baiser s'était arrêté. Toutes les bonnes choses ont une fin, qu'ils disent, hein ? Tu avais en quelques seconde repris contenance, et tu passais ta main sur ta bouche, de laquelle celle de James venait de se défaire. Nouveau verre que tu finissais. Et, en replongeant dans ton observation indiscrète de cet homme, tu te mordais rapidement la lèvre. Ce soir ? Tu n'arriverais pas à te l'enlever de la tête, c'était chose sûre. Il faisait mine de rien, de reprendre aussi contenance, et tu trouvais ça horriblement sexy. Tu essayais de ne pas le voir comme une proie, toi qui voulais simplement passer une soirée seul. Mais le fait de le trouver si différent des autres sans même savoir pourquoi, ça t'intriguait. Ca te donnait envie d'en savoir plus sur lui. Et ça rendait la soirée d'autant plus intéressante. C'était sa question qui te perturbait. Boire ? Ses paroles peut-être? Cette blague est vraiment pourrie. Pourtant, tu chassais cette idée en hochant la tête. « Un Scotch.» annonçais-tu, mais au barman, sans arriver à défaire ton regard de ce garçon. « Et vous alors ? Qu'est-ce qui vous fait venir vous souler ? » finissais-tu enfin par demander, comme pour détendre l’atmosphère, passer à autre chose. Même si t'étais plutôt mal parti pour ça. Niveau concentration, il allait falloir bosser. Malgré tout, t'arrivais quand même à être plus que curieux de sa réponse, et à l'écouter. Enfin, plus ou moins attentivement. Pourvu que tu ne prennes pas que certains mots pour tenter de coudre une phrase autour, mais que tout rentre dans ta petite tête.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Lun 17 Sep - 16:12


Même avec toute la bonne volonté du monde, retrouver pleinement contenance restait une tâche plus qu’ardue pour James en ce moment. Il avait l’impression de sentir le regard de l’homme fixé sur lui et brûler sa peau partout où il passait, pourtant bien conscient qu’il s’agissait là d’une idée complètement ridicule, peut-être un peu naïve et clichée aussi. Et il se félicitait, aussi, d’avoir passé toutes ces années à faire semblant et à se cacher, soulagé que cette longue expérience dans l’art des faux-semblants l’aide un peu à conserver un air détendu. Le mal, hélas, était déjà fait. D’un signe de la main, il demanda un verre de scotch pour lui aussi quand Marvin commanda, absolument incapable lui-même de détacher son regard de l’homme. Et malgré ses efforts pour contrôler ses propres pensées, son regard finissait inlassablement par retomber sur les lèvres de Marvin et son ventre par se tordre sous le violent besoin de plus. D’encore. D’une main, il fut obligé de se cramponner réellement à son siège pour se retenir d’approcher encore. Il ne connaissait peut-être rien à ce genre d’échange entre deux inconnus dans un bar, mais même lui savait qu’on n’était pas censé se jeter sur le premier venu de cette façon. Qu’il devait bien exister quelques règles dont il ignorait tout et dont Marvin semblait vouloir se passer lui aussi. Après une heure passée ici, il n’avait vu personne d’autre agir comme lui, ça n’était sans doute pas pour rien. Et puis, un genre de peur continuait de le maintenir à sa place. Celle de faire une erreur, de se ridiculiser complètement. À tort ou à raison, il refusait de laisser une occasion à Marvin de se rendre compte de son complet manque d’expérience dans ce domaine et le moindre geste de travers le vendrait en un rien de temps.

Pour ce qui lui semblait être la millième fois en moins de quelques secondes, son regard glissa jusqu’aux lèvres de l’homme, juste à temps pour les voir s’activer et il lui fallut faire appel à toutes ses forces pour se concentrer sur les mots qu’elles formaient plutôt que sur les pensées infernales qu’elles lui inspiraient. Quand la question parvint enfin à trouver un chemin dans son crâne, cependant, c’était toujours terriblement insuffisant. Et s’il en comprit le sens, il n’eut pas tellement le recul nécessaire à former une pensée assez cohérente avant de parler. Il avala sa salive et cligna des yeux avant de se forcer à relever son regard vers celui de l’homme. “Des problèmes de famille, moi aussi.” souffla-t-il, parlant presque comme un automate. S’il avait eu encore assez de conscience, sans doute aurait-il trouvé un mensonge assez convaincant à raconter sans avoir besoin d’en dire trop, mais ce fut plutôt une version très concise de la vérité qui lui échappa. “Chez moi aussi, on est du genre à suivre aveuglément les injonctions de l’Agence, quoiqu’il en coûte. Et après une longue journée de travail au sommet et une énième dispute avec mes parents, je commençais à m’interroger sur le bien-fondé de cette façon de voir la vie alors…” Il souleva son verre en conclusion, expliquant d’un geste vague comme il avait stupidement préféré noyer son cerveau dans l’alcool plutôt que de remettre en question sa manière de vivre sa vie.

Et il commençait à se dire qu’il avait peut-être eu tort de prendre cette décision. Non pas qu’il regrettait une seule seconde la tournure que prenaient les choses ce soir, mais cette soirée commençait à peine et lui confirmait déjà deux choses qu’il savait pourtant parfaitement depuis longtemps. Premièrement, il était définitivement gay. Et ensuite, ni l’Agence ni sa famille ne lui avait jamais permis d’être réellement heureux. Et pourtant, dès qu’il passerait les portes de ce bar, il faudrait qu’il retourne leur obéir sagement à l’une comme à l’autre. Pour la première fois depuis ce baiser affreusement perturbant, James s’autorisa à détacher son regard de Marvin dans l’unique but d’observer la pièce autour de lui et tous les gens complètement indifférents à ce qui se disaient et se passaient entre eux. Il se laissa gagner par le sentiment de liberté qu’il ressentait à être ici et l’improbable force avec laquelle il désirait que ça ne s’arrête jamais. Ça ne dura pas bien longtemps, quelques secondes tout juste avant qu’il ne retrouve le visage de Marvin et qu’il trouve un tout nouveau courage en lui, se répétant pour la énième fois que juste pour un soir, il avait droit de porter un autre masque, pour changer. “Mais ce n’est peut-être pas le genre de conversation qu’on devrait avoir dans un lieu public.” souffla-t-il avec précaution, un fin sourire s’installant au coin de ses lèvres et le choc d’avoir réussi à prononcer ces mots sans trembler serrant un peu plus fort le nœud dans son ventre. Mais ça n’était que des mots, après tout. Une remarque assez vague pour que l’homme puisse choisir la façon dont il voudrait l’entendre : une invitation à changer de décor ou à changer de sujet. James, lui, entretenait encore l’illusion d’être prêt à toutes les éventualités et une gorgée d’alcool plus tard, celle, aussi, de ne plus être réellement inquiet.  
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mar 18 Sep - 21:37


Avoir de la gêne, ça ne t'arrivait pas vraiment. Non, toi tu étais plutôt le genre de gars qui provoquait, volontairement ou non, la gêne chez les autres. Tu n'avais peur de rien, ou plutôt, tu aimais à t'imaginer comme quelqu'un capable de tout. Les a priori et les préjugés sur toi, ça n'avait jamais représenter un obstacle. Alors oui, tu n'avais jamais voulu officialiser ton homosexualité. Non pas par honte, mais plutôt par souci de ne pas laisser ta vie entièrement entre les mains de l'Agence. Si t'avais eu honte ne serait-ce qu'une minute, tu ne t'afficherais pas tous ces soirs dans ce bar qui ne cachait pas du tout le fait qu'il soit réservé aux homosexuels. Et tu ne flirterais pas ouvertement avec des hommes, que ce ne soit le soir, ou en pleine journée, dans la rue, au café. Le seul endroit ou tu restais plus ou moins à ta place, c'était à la faculté. Histoire qu'il ne soit pas question de te reprocher de te taper un élève. Ou de harceler des professeurs dans le cadre du travail, comme on entendait souvent, surtout dans le métier de l'enseignement.
Mais revenons à l'Agence. Cette organisation que tu qualifierais plutôt volontiers de crime organisé. Un crime contre la vie, la liberté, et la société. Parce qu'un jour, tout finirait par exploser. La vérité se sait toujours. Même si elle peut mettre des années avant de se révéler au grand jour. Tout ce que tu espérais, c'était que ça ne prenne pas des siècles, histoire que tu puisse être témoin de la dégringolade de cette immense mascarade. A tes yeux, c'était l'unique raison pour laquelle tu n'arrivais pas à te caser, à avoir une vie simple, sans toutes les fioritures que tu mettais autour. Si tu n'avais jamais trouvé ni éprouvé l'amour et si tu n'étais pas capable de trouver ce bonheur, c'était uniquement la responsabilité de l'Agence. Et nullement la tienne. Celle de ton fichu caractère et de ton instabilité émotionnelle. C'était comme l'ensemble des problèmes que tu devais affronter quotidiennement.

Mais là, l'Agence n'était pas la question qui s'imposait à toi. Pour une fois que t'avais une discussion intéressante dans un bar, il avait fallu que tu brules les étapes. L'écouter, sagement, lui poser les questions sur lui, et ensuite l'embrasser, lui sauter dessus si tu le souhaitais, ça aurait pu être une meilleure option. Mais il était..différent des autres hommes. C'était un quelque chose d'inexplicable que tu peinais à ne pas ressentir du fond de toi. Il t'intriguait, et t'avais cette sensation que tu n'arriverais pas à mettre le doigt sur la raison de ceci avant un petit moment. Il était beau, semblait ne pas être bête - ce qui changeait presque de tes habitudes nocturnes - mais il se dégageait de lui comme un malaise. Et au lieu de te mettre mal à l'aise toi aussi, ça ne te faisait le trouver que plus beau, plus intéressant. Presque comme un jeu. Oui, c'était plus quelque chose comme ça. Un jeu totalement trépidant. T'adorais ça.
Malgré tout cela, t'avais dû reprendre une contenance après ce baiser. Il était plutôt rare que tu ne te contentes que de ça. Ce n'était que le commencement, avec toi. Alors faire presque comme si de rien n'était, c'était peut-être le plus difficile, tandis que tu sentais presque ta gorge se serrer en voyant le visage et le corps de James t'échapper pour retourner s'asseoir. Tu haussais les sourcils une fraction de seconde, comme si tu venais d'encaisser et d'évaluer l'information qu'il avait lâchée. "Une journée au sommet." Tu avais tilté sur cette expression. Mais au sommet de quoi ? Qui était au sommet ? Tu hésitais à poser la question, alors tu restais plutôt silencieux, en te disant que ça finirait par venir, que tu aurais le moment idéal pour le lui demander. Bien que tu n'y croyais pas forcément. Le moment idéal n'arrivait jamais. Et tu doutais de le revoir un autre soir. Il n'avait pas l'air habitué à ce lieu, sauf que, même s'il revenait, tu n'étais pas vraiment certains que vous ne vous reverriez, surtout vu le tournant que les choses prenaient. Le tournant habituel, en somme.
En l'entendant, tu ne pouvais t'empêcher de te mordre la lèvre inférieure. Tu n'aurais pas imaginé que ce genre de propos ne viennent de lui. Il semblait à la fois mal à l'aise avec le fait de flirter avec lui, comme si c'était la première fois, et à la fois, il venait de te surprendre en prenant les rennes lui. Tu laissais un léger sourire en coin apparaître sur tes lèvres. « Alors, autant la continuer dans un lieu plus.. privé. » Tu t'humectais légèrement les lèvres, en finissant tranquillement ton verre. Puis tu te levais de ton siège, et faisais quelques pas en avant, comme pour sortir, avant de t'arrêter devant le siège de James. « A moins que vous n'ayez peur de cette... discussion. » chuchotais-tu à côté de son oreille, avec un sourire satisfait qui s'affichait sur ton visage. L'alcool avait aidé à lancer les hostilités. Mais désormais, le piège était refermé. Et t'espérais qu'il ait pris James dans sa cage. Parce que tu ne retournerais pas en arrière pour le faire venir avec toi. Game On.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mer 19 Sep - 0:49


La course habituellement infernale du temps s’atténua de nouveau une fois l’invitation lancée et le poids de cette dernière pesa lourdement dans l’atmosphère, si rudement qu’un instant James eut un mal fou à respirer. Il s’étonnait de sa propre audace, mais pas comme il l’aurait dû, comme il l’aurait fait n’importe quel autre jour de sa vie. C’était presque comme regarder un film, en fait. Il reconnaissait son corps, sa voix et il savait que tout cela, tout ce qui se passait désormais venait de lui, mais sans avoir le sentiment d’avoir agis lui-même ou de pouvoir s’en empêcher non plus. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que l’alcool ingurgité depuis un long moment avait finalement eu raison des nombreuses barrières qu’il se mettait habituellement et que la voix dans son crâne, chaque jour ignorée, s’exprimait enfin librement. Une part de lui continuait d’avoir peur, mais pas le genre de peur qu’il connaissait déjà, plutôt celle d’échouer et de manquer cette occasion tellement unique de goûter à un tout nouveau poison dont il devinait dores et déjà qu’il ne pourrait plus jamais se passer.

Alors il laissa les secondes s’allonger et profita du sentiment nouveau qui réchauffait ses veines, sans plus penser au reste. Et quand un sourire s’étira si discrètement aux lèvres de l’autre homme, il sut immédiatement quelle serait sa réponse, quels mots échapperaient à ces lèvres qu’il voulait goûter encore et encore jusqu’à en perdre complètement le sens des réalités. Il ne fut pas déçu, bien sûr et son propre sourire menaça de s’épanouir un peu plus franchement. Il se mordit l’intérieur des joues pour le retenir, comprenant finalement qu’il venait de les précipiter dans un jeu au même titre que le reste de sa vie lui semblait l’être parfois, mais que, cette fois, il avait encore toutes les chances de gagner quelque chose. La ligne d’arrivée s’esquissait enfin à l’horizon et pourtant, James resta parfaitement immobile, comme si l’automate auquel on le comparait si souvent venait soudainement d’être désactivé. Marvin, lui, continua de s’activer, vidant son verre d’une seule gorgée sous le regard hypnotisé de James, se levant enfin pour gagner la sortie. Il s’arrêta pourtant aussitôt qu’il fut à la hauteur du jeune homme, soufflant d’autres mots à son oreille.

Ils restaient tout aussi subtiles que tous ceux échangés jusque là et pourtant, ils parvinrent à tirer un violent frisson à James, glaçant et délicieux à la fois, qui courut sur sa peau et le fit trembler brièvement. C’était là, maintenant. Le moment de paniquer venait de se présenter. Derrière l’apparence de cette discussion se cachaient des promesses dont certaines risquaient d’être bien difficiles à assumer. Une fois sortis d’ici, aucun regard indiscret, aucune excuse ne viendraient faire obstacle et si James consentait à le suivre maintenant, il consentirait implicitement à tout ce qui suivrait. Il ferma les yeux brièvement, à peine une seconde, prêt à accuser le coup, mais la panique attendue ne se présenta jamais. Oh, il avait peur, oui. Plus que jamais. Mais ça ne pesait rien du tout dans la balance, face à la chaleur grisante qui le gagna aussitôt que tout son corps et son esprit réalisèrent la présence oppressante d’un autre homme dans son espace vital et la promesse que ce serait bientôt encore plus, tellement plus. Il releva les yeux vers Marvin et se retrouva presque aussitôt noyé dans ses yeux, capable d’en distinguer chaque détail, chaque nuance tant ils se tenaient près l’un de l’autre et le dernier de ses doutes succomba définitivement. “Certainement pas.” mentit-il à voix basse, juste avant de se décider enfin à bouger.

Il se leva à son tour et se tourna vers le comptoir, se saisissant du dernier verre qu’il avait commandé et qu’il vida d’une seule traite. La saveur encore si peu familière de l’alcool ne lui tira aucune grimace, cette fois et il reposa le verre trop fort sur la surface de bois. D’un geste plus sec, il attira l’attention du barman et quand l’homme approcha avec sa machine entre les mains, il lui présenta son cou sans réfléchir, le laissant scanner sa puce pour régler l’addition, sans réaliser une seule fois que firgurerait désormais dans son dossier sur les serveurs de l’Agence qu’il se trouvait ici ce soir. Qui s’y intéresserait, de toute manière ? La seule chose qui l’intéressait, lui, c’était de sortir d’ici et de le faire vite. Aussi s’empressa-t-il de faire face à Marvin. “Allons-y.” l’invita-t-il et quoiqu’il n’eut aucune idée de ce qui l’attendait maintenant, il fut le premier à prendre le chemin de la porte, le premier aussi à la passer pour retrouver l’extérieur. Il se stoppa sur le trottoir, attendant que Marvin l’y retrouve. Sa tête tournait un peu plus qu’il n’aurait voulu l’admettre, son coeur battait plus vite que jamais et l’air glacial comparé à l’ambiance oppressante du bar amplifiait considérablement son vertige. Son courage aussi, puisque lorsque l’homme se tint enfin devant lui, il n’hésita pas vraiment avant de refermer ses doigts sur les pans de son t-shirt et de le tirer brusquement vers lui pour retrouver ses lèvres. Il y avait quelques personnes autour d’eux, toutes occupées à entretenir de bruyantes conversations qui n’étaient vraiment plus qu’un bruit de fond aux oreilles de James. Il n’y avait plus rien d’incertain dans ses gestes, ni dans sa personne toute entière, si ce n’était le rythme de plus en plus arbitraire des battements de son coeur. 
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mer 19 Sep - 13:06


T'avais lancé les hostilités. Le début du jeu qui venait d'être lancé à la fois par James et par toi avait ce quelque chose d'un goût d'inattendu. C'était exaltant presque. Le contact entre toi et James avait été plus compliqué à venir, autant d'un côté que d'un autre, sûrement à cause de ce baiser que t'avais volé, et qui avait rendu les choses peut-être plus lentes et plus difficiles à aborder. Heureusement que t'étais pas le genre de gars à avoir peur ni froid aux yeux.
T'avais poussé le vice, parce que t'aimais ça. Pour toi, chaque relation ressemblait à un jeu, et il valait mieux voir les choses sous cet angle pour les rendre plus intéressante. Mais t'étais peut-être un peu trop dans ton optique du jeu pour te rendre compte que cette fois-ci, il y avait plus d'un élément qui rendait le tout très différent. Trop aveuglé par l'habitude de tout prendre à la légère, t'avais à peine réalisé ce qui s'imposait désormais à toi. Et elle était bien loin de ton lot quotidien, de tes conquêtes habituelles. Encore fallait-il que tu t'en rendes compte, et c'était apparemment destiné à prendre du temps.

Au fil du temps, la soirée s'écoulait, et toi, tu avais pris au pied de la lettre les paroles de James. Tu t'étais levé, et t'avais fait ton petit numéro. Numéro dont t'étais pas peu fier. Et quelle ne fut pas doublée ta fierté, quand t'arrivais à te rendre compte que ça fonctionnait! James avait suivi le pas. T'étais excité comme une puce, si bien que tu peinais à marcher droit. A moins que ce ne soit l'alcool qui ne prenne possession de ton corps, et qui désormais, le commandait, tout en laissant croire que tu étais maître de toi-même, en pleine possession de tes moyens. Il fallait tout de même l'avouer, t'avais un brin d'appréhension. Une appréhension inexplicable, qui, au lieu de t'handicaper, comme à chaque fois que tu avais un peu la trouille, te poussait à aller plus loin, à bousculer les choses. Je ne parlerai pas de limites, parce que toi, tu n'en avais pas vraiment.

De voir les actions de James avant de te suivre, ça t'avait comme donné un coup de fouet. Vivement que vous arriviez chez toi, pour "discuter" plus amplement. Mais encore, tu essayais de ne pas montrer l'impatience grandissante. Le fait que James te paraisse si inaccessible ne faisait qu'amplifier la hâte qui, tu le sentais, se dessinait presque sur ton visage. Pourtant, tu te freinais toi-même, en ralentissant le pas, laissant James sortir en premier. De cette façon, t'avais le temps d'essayer de te rafraîchir un peu les idées avant de te retrouver face à lui, à sa gueule d'ange, son regard qui te faisait t'embraser du plus profond des enfers. Alors qu'il passait la porte de sortie, tu t'arrêtais devant, la laissant presque se refermer, le temps de reprendre une contenance, de baisser la pression que tu avais soudainement l'impression de sentir peser sur tes épaules. La vérité, c'était qu'une véritable peur commençait à te tordre l'estomac. Bon sang, mais pourquoi ? Parce que normalement, tu prenais toutes les décisions, tous les premiers pas. Et là, tu t'étais laissé -même si ce n'était pas grand chose- mener jusqu'à la porte, avec James en tête. Allez, reprends toi, Marvin ! Tu restais mettre de la situation, ou au moins de ta situation.

Quelques secondes avant que la porte ne se referme, comme une dernière opportunité de le suivre, et de laisser le cours de ta vie t'emporter comme un ouragan, tu saisissais la poignée, et l'ouvrais à la volée, avant de laisser, symboliquement, passer ta chance. Tu restais un court instant debout, sans savoir réfléchir, à côté de James, jusqu'à sentir sa main s'emparer de ton T-shirt. Et là, tu acceptais l'idée de t'abandonner à ce geste, plutôt que de reprendre le dessus pour que lui s'abandonne à toi une nouvelle fois. Ses lèvres te firent l'impression d'une fièvre fulgurante, prête à t'emporter avec elle dans les tréfonds des ténèbres, ténèbres que tu n'avais jamais atteintes si loin. Tu lui rendais l'intensité de son baiser, en passant ta main sur sa nuque, comme pour l'embarquer avec toi sur le navire, prêt à naufrager dans lequel tu te trouvais. Tu le poussais légèrement contre le mur de ce bar que vous n'aviez toujours pas quitté, et exerçais une légère pression sur l'ensemble de son corps, tout en essayant d'aller le chercher, avec cette fièvre qui te consumait, sans y aller trop fortement. Tu avais crainte de le brusquer, et de le faire fuir, comme un papillon qui s'envole au moindre geste un peu trop brutal. Pour l'instant, la rue était bien trop grande pour lui lancer une chance de t'échapper. Lentement, tu retirais tes lèvres des siennes, et plantais ton regard dans le sien, ce que tu n'avais eu de cesse de faire au cours de cette soirée. Un sourire s'insinuait sur tes lèvres, pendant que tu prenais la parole, pour la première fois depuis qu'il s'était levé de son siège au bar. « Chez moi serait peut-être plus privé ? »
Toi, t'avais aucune gêne. Que les autres te voient, tu t'en fichais royalement. De toute façon, ici, personne ne vous voyait ou ne vous regardait. Le système instauré par l'Agence te semblait trop personnaliste pour arriver à créer une cohésion réelle entre les membres d'une société. Même entre les couples, c'était la même idée. Ils ne se connaissaient pas, et devaient créer une relation, plus que factice. C'était pour ça que t'avais refusé de te coupler. Mais est-ce que tes One-Night-Shots te permettaient de créer autre chose que des illusions, une sorte de mirage qui reflétait l'ombre de ce que tu voulais avoir dans ta vie? Non, certainement pas.
Ne prenant pas forcément acte des paroles de James, tu détachais ta peau de la sienne, et tu reculais de quelques pas, sans lâcher son regard des yeux. Puis tu lui prenais la main pour qu'il te suive, que vous alliez chez toi, qui, fort heureusement, n'était vraiment qu'à deux pas de là. Et tu commençais à marcher, pas trop vite, bien que l'impatience te guettait depuis trop longtemps, jusqu'à arriver devant la porte de ce vieil immeuble qui commençait à être miteux, sans les rénovations au fil du temps. T'ouvrais la porte, et tu attirais James à toi, passant une main sous son haut, avant de l'embrasser, et de laisser ta main se promener sur ses côtes. Non, c'était fini, t'avais plus aucune patience, à ce moment donné.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Jeu 20 Sep - 0:27


La réponse ne se fit pas attendre et précipita James un peu plus loin dans l’inconscience totale. Il oublia rapidement jusqu’à l’endroit où ils se trouvaient, la foule réduite autour d’eux, la possibilité que n’importe qui passe par là et décide soudainement de faire attention au reste du monde. Il n’y avait plus que Marvin, ses lèvres lui répondant avec la même ferveur, son corps quand il osa détacher ses doigts du tissus pour les glisser sur ses hanches, sa chaleur, son odeur. Partout, juste lui. James n’avait même jamais imaginé que ce soit possible, qu’on puisse réellement s’oublier dans une autre personne, comme on le lisait dans des histoires romancées à l’excès. Ça n’était pas tout à fait pareil, d’ailleurs, il réalisait encore vaguement que cela venait davantage de la situation que de Marvin lui-même. L’ivresse le rendait euphorique et ailleurs, au point qu’il ne réalisa pas tout de suite que l’impression qu’il eut tout à coup de chuter en arrière n’était pas juste un effet de son esprit enivré. Son dos épousa doucement le mur de pierres glacées du bar, le froid lui arrachant un bref sursaut de conscience, très vite oublié quand il sentit le corps de l’autre homme un peu plus fortement pressé contre le sien. Par un réflexe dont il ne se savait même pas capable, son autre main s’accrocha à la taille de Marvin pour appuyer le contact. Sa tête tournait tellement qu’il doutait pouvoir tenir debout s’il n’avait pas été fait si fermement prisonnier. Ça n’avait aucune véritable importance, de toute manière, son attention entièrement tournée sur le moment présent et l’ensorcelante présence d’un homme dans ses bras. Un homme qui le désirait réellement et ne le voyait pas comme un monstre dégénéré, malade, une honte à cacher dans l’ombre.

Un homme, aussi, qui se décida à lui échapper bien avant qu’il soit rassasié, laissant un James à bout de souffle et plus étourdi que jamais relever des yeux troublés vers lui. Il appuya sa tête contre le mur pour un peu plus de soutien et sentit un autre frisson caresser sa peau alors que ces lèvres, devenues désormais officiellement sa nouvelle obsession, formaient quelques mots de plus. Aller chez lui, accepter surtout d’aller plus loin encore. C’était le but, de toute façon, quand ils avaient convenu de sortir du bar. Aussi James n’hésita-t-il pas une seconde pour hocher la tête et donner son accord, ni pour laisser Marvin s’emparer de sa main et le suivre dans les rues ternies de ce district où il ne mettait habituellement jamais les pieds. Ils n’eurent pas à marcher très longtemps avant que Marvin ne les arrête devant la porte d’un immeuble, mais suffisamment pour que James retrouve un peu de conscience. L’air frais collait sa chemise à sa peau enfiévrée et débarrassait peu à peu son esprit de la brume de l’ivresse. Assez pour que, lorsque Marvin l’attira dans le hall et le précipita dans une nouvelle étreinte un peu plus déterminée, il ne réalise confusément ce qui était en train de se produire. Ce qu’il allait faire maintenant, s’il ne prenait pas la fuite dans les prochaines secondes. Que ce serait la première fois pour lui, un moment important pour la plupart des gens, auquel James s’efforçait de ne jamais penser tant il s’était persuadé que dans son cas, ça ne serait jamais rien d’autre qu’un mauvais moment à passer. Ce qu’il envisageait ce soir ne lui inspirait vraiment rien d’aussi désagréable, mais le visage de Maya passa brièvement dans son esprit et le crispa de nouveau.

Il s’éloigna légèrement à cette pensée, se dérobant enfin aux lèvres bien trop envoûtantes de Marvin et rouvrit les yeux pour chercher son regard. Ses mains jusqu’alors perdues dans ses cheveux glissèrent jusqu’à ses épaules et il le repoussa doucement, à peine vraiment. “On devrait peut-être aller à l’intérieur, maintenant.” proposa-t-il difficilement, sa voix devenue rauque entrecoupée par son souffle incertain. Il n’oubliait pas Maya, pas plus que sa situation ni le reste de sa vie. Mais c’était juste pour une fois, pour une nuit, quelque chose qui ne serait qu’à lui et qui, peut-être, l’aiderait à mieux supporter son fardeau à l’avenir. Personne ne le saurait jamais, il ne reverrait sans doute jamais Marvin. Ce serait son secret et ça ne ferait de mal à personne. L’alcool naviguait toujours librement dans son sang et l’aidait considérablement à voir les choses avec autant de simplicité. “Avant qu’un voisin ne passe par là et ne vienne gâcher l’ambiance.” ajouta-t-il, dans le seul but de parler, de retrouver un peu de son calme. Il s’éloigna encore un peu plus, se détachant réellement cette fois et à contrecœur, du corps de Marvin dont il manqua presque aussitôt qu’il eut fait deux pas en arrière. D’un geste de la main, il l’invita à montrer la voie, cette fois. Il n’avait pas tellement le choix de toute façon. Et il suivit sans un mot, tentant désespérément - et échouant même - de calmer les battements de son cœur, de ne pas trop presser le pas et de conserver un air aussi détaché que possible, devinant que ce devait être l’attitude à adopter dans une telle situation.
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Jeu 20 Sep - 23:42


Toi, aller vite, brûler les étapes, ça ne te faisait pas peur. Certainement une question d’habitude. T’étais plus le genre de gars qui craignait de prendre son temps que d’être dans le rush. Parce que t’avais fini par voir ça comme une sorte de routine. Le genre qui te gardait en vie, et qui te permettait surtout de profiter. Tu l’avais vu de tes propres yeux : la vie était courte. Soit arrêtée par la mort, soit par les décisions subjectives et partiales de l’Agence. Tu parles d’un cadeau. Alors oui, t’avais peur d’arriver un jour au bilan, et de te dire que ta vie était passée sans que tu ne puisses la voir. Sans que tu n’en profites. Sans que chaque foutu moment de ta vie si pourrie ait pu compter pour quelqu’un d’autre que toi. Un magnifique tableau d’égoïsme. Le pire, c’était que t’en avais même pas honte. Tu trouvais ça normal. Parce que c’était arrivé comme un usage dans ta misérable vie. Peut-être que si t’étais né dans une caste plus favorisée, tu en serais actuellement à voir les choses différemment. Mais c’était pas le cas, et toi, tu ne voyais que le négatif de cette façon de vivre et d’évoluer. Enfin, si évolution vers l’avant il y avait.
Et tant pis s’il fallait en arriver à aller trop vite et se lasser en ce qui s’appelait l’amour. Toi, ça, tu ne connaissais pas. Sexe, décadence, oubli de soi, mais surtout de l’autre. Voilà ton lot quotidien, ou quasi-quotidien. Tu n’avais pas de préoccupation pour les sentiments des autres, mais comment est-ce que tu pourrais en avoir, alors que les tiens t’étaient égaux ? Tu ne respectais pas les impulsions que ton coeur tentait vainement de donner à ta vie. C’était presque comme ne pas te respecter toi-même. Alors comment pouvais-tu en arriver à comprendre des sentiments différents de la colère, la haine et le rejet de toi-même ? Pourtant, dans le fond, tu ne te trouvais pas si malheureux que ça. S’il n’y avait pas cette question d’Agence, et que ta famille soit dissoute dans une brume de fumée et de cendres, t’avais tout pour être heureux : un job que t’adorais, quelques amis avec qui sortir et profiter, une vie pleine de rebondissements avec tes déboires amoureux. Enfin, sexuels, serait plus correct. Et tout ça te convenait. Si en parallèle, tu n’avais pas une guerre à mener, t’aurais eu toutes les clés en mains pour arriver à cette quête du bonheur, un bonheur à laquelle tant de gens aspiraient. Mais… et toi, dans tout ça ? Tu n’en savais rien. Incapable de te positionner, tu n’aurais pourtant pas eu de mal à te positionner comme inapte au bonheur. Comme si c’était possible, et qu’il fallait être jugé capable.
Pourtant, malgré tout ce que tu pouvais te dire sur ta vie, à ce moment très précis, t’avais l’impression que c’était quelque chose de nouveau qui t’arrivait. Etre avec James, c’était un peu comme une sorte de renouveau. Une première fois. Tu n’arrivais pas à mettre le doigt dessus, pourtant, il y avait quelque chose qui changeait. Qui le rendait si différent de tous les autres hommes que t’avais connus. Et pourtant, ta puce savait ô combien t’en avais connus. Toi, t’en perdais le compte depuis bien longtemps. Mais comme effacé par une gomme mentale, ce nombre mal compté par ton cerveau semblait ne plus exister désormais. Et depuis que vos peaux respectives étaient entrées en contact, c’était presque comme si le monde s’était écroulé autour de vous. Et il semblait encore plus être absent une fois que vous vous trouviez dans le hall de ton si miteux immeuble. Pour toi il suffisait amplement. T’aimais cet endroit. Et étrangement, tu te sentais presque mal à l’aise que quelqu’un comme James soit là. Il dénotait presque dans l’environnement où il se trouvait. Pourtant, ça ne le rendait que plus attirant. Bon sang ce que t’aurais donné pour le déshabiller à ce moment précis, pour disposer de son corps, pour, l’espace d’une nuit, aimer ce corps que tu finirais par oublier, comme chacun de ceux qui sont passés entre tes mains.
Alors que votre baiser commençait à s’amplifier, réveillant chez toi des sensations que t’avais l’impression d’avoir laissées endormi, comme des braises fumantes jamais vraiment rallumées pour faire un vrai feu de bois, James s’éloignait de toi. Comme un toxicoman privé de sa dose, tu restais en suspens, dans l’attente de la suite. Et quoi ? Il allait s’enfuir. Tu n’étais pas bête. Tu le sentais fébrile depuis un bon moment. En fait, il semblait tellement… comme quelqu’un qui ne s’assumait pas, ou se trompait sur lui-même, se trouvant dans une situation ne lui correspondant pas. C’était ça, qui se différenciait des autres. Et pourtant, ça le rendait encore plus attrayant. Ce complexe de jeu, à la limite de la perversion, que tu ramenais à chacune de ses relations vint à te titiller un petit moment. Mais non, tu te faisais des idées. Un homme comme lui avait l’air de savoir ce qu’il voulait. A tes yeux, James avait beau ne pas représenter l’assurance absolue, il semblait loin d’être un petit chiot. Ou alors tu te trompais totalement, et cette différence chez lui te rendait aveugle, incapable de voir la vérité en face.
Les paroles de James te poussaient à croire que t’avais tort. Il n’y avait pas d’assurance en lui. Il avait peur. Peur de ce qu’en diront les gens s’ils le voient. S’ils le voient avec toi. Mais ce n’étaient pas tes voisins qui diraient quoi que ce soit. Ici, comme n’importe où ailleurs, chacun vivait pour soi-même. Et toi le premier. Pourtant, c’était posé, et sans le moindre jugement ou le moindre reproche, que tu desserrais la mâchoire autrement que pour aller embrasser la sienne. « Peur que quelqu’un nous voie ? » Il y avait beau avoir une sorte de sourire sur tes lèvres, ça n’était pas de la moquerie. Une interrogation qui te passait par l’esprit, dont la réponse t’intéressait. Dans le fond, t’en avais tellement rien à ficher que les gens sachent que tu étais totalement intéressé par les hommes, ou que tu passais la soirée avec une personne différente chaque nuit, que t’étais supris de te trouver face à quelqu’un de gêné. Pourtant, en quelques secondes, il t’avait suffit de croiser son regard, tu capitulais. A sa main qui t’invitais à passer en avant, tu prenais les escaliers. Un étage, puis deux. Puis le troisième, celui de ton palier. Ici, c’était bien assez peu électronique. T’en étais content. Une chose que l’Agence ne pouvait pas contrôler : si et quand tu rentrais chez toi. Même si ça signifiait avoir une clé en permanence sur toi. Et le risque plus fort d’être cambrioler. Mais quand finalement, t’ouvrais la porte de ton petit appart, il était évident que par ici, la seule chose à voler, c’était le peu de dignité de l’endroit. De ton bras, tu gardais la porte ouverte, laissant passer James, qui était arrivé à tes côtés, puis tu rentrais. Et tout à coup, tu sentais une sorte de malaise peser sur tes épaules. Déjà, vous étiez chez toi, ce qui n’arrivait, pour ainsi dire jamais. Depuis que t’avais déménagé dans cet endroit, personne d’autre que Vanessa n’avait mis les pieds là. Pas même ton père. Pourtant, dans ta vie, ils n’étaient pas nombreux tes proches, c’était pas comme si ton père pouvait passer après. Alors voir James se tenir debout là, c’était pas vraiment. Tu savais pas ce qui te retenait de reprendre le dessus. D’aller chercher ses baisers, sa peau. Peut-être un signe de sa part que t’avais le droit, après le frein qu’il t’avait mis, plus tôt dans les escaliers. Devant la malaise que ça impliquait pour toi, tu passais la main sur ta nuque. « C’est pas le grand luxe, mais c’est chez moi. » Tu t’appuyais le dos contre ta porte. Il avait perdu de sa superbe, le Marvin, hein ? En attendant, t’étais là, dans l’espoir d’un signe de James. Un signe que la soirée n’allait pas se terminer de la soirée, sans avoir eu ta dose du soir. Une dose différente de celle habituelle. Une à laquelle tu risquais de prendre goût sans même avoir eu le temps de le réaliser et de t’en rendre réellement compte.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Lun 24 Sep - 12:08


L’ambiance pouvait-elle réellement changer d’une seconde à l’autre avec autant de naturel ? Ou peut-être James était-il seulement devenu paranoïaque. Il l’avait toujours un peu été, à vrai dire, normal quand on avait un secret à cacher. Mais ce soir, pire que jamais. Et la question que Marvin lui renvoya quand il s’était éloigné fit revenir ce sentiment avec un peu trop de force. Il détourna le regard, juste une seconde, pour regarder le hall vide autour d’eux et se poser la question sincèrement. Avait-il peur qu’on les voit ensemble ? L’immeuble n’avait presque rien à voir avec ceux qu’il fréquentait habituellement. C’était le district trois, le bas de l’échelle, il n’avait rien à faire là et pourtant, non, il n’avait pas peur. Pas qu’on les voit, pas que quelqu’un ici ne découvre la vérité à son sujet. Mais il avait peur, oui. De faire une erreur et de perdre l’attention du premier homme qui lui offrait un aperçu de ce qu’aurait pu être sa vie, s’il avait suivi son coeur et pas ses principes d’un autre âge. Il voulait plus, beaucoup plus que quelques baisers volés au temps dans le hall miteux d’un immeuble miteux. Il avait peur un peu, aussi, de ce qui viendrait ensuite. L’inconnu, la nouveauté, mais surtout de ne pas savoir comment s’y prendre et de se révéler hautement décevant. Mais pas qu’on le voit, pas de faire ce qu’il s’apprêtait à faire. Il secoua la tête négativement, ne se faisant pas confiance pour réunir assez d’assurance et offrir une réponse convaincante sans que sa voix ne tremble.

Qu’il ait réussi ou non le miracle de convaincre Marvin, il n’en savait rien, mais l’homme l’observa encore une fois et se détourna pour prendre les escaliers. James le suivit sans un mot, sa main désespérément crispée à la rambarde pour conserver un semblant d’équilibre. L’angoisse montait, au même rythme qu’ils gravissaient les marches jusqu’au troisième étage. Il manquait d’air quand Marvin ouvrit la porte d’un appartement et s’arrêta même un instant à quelques pas en arrière pour respirer avant d’oser y entrer. Tout était plus calme, tout à coup. Il n’y avait plus cette urgence, ce besoin presque vital de se perdre dans le corps de l’autre. Juste l’angoisse. L’angoisse de ne pas être à la hauteur, l’angoisse que ce rêve lui glisse entre les doigts. Il avança dans la pièce et regarda partout autour de lui. Tout était tellement plus simple que chez lui. Plus petit aussi, plus modeste. James devait faire tâche, au milieu de cette pièce, dans ses vêtements coûteux et avec son air de petit prince coincé. De quoi ne pas se sentir à sa place. Il entendit la porte se refermer dans son dos et abandonna son inspection des lieux pour faire face à Marvin, appuyé contre la porte d’entrée et tout à coup, il semblait plus modeste, lui aussi. Ce n’était plus l’homme hypnotisant du bar qui l’impressionnait tellement, juste un homme du district trois, au milieu d’un appartement du district trois et James le désira plus que jamais, sans trop parvenir à s’expliquer pourquoi. Sans doute cela tenait-il du fait qu’en le voyant dans son élément, dans sa simplicité et avec cet air presque inquiet sur le visage, il devenait plus un homme qu’un fantasme, il devenait plus accessible.

Et pourtant, il restait là, appuyé contre sa porte, le regard fixé sur James sans l’approcher, lâchant un petit commentaire presque timide sur son appartement. La tension remonta chez James, plus vite qu’elle ne s’était envolée. Qu’était-il censé faire, maintenant ? Il n’en avait aucune idée, mais se refusait toujours à admettre qu’il ne savait pas, qu’il n’avait jamais fait ça. “Ça me plait, c’est…” souffla-t-il, s’interrompant avant de trouver un qualificatif qui rende honneur à ce qu’il en pensait. C’était comme si quelqu’un vivait ici, impression dont manquait cruellement son propre appartement. “J’aime bien.” conclut-il seulement, sa gorge encore nouée l’empêchait malheureusement de laisser filtrer la sincérité dans ses mots. Il regarda une dernière fois autour de lui avant de se concentrer pleinement sur Marvin, encore si loin. Et il la sentait vraiment, cette fois, la distance entre eux. Pas seulement entre leurs corps, mais dans tous les domaines. Un gouffre immense que ni l’un ni l’autre ne semblait décidé à franchir. Des pensées se précipitèrent dans son crâne, portées par le désespoir croissant d’effacer le malaise. Il les scanna une à une, rapidement et revint bredouille, toujours incapable de faire le premier pas malgré l’envie. Il n’y arrivait pas physiquement, en tout cas, mais il voulait que ça se produise, il voulait que Marvin soit contre lui de nouveau et que tout le reste disparaisse. Il voulait se laisser guider et porter jusqu’à un monde dont il ne reviendrait jamais indemne, sans savoir comment faire. La solution était pourtant simple et juste sous ses yeux. Marvin. Marvin qui savait comment faire, qui visiblement avait l’habitude de ce genre de choses ou du moins en donnait-il l’impression. Tendre la main était trop difficile, mais le pousser à le faire… c’était jouable. James inspira profondément, aussi discrètement que possible, pour réunir son courgage et se concentrer sur ce qu’il voulait. “Tu comptes rester planté là toute la soirée ?” demanda-t-il avec plus d’assurance et de défiance qu’il n’en ressentait réellement. “Je croyais qu’on était ici pour autre chose que de se regarder dans le blanc des yeux toute la nuit.”
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Lun 24 Sep - 18:51


Il t'avait mis un beau stop. Et toi, tu devais faire avec. Même si tout ton être te poussait à ne pas l'écouter, et à te jeter presque sur lui. Malgré ça, t'avais un certain respect de tes partenaires. Alors t'attendais, un peu pantois, le moindre signe de sa part. Le moindre petit quelque chose qui te pousserait à aller vers lui. Et t'attendais. Ce qui te semblait être une putain d'éternité. T'attendais, le coeur presque au bord des lèvres. Bon sang, t'en venais à te demander s'il ne se jouait pas de toi, à se la faire inaccessible.  A t’interroger sii pour lui, ce n'était pas qu'une tentative de casser sa routine, dans sa vie qui semblait si brillante, favorisée par ce tu-ne-savais-quoi qui avait fait que l’Agence le rende plus.. plus tout, quand tu le comparais à toi. T’étais pourtant pas jaloux. Non, ça le rendait mieux.. Pourtant, c’était ces minutes incessantes qui te faisaient sentir l'anxiété gagner la partie sur toi.. La frustration aussi. Tu voulais aller chercher ses lèvres, qu'elles se mélangent aux tiennes dans le même genre d'harmonie qu'auparavant. En quelques secondes, puis quelques minutes, le manque s'était installé, te rendant nerveux, presque à ressembler à quelqu'un de timide. Juste toi, timide. Une vraie blague.
Après ce qui te semblait être un vide spatio-temporel, James prit enfin la parole. Et il te mettait presque au défi, avec sa petite rhétorique. Parce que vous saviez tous les deux que ce qu'était ta réponse. Ses mots, bien que peu nombreux, te redonnèrent le courage qui s'était effacé pendant un instant. Tu laissais un immense sourire imprégner tes lèvres, et tu reprenais la parole.« Oh ça non. » Non, t'allais pas rester planté, le dos appuyé sur ta porte. Et vous ne passeriez pas la soirée à vous regarder dans le blanc des yeux. Toi, t'avais d'autres plans. Qui semblaient te revenir en tête, tout à coup. Comme d'un électrochoc, tu te relevais, et tu faisais glisser une main sur son cou, pendant que tes lèvres allaient chercher les siens, dans un baiser passionné, qui te faisait presque mal. Bon sang, pourquoi fallait-il que cette impression étrange ne te laisse pas ? Ton autre main libre, tu la passais sous son haut, allant exercer une légère pression sur son dos, comme pour que cette fois-ci, il ne t'échappe pas.
Doucement, parce que tu aimais prendre ton temps, tu laissais ta main dans son cou descendre pour lui faire enlever sa veste, que tu laissais tomber au sol, sans le moindre scrupule. Tu aimais jouer, c'était indéniable. C'était peut-être pourquoi tu avais volontairement mis du temps avant d'attaquer sa chemise. Tu préférais quitter ses lèvres, pour que les tiennes aillent chercher son cou, que tu embrassais doucement, avec presque une tendresse que tu ne connaissais pas. Tes lèvres se déplaçaient sur son menton, puis sa pomme d'Adam, à partir de laquelle tu te décidais à lui enlever la chemise. Dans la hâte cette fois. Presque une brutalité qui semblait t'être plus propre. Tu découvrais son corps nu, et la première chose qui te venait en tête, c'était sa beauté. Il était vraiment beau comme un Dieu. T'aurais été tellement bête de passer à côté de ça. Une fois encore, la chemise tomba, allant embrasser sa veste. Et toi ses épaules, en laissant tes mains se balader sur le haut de son corps, désormais nu. Tu exerçais une légère pression sur celui-ci, pour le pousser jusqu'à ta chambre. Et comme de rien, une fois arrivés, vous avanciez jusqu’à ton lit, sans rompre le contact. Une fois encore, c’était toi qui prenais les rennes. Tu le poussais sur ton lit. Peut-être un peu plus fort que ce que t’avais imaginé. Tu te mordais la lèvre inférieure, en le regardant. Il était vraiment beau. Désirable. C’était ça. Plus que tout autre, tu le voulais, pour la nuit, parce que tu ne faisais pas dans les relations à long-terme. Mais t’allais profiter de cette nuit encore plus que toutes les autres. Cet homme il avait vraiment ce petit truc particulier qui te rendrait presque dingue. T’enlevais ton t-shirt, avant de le rejoindre sur le lit, de l’embrasser, d’embrasser son corps, qui t’alienait presque. Ses abdos formés, jusqu’à l’endroit où commençait son pantalon. Puis tu revenais sur ses lèvres, pendant que tes mains s’affairaient à finir de le déshabiller, et que les siennes imitaient ce geste sur ton propre pantalon. Chaque geste de sa part, te rendait maladroit, ne réalisant même pas s’il pouvait également faire preuve de maladresse. Et tu te laissais emporter par le désir charnel qui t’animait désormais. La nuit était à vous, à présent.

*****

Les yeux rivés sur le plafond, allongé sur ton lit, tu soupirais. Cette nuit avait été… le mot merveilleux ne correspondait pas à ton vocabulaire, pourtant, c’était le mot qui t’était venu en tête. C’était la première fois depuis longtemps que tu te laissais le temps de respirer à côté du corps chaud de quelqu’un, celui de James te donnait l’impression d’une brûlure sur ta peau. Et toi, comme si tu aimais la souffrance que ça t’inculquait, tu restais là, à ses côtés. Pendant quelques longues minutes, pendant qu’il dormait, tu restais immobile. Presque dans la crainte de le réveiller s’il bouge. Pour la première fois, t’avais pas envie que ça s’arrête. Juste par sa présence à tes côtés. T’essayais de repousser l’échéance de son départ. Tu soulevais les draps qui cachaient ton corps encore nu, et tu t’asseyais sur le lit, en cherchant ton boxer, ce qui t’arracha un sourire presque niais des lèvres, te rappelant ce qu’il s’était passé un peu plus tôt. Une fois trouvé, tu l’enfilais, et te levais du lit, avant de te rendre dans ta petite cusine, de sortir une tasse, et d’appuyer sur la vieille cafetière que tu avais, refusant de t’équiper d’une machine plus performante, mais surtout, contrôlée par l’agence, et préparais ton café, que tu mettais ensuite dans ta tasse. T’allais t’adosser au cadre de la porte de ta chambre, et tu l’observais, silencieusement. Dommage que t’aies pour crédo d’éviter de recommencer avec la même personne. Tu restais, quelques minutes à l’observer, avec cette idée en tête, avant de te reprendre. A quoi tu jouais ? S’attacher à quelqu’un, c’était trop risqué. L’agence le saurait, et détruirait ton coeur comme elle l’avait fait avec l’absence forcée de ta mère. Ou comme elle avait brisé le coeur de ton père. Tu finissais ton café, avant de revenir t’asseoir sur le lit, et de laisser ta main se promener sur le bras de James. Une façon que tu trouvais plutôt douce pour le réveiller.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mar 25 Sep - 16:22


Son assurance feinte n’allait pas beaucoup plus loin que la surface et le bref silence qui suivit son invitation sous couvert de provocation précipita le coeur de James au bord de ses lèvres. Ils se tenaient aux rives d’un précipice et la chute n’avait jamais semblé si effrayante et profondément attrayante, mais elle se faisait désespérément attendre. Une éternité plus tard, cependant, le visage de Marvin se fendit d’un large sourire qui l’éblouit presque et lui tira un autre de ces frissons inexplicables que cet homme n’avait de cesse de lui tirer. Il lutta pour garder la face encore un moment, se mordant la lèvre pour cacher le sourire qui menaçait de s’échapper de son côté aussi quand Marvin confirma que non, il n’avait aucune intention de rester planté là toute la soirée. Il le prouva encore trop lentement au goût de James, quand il glissa une main sur sa nuque pour l’attirer contre lui. Geste auquel James ne chercha pas à se soustraire, s’offrant docilement aux bras de l’homme. Leurs lèvres ne s’étaient pas encore touchées que déjà, il devenait le parfait petit pantin entre les doigts habiles de son marionnettiste. Il ne savait pas s’il avait raison d’agir ainsi, de devenir tout à coup passif dans les bras du désir. Ses dernières hésitations s’envolèrent quand il retrouva les lèvres de Marvin, si pressantes qu’elles lui arrachèrent immédiatement la moindre forme de pensée cohérente. Il passa ses bras autour du cou de l’homme pour réduire encore un peu de la distance déjà minime entre eux et de nouveau, le reste du monde s’effaça, ne devenant plus qu’un paysage flou et un bourdonnement lointain. Il se laissa guider et déshabiller sans chercher à lutter. Il avait encore douloureusement conscience des sons quand ils échappaient à sa propre gorge, de son souffle éprouvé qui résonnait trop fortement à ses propres oreilles. Un instant, il en eut même honte. Il était tellement faible, tellement inexpérimenté et complètement accablé par tout ce qui se passait, par les lèvres de l’homme sur sa gorge, ses mains sur sa peau nue, qu’il perdait le peu de contrôle encore en sa possession. Même cela finit par lui être égal. Quel intérêt, après tout ? Il ne disposait plus d’assez de conscience pour faire semblant d’être un autre.

Il n’y eut plus aucun vertige jusqu’à ce que son corps ne bute doucement contre le rebord du lit. Là, quand James perdit l’équilibre et que son dos rencontra le matelas, que ses yeux s’ouvrirent soudainement et se posèrent sur Marvin qui le surplombait complètement, il eut de nouveau le faible souvenir d’une angoisse. Elle retomba aussi vite que le t-shirt de l’homme sur le sol. Le vertige qui suivit tenait plus de l’incrédulité que de la peur, alors que le regard de James balayait doucement le corps offert sous ses yeux. Ils avaient beau en être là, se trouver dans le lit de Marvin et suffisamment débarrassés de leurs vêtements respectifs pour que le doute ne devienne de trop, il ne croyait toujours pas totalement que ce soit possible. Que cet homme, proche de la perfection, puisse réellement vouloir de lui. Et il prit l’effrayante conscience que ce serait une occasion véritablement unique dans sa vie. Que ce serait la première fois, oui, mais aussi la dernière. Il n’aurait pas droit à une seconde chance. Il n’y avait eu personne avant Marvin, mais surtout, il n’y aurait personne après lui non plus. C’était une idée qui lui semblait un peu injuste, à cet instant, mais une raison supplémentaire de profiter pleinement de chaque instant sans se poser de question. Alors qu’importe qu’il n’ait pas la moindre idée de ce qu’il était censé faire, il essaya quand même. Marvin savait, lui et il n’était pas très difficile d’imiter ses gestes chaque fois que nécessaire, pour répondre à un besoin jusqu’alors endormi qu’il parvenait à réveiller avec une troublante facilité.

Il n’avait droit qu’à une nuit. Elle ne fut pas toujours aussi parfaite qu’il l’aurait voulu. Se débarrasser de leurs derniers vêtements et assouvir, un instant, la soif d’un corps dont il ne savait même pas encore qu’il rêvait depuis toujours, c’était facile et désespérément grisant. Au point qu’il n’eut aucun mal à s’offrir davantage. Un moment qu’il avait craint et attendu tout autant et qui le ramena douloureusement à la réalité, pour l’espace de quelques minutes où plaisir et souffrance se mêlèrent dans une danse épuisante. Elle prit tout de même fin sur une note plus heureuse, portée par la mélodie rocailleuse du plaisir partagé. Elle laissa James à bout de forces et de souffle, en proie à l’apaisement assommant de l’orgasme. Il resta allongé aux côtés de Marvin un instant, avec la ferme intention de prendre congé dès qu’il aurait retrouvé le contrôle de sa respiration et de son corps. Quelle autre solution avait-il, après tout ? Il s’imaginait mal passer la nuit ici, ne le pouvait pas de toute façon et doutait sérieusement que l’homme en ait envie. Mais l’épuisement lui fit fermer les yeux et entre la brume de l’alcool et celle de l’euphorie, il s’endormit sans réaliser vraiment.

La première chose qu’il sentit en reprenant conscience fut la caresse sur sa peau, lui arrachant des frissons avant même qu’il ouvre les yeux, celles de doigts dont il n’aurait pas pu prétendre qu’ils étaient déjà familier, mais que son corps reconnaissait instinctivement. Un sourire étirait déjà ses lèvres quand il se força à ouvrir les yeux. Il s’agrandit encore un peu quand son regard se posa sur Marvin assis près de lui, encore à moitié nu, un air certainement moins niais sur le visage. Son grand sourire se figea et se mua rapidement en une grimace alors que la douleur le frappait assez brusquement. Son crâne sur le point d’exploser lui rappela gentiment l’abus d’alcool et ses muscles courbaturés l’abus de Marvin, trop pour une seule nuit, trop pour lui. Et puis il y eut l’angoisse de réaliser qu’il avait passé la nuit ici. Il ne voyait pas comment cette matinée pourrait être autrement que gênante, désormais. “Désolé.” souffla-t-il en se redressant aussi vite que possible. “Je n’avais pas prévu de m’endormir.” Quoique l’homme ne lui semble pas spécialement gêné de le trouver dans son lit au réveil. Il ne l’était pas non plus, pas totalement, certainement pas quand son regard quitta le visage de Marvin pour glisser sur son corps, ses doigts se soulevant presque d’eux-même pour caresser son épaule. Si ce n’était pour la gueule de bois qui l’obligeait à ne pas trop bouger, il aurait sans doute trouvé la force d’ignorer les autres douleurs pour s’offrir une dernière dose d’une drogue à laquelle il était déjà accro. Il poussa le vice jusqu’à permettre à ses doigts de glisser sur le torse de l’homme, les observant évoluer, hypnotisé, sa lèvre inférieure prisonnière de ses dents. Il releva brusquement les yeux vers le visage de Marvin quand des images de la nuit lui revinrent à l’esprit et réveillèrent un peu trop son corps. “Est-ce que je peux abuser encore un peu de ton hospitalité pour un café et une douche ?” demanda-t-il en retrouvant difficilement un air neutre. “Je vais sans doute devoir aller bosser directement, vu l’heure, sans pouvoir repasser par chez moi et…” La journée s’annonçait compliquée.
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mer 26 Sep - 16:07


La nuit était passée, et te laissait l’effet d’un tatouage marqué au fer rouge. Pas douloureux, plutôt quelque chose comme indélébile. Pourtant, t’en avais passé des nuits. T’en avais eu des soirées qui semblaient trop courtes, et que tu ne voulais pas oublier. Pourtant, ta mémoire avait eu vite fait, le lendemain matin de tout oublier. Entre ton départ précipité des chambres d’hôtel, ou celui de ton partenaire d’un soir, t’avais pas vraiment de quoi tout te rappeler. En fait, aussi vite que le pas de la porte était enjambé, t’oubliais. Parce que l’oubli te permettait tout simplement de passer à autre chose, et de te contenter d’une seule nuit. Une nuit. C’était ce que tu t’étais offert avec James. Pourtant, t’avais fait une erreur dans tes calculs : tu t’étais laissé aller chez toi. Une action que tu devrais déjà être en train de regretter. Mais non. T’étais là, assis sur ton lit, à le regarder, et lui caresser le bras, pour le réveiller. Bon sang ce que tu pouvais paraître niais à ce moment très précis. Mais le contact avec sa peau réveillait les souvenirs brûlants, passionné de votre nuit ensemble. Il dénotait tellement de tes autres conquêtes, par son style, son raffinement, que tu ne savais plus trop où tu en étais de cette nuit. C’était une nuit que tu n’avais pas envie d’oublier. Plus encore que n’importe laquelle. Tu savais que c’était la dernière. La première et la dernière. C’était pourquoi tu t’étais offert corps et âme à lui. Littéralement, presque, d’ailleurs. Non, en fait, pas presque. Totalement. Tu t’étais allé à cette nuit folle, dégageant un aura tellement plus puissante dans ta mémoire. Une sensation aussi plus puissante. Mais tu savais que, comme les autres fois, il fallait que tu oublies, que tu ne t’accroches pas au souvenir d’un plaisir. Il fallait que tu le laisses partir. Mais pas pour l’instant. Préférant profiter des derniers instants avec James, quitte à être dans la niaiserie, t’avais décidé de le réveiller en douceur.
Son sourire te donna l’impression de t’arracher le coeur, sans prévenir ni crier gare. Le visage de James avait cette emprise sur toi, qui était telle que t’avais l’impression de ne plus rien contrôler. Toi, maniaque compulsif du contrôle de ta vie, de tes relations disons plus sexuelles qu’amoureuses, du vide constant porté par ton coeur, te voilà désormais prisonnier de quelque chose pour laquelle tu n’avais aucune assurance. Tu le savais, il finirait par disparaître, prendre le pas de la porte, et tu ne le verrais plus. Alors autant te libérer de ces chaînes qui te retenaient. Enfin, pour l’instant, plus facile à dire qu’à faire.
Devant sa grimace de douleur, tu réalisais que tu n’avais pas pensé à l’effet gueule de bois sur lui. Et malgré tout, au lieu de t’en sentir coupable, tu te trouvais plutôt amusé par la situation. T’avais l’habitude à force d’avoir mal à la tête. Et ton café dès le réveil, c’était ça qui t’aidait à tenir malgré les maux qui assaillaient ton front. Tu n’arrivais pas à t’en empêcher, tu souriais en le voyant grimacer. Tu te notais dans un endroit de ton cerveau qu’il fallait que tu ailles lui préparer un café, c’était pas un remède miracle, mais au moins ça aidait à combattre le mal. En l’entendant s’excuser, tu souris légèrement de nouveau. « Ce n’est rien. » que tu disais simplement. T’avais pas envie de le mettre dehors. T’avais pas envie de devoir déjà te forcer à oublier. Histoire de ne pas t’attacher. Histoire de pouvoir continuer à mener ta vie comme tu l’entendais, sans avoir la mal-chance de te trouver le coeur brisé, parce qu’il aurait fini couplé, ou tu ne savais quoi par l’Agence. A sa question, tu hochais la tête. T’allais pas lui refuser ça. Sinon, l’amener chez toi aurait été une plus grave erreur que ce que c’était déjà. En l’amenant chez toi, tu lui avais ouvert momentanément une place dans ta tête. C’était bête, mal pensé, et pourtant, t’avais pas réfléchi : tu ne serais pas allé à l’hôtel avec lui. Pourquoi ? Ton esprit avait du mal à le cerner. Mais il en était ainsi, tu devais simplement avancer avec. Avec cette idée que quelque chose dans la soirée de la veille avait fait vriller ta tête, ton esprit. N’allons pas dire ton coeur, mais pas loin. Ta logique et ta raison, disons plutôt. Bien que la passion n’ait pas été absente de cette nuit brûlante, cette nuit fiévreuse dont il était clair que tu ne sortirais pas indemne. Malgré tous les efforts du monde. « Bien sûr. » finissais-tu par dire, d’une voix rocailleuse, la gorge presque nouée par l’éventualité que ça amenait. Pardon, la finalité que ça amenait. Il allait partir. Il travaillait, c’était normal. Toi, à l’université, t’avais la chance de ne pas travailler tous les jours, et surtout, pas trop tôt. Tant mieux, t’aurais pas eu la force de t’y rendre, si tôt. De t’habiller, et de cacher les souvenirs invisibles que ta peau conservait encore par des vêtements froids, qui auraient fini par te sembler très lourd. Et même si tu te savais plutôt bien foutu, c’était quand même limite de te trouver en boxer à l’université. Ou à moitié nu parce que tes vêtements te gênaient, étouffant des sensations que t’aurais presque eu l’impression qu’elles étaient endormies, enfouies dans des relations sans queue ni tête, des nuits sans désir, sans véritable plaisir. La gorge toujours nouée, face à ses explications, tu hochais la tête « Je comprends tout à fait.» peinais-tu à dire. Bon sang mais qu’est-ce qu’il t’arrivait ? Non, il fallait que tu te reprennes ! Tu soupirais, et te relevais, en donnant une sorte de claque sur tes cuisses. « Comment tu le bois, ton café ? » demandais-tu, pendant que tu lui tournais le dos pour retourner près de ta vieille cafetière, un des nombreux signes de ton rejet des technologies actuelles et de tout ce qui touchait à l’Agence.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Jeu 27 Sep - 13:15


Il régnait une atmosphère particulière, ce matin. Entre la gêne de se réveiller enfin de ce qui ressemblait davantage à un rêve qu’à la réalité, l’idée de devoir bientôt retrouver sa vie et ses mensonges. Et puis, l’envie de rester là. Que cette soirée, ce moment tout entier, ne prenne jamais fin. Il n’avait pas le droit, mais ça n’empêchait pas le sentiment de s’installer. Son corps douloureux, les draps encore chauds, tuaient encore un peu sa motivation à se lever. Et le sourire de Marvin, la douceur de ses caresses… Il était beau, tellement, même sans le brouillard de l’alcool pour biaiser l’opinion de James. Et plus doux, ce matin, que le jeune homme ne l’aurait envisagé. Il était un peu plus qu’un rêve devenu réalité, un peu plus qu’un souvenir qu’il faudrait étouffer. En un mot comme en mille, ce matin, il était surtout parfait. Tout. Tout ce que James voulait et tout ce qu’il s’interdisait. Comment pouvait-on vouloir y renoncer, si vite et définitivement ? Tout cela rendait le fait de se lever presque insurmontable. Et venait s’ajouter le reste, le moins avouable encore. Les souvenirs qui affluaient au seul crime de poser ses yeux sur le corps encore offert de cet homme et qui venaient réchauffer sa peau plus sûrement que la lumière du soleil. Qui réveillaient, aussi, son corps douloureux au point que James se sentait presque comme un adolescent perturbé par ses hormones. Et honteux, surtout. Trop peu habitué à perdre le contrôle de son propre corps pour le prendre sereinement. Se lever maintenant révélerait indéniablement son embarras à Marvin, il n’était pas prêt à ça maintenant. Ça ne changeait rien, hélas. Il faudrait qu’il parte, qu’il rentre chez lui ou qu’il aille travailler. Affronter Maya ce matin, après la première nuit de sa vie où il avait découché et pour faire ça... Inenvisageable. Il lui faudrait aller directement à l’Agence où, au moins, il pourrait se cacher dans la salle des serveurs et se faire oublier jusqu’au soir. Il partagea ce projet, plus ou moins, avec Marvin et s’attendit sincèrement à le voir soulagé par cette nouvelle. Pourquoi aurait-il voulu que James reste, après tout ? Si ce dernier sentait son coeur s’affoler et son ventre se nouer à l’idée de tourner le dos à cette nuit, il était impossible qu’il en soit de même pour Marvin.

Il ne vit aucun apaisement s’installer dans les yeux de l’homme, pourtant, tout le contraire peut-être. Mais il essaya de ne pas le montrer et s’échappa si vite que James n’aurait pas pu le retenir s’il l’avait voulu. Il se mordit la lèvre en le regardant s’éloigner, pas de désir contenu cette fois, juste un pincement au coeur qu’il ne voulait pas étudier plus que ça. “Noir, s’il te plait.” lança-t-il à propos de son café. Il attendit d’être sûr que Marvin ne regarde plus vers lui pour bouger davantage, laissant les grimaces douloureuses déformer plus franchement ses traits. Il s’installa au bord du lit pour chercher son boxer et le remettre en essayant de ne pas dévoiler son corps. Il agissait comme un garçon timide, c’était ridicule après cette nuit et pourtant, il était soulagé qu’on ne le voit pas faire. Un peu rhabillé, il consentit enfin à quitter le lit, ramassant le reste de ses vêtements au gré de ses pas jusqu’à la cuisine. Il se planta à quelques pas de Marvin en retrouvant sa trace, maintenant ses vêtements devant son ventre pour se dérober encore un peu à son regard. Celui de James, en revanche, ne portait aucune timidité alors qu’il retraçait doucement le dos et les épaules de l’homme occupé devant sa cafetière. Plus il y passait de temps et moins il parvenait à s’en empêcher, pire encore d’envisager ne plus jamais le faire. Il avala sa salive, difficilement et se racla la gorge dans l’espoir de se redonner un peu de contenance. “Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?” demanda-t-il, essayant de faire la conversation pour détendre l'atmosphère, en détournant enfin les yeux pour regarder autour de lui. Comme la veille, il constata rapidement les indices d’une vie plus modeste et comme la veille, cela eut l’étrange effet de le rassurer.

La gêne n’était jamais très loin, pourtant. La tension restait, principalement parce qu’il ne savait pas trop ce qu’il pouvait se permettre, comme gestes ou comme mots, combien de temps il pouvait encore s’éterniser, comment ils devaient se quitter. Avec des promesses, même fausses, de se revoir ? Ce fut un peu perturbant pour James de constater combien il aurait eu envie que ce ne soit pas juste des paroles en l’air, mais il ne pouvait pas. Tout ce qui lui restait encore, c’était ça : quelques minutes volées en plus, jusqu’à l’inévitable fin. Un soupir lui échappa, frustré de cette vérité. Il avança d’un pas et d’un autre, abandonnant ses vêtements sur le dossier d’une chaise au passage, jusqu’à se retrouver enfin assez près de Marvin pour le toucher. Il chercha son regard, attentif à un signe qu’il allait trop loin, quand il leva la main pour toucher son bras qu’il effleura un bref instant, juste assez long pour réunir un peu plus de courage et glisser sa main sur la taille de l”homme. C’était tellement différent. Sans l’étourdissement provoqué par l’alcool, il sentait chacun de ses gestes un peu plus hésitant et chaque millimètre parcouru pour réduire la distance entre eux, comme un épuisant voyage dont il ne verrait jamais la fin. Ses lèvres finirent tout de même par rencontrer celles de Marvin. Timides, pour une seconde ou deux, son instinct et ses souvenirs firent finalement le reste. Il n’y avait pas autant de passion que la veille, mais il y avait bien quelque chose. Le besoin de laisser le reste du monde à la porte encore un moment, peut-être. Un sentiment de calme et de plénitude plus écrasant, aussi, plus effrayant. Quoi qu’il ressente, ça le rendait heureux et il ne voulait pas en savoir plus. Son souffle était un peu plus court quand il s’éloigna et ce sourire idiot de nouveau peint sur ses lèvres. “Je ne suis pas un expert de ce genre de… situation,” souffla-t-il en acceptant tout juste de s’éloigner assez pour croiser le regard de l’homme, “mais je crois qu’on approche du moment gênant et je n’ai pas trop envie que ça se termine comme ça.” avoua-t-il, sourire toujours présent, le ton plus léger qu’il ne se sentait vraiment.
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Jeu 27 Sep - 14:26


T’essayais de te battre avec tes drôles d’impressions qui faisaient que ton coeur avait des ratés. D’y faire fi. C’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Les faire taire, ça te semblait impossible. Mais la nuit était passée. Finie. Révolue. Et James était encore là. Nu dans tes draps. Draps que tu voulais retirer, pour pouvoir l’observer. Pour essayer d’avoir l’espoir de pouvoir recommencer. Même si c’était recommencer à nouveau à ce moment précis. Mais c’était mal. A l’inverse total de toutes les règles que tu te posais depuis des années. Des règles qui t’empêchaient d’éprouver réellement un plaisir et un désir de l’autre. D’avoir envie. Alors pourquoi est-ce que cette fois, l’envie s’amusait à brûler tout ton être, te rappelant la douce souffrance de ta nuit ? Pourquoi fallait-il que ton corps et la vie se jouent de ce que ton cerveau imposait et que jusque là, chaque membre qui te composait semblait d’accord de suivre. Qu’est-ce qui avait vraiment changé, jusque là ? Qu’est-ce qui permettait cette différence ?
Très vite, tu t’étais détourné de James, pour ne pas laisser de pulsion ou d’impulsion prendre le dessus. Tu étais maître de ton esprit, de ton corps, de tes envies. Enfin, c’était ce que t’aimais à penser. Mais dans le fond, qu’est-ce qu’il en était vraiment ? Rien de tout ça. T’étais un homme comme un autre. Porté par des sentiments, positifs ou négatifs, par des sensations qui malgré ta règle concernant l’oubli, gardaient une place, quelque part au fond de ta tête. Et cette fois, la place était trop imposante pour l’ignorer. Peut-être que préparer un café, c’était le meilleur moyen pour y arriver. Tu te mordais la lèvre, pendant que t’étais prêt de ta cafetière, comme visité par des flashs de ta nuit. Non, toi, tout ce que tu voulais, c’était taire ces visions. Ne pouvaient-elles pas obéir ? Mais rien que d’y repenser, t’avais des maux de ventre. Allez, Marvin, c’est fini, maintenant, que tu te disais. Comme si t’allais duper quelqu’un. Même toi, t’en étais incapable. C’était la voix de James qui faisait finalement partir les visions, contre toute attente. Sa voix qui te tirait de tes rêveries. Comme un rappel à l’ordre. Bientôt, il serait parti travailler tu ne savais où. Tiens, parlant de travail… N’osant pas tourner la tête vers lui, tu finissais par trouver un intérêt grandissant pour les gouttes de café qui coulaient, en attendant que l’eau soit suffisamment chaude pour commencer à se mêler au café et remplir la tasse qu’il avait réservée à James pour cette matinée. « Je suis prof de lettres.. » Voilà pas besoin de s’éterniser. Pourtant, tu te risquais à tourner légèrement la tête, sans bouger le reste de ton corps, laissant apparaître une vision floue de son corps, à peine vêtu par son boxer. Tu tentais un sourire, en te disant que lui, il devait certainement te voir de presque profil, et qu’il fallait donner le change pour les quelques instants qui vous restaient. « Et toi, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » ton cerveau rajoutait bel inconnu mais désormais, ce genre de flirts ne marchait plus : il n’était plus tout à fait inconnu, toi qui avait, pendant toute la nuit, survolé, caressé et embrassé ses courbes, ses muscles, et surtout, la prochaine étape, était, dans l’ordre de ton espèce de process, de le voir partir. C’était tellement plus difficile avec James. Et tu te disais que c’était uniquement parce qu’il était là, chez toi. Et rien d’autre. La bêtise commençait à t’aveugler. Comme ton déni.
La cafetière te rappela à l’ordre, te faisant tourner la tête vers elle, et concentrant toutes tes énergies dessus. Le café commençait à couler dans la tasse de James. Tu fermais les yeux en te mordant la joue. Tu te serais bien giflé pour ton comportement ! T’étais vraiment trop con, sérieusement. T’avais envie de le regarder, de le détailler, pour ancrer dans ton cerveau tout ce que t’avais pas forcément pu enregistrer de cette nuit. Même si le rapprochement entre vous, ce mélange de vos corps, de vos voix exultant dans le plaisir y aidait déjà. Comme s’il avait pu sentir ta gêne, ou en tout cas, les souvenirs qui fourmillaient dans ta tête, James posa une main sur ton bras. Rapidement. Jusqu’à venir sur ta taille. Tu ne pouvais pas t’en empêcher, tu te tournais pour lui faire face. Bon sang ce qu’il était beau. Et rien que de voir son visage et son corps si près du tien, ton coeur faisait un bond, ratant un battement, à un rien de tressaillir. Ses lèvres sur les tiennes, d’abord timidement, puis laissant de côté toute sorte de gêne venaient te prendre de plein fouet comme le feraient des vagues sur un rocher. Tu passais tes mains sur ses côtes, dans un premier temps pour le retenir, pour prolonger cette étreinte qui était certainement la dernière, l’intensifier, frissonnant à chaque mouvement de cet homme qui était chez toi. Puis, tu finissais par réaliser ce que tu faisais. Et la place que tu le laissais occuper pendant ces quelques secondes, te servant de l’appui que t’avais sur ses côtes pour l’écarter, le repousser doucement. Tu voulais pas le faire fuir. Si tu pouvais passer ta matinée à l’observer, tu le ferais sans aucun doute. Recommencer ? C’était autre chose. C’était lui laisser la porte ouverte pour rester dans ta vie, de recommencer si tôt, alors que vous n’aviez pas fini cette relation qui devrait voir son échéance arriver sous peu. Mieux valait mettre un terme à tout ça. Et même s’il fallait y aller durement. Une fois vos corps séparés, sans presque de contact, tu plantais ton regard dans ses pupilles qui te paraissaient plus hypnotisantes sans qu’elles soient dilatés par l’effet de l’alcool, mais surtout sans que ton cerveau ne soit embourbé par les verres ingurgités les uns après les autres. T’essayais de durcir ton regard. De ne pas montrer la faiblesse qui t’atteignait. Ni ô combien les mots qui se préparaient à sortir risquaient de te faire du mal à toi aussi. « C’est mieux comme ça. » t’avais le visage fermé, seule arme à ta portée pour lui refuser un accès à ta vie. A tes sentiments. Tu faisais un pas un arrière, et lui tournais le dos pour lui donner son café, tout en essayant de ne pas montrer que toi aussi, t’avais envie qu’il reste. Envie d’être avec lui quelques minutes, ou de nombreuses heures avec lui. Prendre la douche avec lui. Mais surtout, qu’il ne parte pas directement après s’être lavé à rhabillé. Qu’il ne se rhabille pas directement non plus, pour que tu puisses l’observer. Toucher sa peau nue. Qui t’évoquait les souvenirs du plaisir, d’un accès possible à un bonheur même éphémère. Mais t’étais pas fait pour ça. Et savoir son métier, c’était pas ce qui t’aidait le plus à essayer de le retenir vraiment. Pas pour l’instant.
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Ven 28 Sep - 0:03


Quelque chose s’était perdu pendant la nuit, amplifiant le malaise à mesure que les minutes s’enchaînaient. Ça ne tenait pas qu’à l’absence d’alcool, ou du moins James ne le croyait pas. Il s’agissait davantage de la peur de tourner le dos à ce moment pour toujours. Il savait pourtant, dès qu’il s’était lancé dans cette histoire, que ça ne durerait jamais plus d’une nuit. Mais ce matin, il voulait gagner du temps et ne surtout pas partir sur un mauvais souvenir. Une idée encore plus idiote que toutes celles qu’il avait eu au cours des dernières heures lui vint alors : faire la conversation. Et le seul sujet qu’il trouva était de ceux qui le préoccupait actuellement, mais qu’il pouvait se permettre ‘d’aborder sans craindre de passer pour un crétin : le travail. Marvin lui apprit être prof de lettres. Cette réponse le fit sourire et serra son coeur au passage. L’homme ne dit rien de plus et pourtant, James avait envie de poser des centaines de questions. D’en savoir plus, sur ce métier, sur Marvin plus généralement. Il voulut le connaître un peu plus, un peu trop, déjà persuadé qu’on n’était pas censé poser des questions de ce genre à un homme qu’on ne verrait plus jamais. C’était frustrant, comme situation et ce besoin qu’il ressentait d’en prendre le plus possible avant de disparaître aussi. Il gardait son regard fixé sur Marvin en tachant de capter d’autres détails et de faire taire cette petite voix agaçante dans son crâne. Il n’était plus tellement là quand l’homme lui retourna sa question et il souffla sa réponse par automatisme. “Je travaille à l’Agence. Service informatique.” Une réponse banale, répétée encore et encore, lancée d’un ton vague. Il ne voyait rien de très dérangeant là-dedans et ça ne l’intéressait pas, de toute manière. Le plus important se tenait sous ses yeux, c’était l’homme penché sur sa cafetière, pas le monde extérieur.

Alors, insatisfait de la fin qu’il voyait se profiler à l’horizon, James parvint le miracle de réunir tout ce qui lui restait de courage pour approcher. Pour toucher Marvin, une dernière fois. Pour essayer de se raccrocher au fantasme idiot que rien ne viendrait ternir ce souvenir. Il ne savait même pas vraiment d’où lui venait l’audace dont il eut besoin pour embrasser l’homme. Doucement, longuement, avec plus de langueur que de passion. Plus qu’il n’aurait dû en offrir à un quasi inconnu, en tout cas. Un instant, il allait de nouveau parfaitement bien, alors que l’homme répondait à son baiser, se pressait un peu plus contre lui. Il se risqua même à faire preuve d’un peu plus d’honnêteté, quand l’air commença à lui manquer et qu’il n’eut d’autre choix que de mettre fin à cette trop brève étreinte. Il lui semblait qu’importe le temps qu’ils auraient passé là à s’embrasser, ça ne lui aurait jamais suffi. Ses mots ne rencontrèrent que le silence et son sourire se figea quand il réalisa que Marvin ne renvoyait pas du tout un visage ouvert et une volonté de finir sur une note heureuse. En un instant, ce fut une chute interminable vers les affres de l’angoisse. Son coeur se serra et il eut l’impression de ne plus respirer, jusqu’à ce que l’homme ne lui fasse l’honneur d’une réponse. C’était mieux comme ça. D’après lui, du moins. James… James ne partageait pas tellement cette opinion, à en croire la soudaine douleur dans sa poitrine. Il cligna des yeux et s’éloigna d’un pas. “Oui… Oui, sans doute.” souffla-t-il, un peu perdu. Comment pouvaient-ils passer d’un baiser comme celui qu’ils venaient d’échanger à… ça ? Il récupéra la tasse qu’on lui tendait sans réfléchir, de nouveau plongé dans ce brouillard qui n’avait plus rien d’alcoolisé, mais n’en avala pas une goutte, préférant se détourner encore pour retrouver la chaise où il avait laissé ses vêtements. Même comme ça, froissés et pliés, ils faisaient tache au milieu de ce paysage. Tout comme leur propriétaire. Il fallait qu’il s’en aille d’ici, vite.

Il se décida enfin à porter la tasse à ses lèvres, mais deux gorgées de café suffirent à lui donner la nausée. Plus rien n’allait, tout à coup et le breuvage ne faisait rien pour l’apaiser. L’air lui manquait et la présence de Marvin, si proche et si loin à la fois, empirait tout. “Juste une douche et j’y vais.” lança-t-il en posant sa tasse sur la première surface qu’il trouva, complètement indifférent à ce geste. C’était réellement mieux comme ça, après tout. Il laissa Marvin lui indiquer la position de la salle de bain en prétendant que ça n’était pas étrangement blessant et s’y enferma aussi vite que possible. Se retrouver seul, puis sous l’eau un peu trop chaude, l’aida à retrouver la faculté de respirer. Il se calma peu à peu, alors que l’eau délassait ses muscles lentement, jusqu’à réaliser où était le vrai problème. Il n’avait jamais eu de relation avant aujourd’hui, qui ne soit pas qu’un acte pour plaire à sa famille. Il n’avait encore jamais été rejeté non plus. Il fallait bien une première fois à tout, n’est-ce pas ?

Peu importe, après tout. Son ego souffrait le martyr, mais il serait bientôt libéré. Il lui fallut un bon quart d’heure pour s’en convaincre et sortir de cette pièce, un peu plus apte à affronter la fin. Il ne se donna même pas la peine de faire semblant qu’il n’était pas profondément mal à l’aise, quand il se retrouva de nouveau face à Marvin, planté là comme un idiot à le regarder sans savoir quoi faire de ses mains, de toute sa personne à vrai dire. “Alors, euh…” Que pouvait-il dire ? Il n’en savait rien, rien du tout. Tout ce qui lui venait à l’esprit sonnait tellement ridicule qu’il ne trouvait même pas la force d’essayer. Il enfonça ses mains dans ses poches pour se débarrasser de cette inquiétude encore plus ridicule. Presque un pas après l’autre, il s’approcha de la porte comme un prédateur fondant doucement sur sa proie et n’osa se retourner vers Marvin que quand il eut refermé ses doigts sur la poignée. “C’était… Peu importe. Prends soin de toi.” Il n'y avait rien d'autre à ajouter, après tout. C'était terminé et c'était mieux comme ça, apparemment. Que James soit d'accord ou non ne changeait rien. Il lança un dernier regard un peu triste à l'homme avant de lui tourner le dos. Il n’était jamais sorti de nul part aussi vite qu’il sortit de cet appartement. Et même comme ça, ce ne fut que pour refermer la porte derrière lui, un peu brusquement et s’appuyer contre, fermant les yeux et lâchant un soupir désespéré. Il n’était vraiment pas fait pour ce genre de choses. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’aurait plus jamais à se trouver dans une situation semblable…
 
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MessageSujet: Re: JAMES + Drunk but not in love   Mar 2 Oct - 22:18


C'était rare que tu parles de ton boulot. Y avait pas grand chose à y redire, en général. C'était plutôt ce que les autres faisaient qui t'intéressait en général. Ne savait-on jamais, qu'on se trouvait à côté de quelqu'un d'utile ! Pourtant, la question d'utilité avec James ne t'était pas venue en tête. Non, et c'était tant mieux. Pourtant, machinalement, tu avais relancé la question. Pour te heurter à la réalité. Tu avais passé cette nuit avec quelqu'un de l'Agence. Toi qui faisait tout pour contourner cette institution dans ta vie, voilà que tu te trouvais bien bête. Si t'avais su... Oui, mais tu avais préféré ne pas savoir. T'asseoir sur tes convictions grâce à ton ignorance. C'était déjà ça. « oh cool.» Les seuls mots que tu avais réussi à prononcer étaient un mensonge : non, tu ne trouvais pas ça si cool que ça. Mais tu devais faire avec.
Le contact avec James te faisait mal. Comme une brûlure, des coups de couteaux lancés en répétition sur toi. Que ça te fasse tant de bien, ça devrait être interdit. Que cette douceur qui émanait de lui, de ses gestes, presque cette timidité t'apaise, ça ne devrait pas arriver. Parce que ça te faisait encore plus de mal de te dire que ça ne durerait pas. C'était pour ça qu'après une brève étreinte à laquelle tu avais tenté de ne pas t'habituer, tu n'avais même pas essayé de le retenir. T'aurais pu. Il t'aurait fallu quoi ? Un mot. Mais le plus difficile à prononcer pour toi. "Reste". Un mot qui, rien que d'y pensait, liait tes lèvres ensemble. Personne ne restait jamais vraiment dans ta vie. Même ta famille, tu ne savais pas les garder. Encore, Leena, parce que tu la voyais de temps à autres. Mais que dire de Clément ? Il était ton ami. Et tu ne le voyais jamais. Pour ne pas qu'il reste trop dans ta vie, de façon réelle. Finalement, tu t'habituais bien au virtuel. Et ça te suffisait amplement. Entendre James dire qu'après la douche, il partirait, c'était ça, le plus difficile. Se rendre compte que oui, il partirait, comme il est entré. Comme tout le monde. Tout le monde finit toujours par partir. Tu l'avais appris à tes dépends. T'avais attendu qu'il se retourne, et tu avais essayé de respirer, tout en fermant les yeux. Le faire partir, ça avait été le plus dur. Pour toi, mais parce que, bien loin de te déplaire, il était tenace. Si tu ne t'étais pas résolu à le faire partir, t'aurais été presque capable pour la première fois de te porter pâle pour rester à ses côtés. Mais pourquoi ça te prenait, comme ça ? Un besoin d'attention ? De l'attention, t'en avais tous les soirs, d'hommes différents. De quoi de plus est-ce que tu aurais besoin ?
Pendant sa douche, tu partais enfiler un t-shirt et un pantalon d'intérieur, comme un moyen de tourner la page sur cette nuit, trop loin d'imaginer qu'elle ne serait pas tournée, jamais complétement.
Quand James sors de la douche, tu réalise que t'es resté assis sur ton lit à l'attendre. Pas très naturellement, tu t'empresses de donner le change, de faire comme si tu étais occupé. Ne pas montrer que l'angoisse prenait le dessus, sur ce que tu devais faire, si éventuellement, tu ne te risquerais pas à le retenir. Mais finalement, c'était la caractérisation par "peu importe" qui te faisait te rétracter. Oui, peu importait. Tu plantais ton regard dans le sien, les quelques secondes où il t'accordait de te regarder. Puis, à sa suite, tu t'engageais. Pas pour le retenir : pour fermer la porte derrière, incapable de dire un mot. Et une fois que l'homme était sorti, tu te laissais aller, en collant ton dos à la porte. T'étais tellement con. T'avais envie de lui courir après, d'aller le chercher. Mais à partir du moment où t'avais fermé la porte, t'avais lancé le processus "Marvin" pour passer à autre chose. Parfois, tu ressemblais à un robot, à un automate, presque dressé par l'absence d'expression de tes sentiments. Trop enfouis, tu pouvais être exactement ce que l'agence voulait. C'était pour ça que tu t'en éloignais. Mais de toute façon, tu étais bien incapable de savoir ce que toi tu voulais. Ce dont tu avais besoin.
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JAMES + Drunk but not in love
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